Des insectes attirés par la lumière

8 décembre 2017

I - comme INSECTES

éphémèreParmi la diversité des insectes actuels, les éphémères présentent certains caractères typiques de fossiles âgés de plus de 300 millions d’années. Entre autres, leurs ailes ne peuvent se replier le long du corps comme chez la plupart des autres insectes. Fait étonnant : les adultes vivent à peine quelques heures, tout juste le temps de se reproduire pour assurer la pérennité de l’espèce, d’ailleurs à l’origine de leur nom d’ « éphémères ». Par contre, les larves sont quant à elles aquatiques et vivent jusqu’à trois ans en eau douce. Selon votre proximité avec des points d’eau, vous verrez des adultes voler aux premières heures de la nuit, en solitaire ou formant un essaim autour de la lampe. Ces insectes semblent particulièrement impactés par les phénomènes de pollution lumineuse à proximité des points d’eau. 

 perce oreille

Les perce-oreilles chassent de nuit et sont de grands consommateurs d’autres insectes, ce qui en font souvent les alliés du jardinier. Les grandes ailes postérieures sont repliées sous les élytres . Les cerques en forme de pince sont des armes défensives mais n’ont absolument aucun effet sur les prédateurs les plus imposants. Les cerques des mâles sont plus incurvées que chez les femelles. D’ailleurs, le nom de ces insectes viendrait du fait que ces cerques ressembleraient aux pinces jadis utilisées par les bijoutiers pour percer les oreilles des braves gens. Fable ou légende, qui sait ? 

courtilièreImpressionnants insectes, les courtilières ont une morphologie particulièrement adaptée à leur mode de vie souterrain. Elles sont munies de pattes antérieures fouisseuses et d’un thorax 12 épaissi leur permettant de creuser les sols meubles des jardins, pépinières et prairies. Malgré leur aspect imposant, ces insectes sont très discrets car surtout actifs de nuit et ont conservé leur aptitude au vol. Ces « taupe-grillons » se nourrissent de racines, tubercules et vers de terre. Courtilières (Gryllotalpidae) Caractères distinctifs • Pattes avant fouisseuses rappelant celles d’une taupe • Aspect de gros grillon rampant • Tête rappelant celle du homard Taille : 3 à 6 cm

 grillon

 Qui ne connaît pas le chant des grillons ? Chez ces insectes, seuls les mâles stridulent pour attirer les femelles. Ce sont les virtuoses au chant le plus puissant qui auront le plus de chances de trouver une femelle. Généralement les grillons s’activent lors de belles journées ensoleillées, et ce jusqu’au soir si les températures restent clémentes. Les stridulations sont émises par le frottement entre elles des élytres 4 sur lesquelles se trouvent un « archet » et un « grattoir ». Les femelles sont munies, en plus des cerques , d’un long appendice en forme de pointe, au bout de l’abdomen, pour la ponte et l’enfouissement des œufs (oviscapte 8 ).

 punaiseLes punaises disposent toutes d’un appareil buccal de type « piqueur-suceur », appelé rostre 10, qui leur permet d’atteindre la sève et le nectar des plantes, le sang des vertébrés ou l’hémolymphe (le « sang ») des insectes dont elles se nourrissent. Fait bien connu, certaines d’entre elles éjectent une substance malodorante à la désagréable odeur d’œuf pourri. Cela n’est qu’un mécanisme de dissuasion, très efficace, pour repousser d’éventuels prédateurs en cas d’agression. Tout comme chez les orthoptères, les jeunes punaises sont reconnaissables à leurs ailes non pleinement développées, aux couleurs parfois bien différentes de celles des adultes. 

 MANTISPES

 Les mantispes sont de bien curieux insectes, à l’aspect étrangement familier. En effet, ces sortes de « mouches » sont munies de pattes ravisseuses très semblables à celles des mantes religieuses. Cela leur donne une allure de chimères, de véritables minotaures au sein des insectes. Ainsi, c’est un témoignage frappant mettant en évidence le fait que l’évolution des espèces peut parfois aboutir à des adaptations équivalentes suivant des contraintes écologiques similaires : on parle alors de convergence évolutive.

 

Les autres insectes apparentés et appartenant au même groupe que les mantispes sont généralement appelés planipennes. Ils présentent une grande diversité de formes, allant même jusqu’à ressembler comme deux gouttes d’eau à des libellules. Faites bien attention à leurs antennes (invisibles chez les vraies libellules) pour les identifier à coup sûr.

 

Caractères distinctifs

• 4 fines ailes transparentes et nervurées, de même taille, rabattues en toit au repos

• Planipennes parfois semblables à des libellules, mais s’en distinguent par leurs antennes plus ou moins longues, jointes à la base et/ou se terminant en « boules »

• Présence, chez les mantispes, de pattes ravisseuses munies de pinces et épines pour saisir les proies (comme chez les mantes) Taille : 2 à 30 mm

 

 MOUSTIQUE

 

MOUSTIQUE : Proches parents des mouches, les moustiques ont ceci en commun qu’ils font généralement beaucoup de bruit en volant. L’appareil buccal est constitué d’une trompe rigide, particulièrement longue chez les femelles car elle leur sert à transpercer la peau et aspirer le sang de vertébrés ou même l’hémolymphe (le « sang ») d’autres insectes. Chez les femelles, ce repas est en effet une source indispensable en nutriments pour assurer le développement des œufs avant la ponte. En revanche, les moustiques mâles ne vous piqueront pas car ils se nourrissent exclusivement de substances sucrées comme le nectar des fleurs. Pour restreindre les piqûres, sachez que les odeurs dégagées par certaines plantes odorantes sont insupportables aux moustiques. Restez donc à bonne distance des points d’eau stagnante et utilisez quelques gouttes d’huiles essentielles dissuasives (citronnelle, citron, bois de cèdre, pin, lavande, eucalyptus, etc.) à appliquer sur la peau. 

TRIPULE : Aussi nommés « cousins », les tipules sont effectivement de proches cousins des moustiques auxquels ils ressemblent comme deux gouttes d’eau… mais en beaucoup plus gros ! Certains spécimens de la plus grande espèce de tipule en France (Tipula maxima) atteignent 40mm de longueur. Bien heureusement, ces insectes ne piquent pas, les adultes mâles et femelles se contentent de repas liquides et sucrés. Les larves, pour leur part, vivent dans les sols humides et frais où elles se délectent des racines et tubercules à leur disposition. C’est pour cela que les tipules sont parfois considérées comme des ravageurs de cultures. Pourtant, en milieu naturel, les larves participent activement au renouvellement de l’humus et à l’aération du sol. Si vous en attrapez, remarquez les ailes postérieures modifiées appelées haltères.

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