Le sauvage en nous

2 décembre 2017

N - comme NATURE

 

C’est par nos émotions que nous exprimons nos sentiments et faisons ainsi comprendre aux autres que nous sommes heureux, en colère, tristes, etc. Or, le formatage social amène le civilisé à ignorer le sauvage, dont les comportements peuvent être qualifiés de «bas instincts». Mais n’est-ce pas du mépris que de qualifier nos instincts de bas ou de vils ? Ne gagnerions-nous pas à mettre nos émotions en lumière et les canaliser plutôt que les refouler ? D’où vient donc cette idée que l’instinct et l’émotion puissent être des rejets malodorants de nos êtres?

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I – Expérimenter le sauvage en nous

Il est à mon sens possible d’expérimenter ce sauvage, qu’il semble sombre ou non, de plusieurs façons :

- Lorsqu’on est en contact avec la nature, auprès des arbres et d’autres animaux. Lors de ces cheminements, on oublie le temps, on écoute les bruits autour de soi. Les sens s’aiguisent. Un froissement de feuilles à sa droite, c’est un écureuil qui ramasse un gland et remonte très vite dans son arbre. 

Un croassement au-dessus de sa tête et c’est la corneille qui bat le rappel des troupes. On regarde les plantes et hume les odeurs et en fonction des saisons, aucune n’est tout à fait la même. On se sent sens relié à ce vivant. 

- Au milieu de nos congénères humains, lorsque nous interagissons avec elles et eux. Que ce soit pour exprimer l’amour que l’on peut porter ou les limites que nous souhaitons imposer. Le sauvage intérieur peut montrer les crocs et se relever malgré les blessures. Il est possible de se sentir oppressé au milieu d’un rassemblement, parce que les sens sont en éveil quand on est à l’écoute de sa propre nature. Il faut alors s’éloigner et reprendre une respiration plus lente. 

- Lors du sommeil, les rêves peuvent parfois libérer ce qu’il y a de plus enfoui en nous. Rêver que l’on vole sans avoir peur de tomber, pourrait signifier qu’on a réussi à se libérer. On peut rêver de douleur, de peur, d’un amour immense, tout cela est ressenti comme s’il avait été vécu éveillé. Et chaque émotion a un sens lorsqu’elle s’exprime à ces moments oniriques. 

- Lors des visualisations. Au même titre qu’il est possible de partir à la recherche de ses divinités par le moyen de la visualisation, il est également possible de partir à la recherche du sauvage en soi. Le trouver et dialoguer avec. 

- Par les arts divinatoires. Dans le tarot des magiciens, le tirage dit du «Mage noir» permet de révéler notre côté sombre. On pose 6 cartes qui se font face, 3 à l’endroit et 3 à l’envers. Et les 3 cartes à l’envers sont à interpréter aussi négativement que possible. Je pense qu’en fonction des périodes de nos vies, nous n’avons pas les mêmes côtés sombres, donc, c’est un tirage qu’il me semble salutaire de faire régulièrement. 

tarot

II – L’intégration du sauvage

Une fois identifié et «adopté», l’étape de l’intégration de celui-ci peut se faire de manière progressive. On peut par exemple commencer par apprendre à dire «non». Cela permet au sauvage de nous faire respecter des autres,  qui parfois demandent sans se préoccuper de ce que cela peut impliquer. Or, le plus difficile est de soutenir le regard culpabilisant de l’autre qui ne comprend pas le refus. Des techniques de communication permettent de dire «non» en douceur, sans avoir besoin d’envoyer le sauvage agresser la personne en face. 

Un pas supplémentaire pour son intégration va peut-être tourner autour de ses désirs sexuels. S’autoriser à aimer et être aimés comme il nous convient (entre adultes consentants), et s’épanouir de cette façon. Il est probable que le sauvage en nous apparaisse en rêve et qu’il fusionne avec soi. On peut se sentir « complet » au réveil. 

Alors ce sauvage va pouvoir s’exprimer, nous guider, nous accompagner. La « petite voix » paraît alors plus claire. De façon que je n’arrive pas à expliquer, on « voit » les choses arriver, la colère, la joie, il m’est même parfois arrivé de « sentir » le « vent tourner », d’être dans un état plutôt joyeux et de comprendre que les choses ont changé… Je me suis surprise à me dire « la barbe ! C’est encore pire de savoir », mais en fait, c’est un vrai cadeau. 

Pour écrire ce texte, je me suis librement inspirée du livre de Clarissa PINKOLA ESTES « Femmes qui courent avec les loups », et bien que ce livre soit essentiellement orienté sur la femme sauvage, je pense qu’il est possible que chacun, homme et femme puissent s’y retrouver. 

Je souhaite à tous les sauvages en nous de se réveiller, de s’exprimer et de nous équilibrer. 

par Sólríka partagé par Francesca – Françoise Salaün, du blog DIVIN au FEMININ Francesca Blog : http://etredivinaufeminin.blogspot.fr/

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À propos de francesca7

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