COMMENT UTILISER DE L’ARGILE

11 novembre 2017

BIODIVERSITE, P - comme PIERRES

L’ARGILE EN USAGE INTERNE

L’argile prise par voie buccale est maintenant bien acceptée et ne suscite plus, comme il fut un temps, des sentiments de répulsion injustifiée. C’est que, d’une part ses bienfaits commencent à être mieux connus et que, d’autre part, cela n’est pas du tout désagréable à prendre. 

Nous avons dit qu’il n’était pas possible de prouver toutes les explications de l’action bénéfique de l’argile, cependant certaines sont assez évidentes pour être évoquées. Elle est par exemple, bactéricide et peut rendre inoffensive l’eau polluée. Son pouvoir absorbant peut être mis à contribution pour enlever à l’eau de ville ses relents chimiques de chlore, etc. Cette action ne se borne pas à la désodorisation, mais se poursuit tout le long du trajet digestif et libère le canal de bien des intrus, gaz entre autres. 

Tout ce qui est malsain, donc émetteur de radiations négatives, est attiré invinciblement vers l’argile, radiant pôle positif. Puis c’est l’élimination rapide, à moins que… À moins que l’importance des déchets ainsi drainés vers les intestins n’y occasionne quelque embarras qu’il importe de résoudre au plus tôt avec une tisane laxative. Il est possible aussi de venir à bout de cet embarras en buvant beaucoup entre les repas afin que le volume de liquide soit suffisant pour délayer ces amas solides et les évacuer. 

argile1

Pour éviter ces petits inconvénients de départ qui, hâtons-nous de le dire, ne surviennent pas toujours, il est préférable de ne boire, au début, que de l’eau argileuse, en laissant le dépôt au fond du verre. 

Pour toutes les irritations, ulcérations ou même ulcère (voire cancer) des organes digestifs, l’argile constitue un pansement, non pas neutre comme les « plâtrages » habituels, mais d’une extrême activité, éliminant les cellules détruites et activant leur reconstitution. De plus, les propriétés colloïdales de l’argile agissent comme détersives et enlèvent toutes les substances nocives. 

La même action adoucissante, absorbante et cicatrisante se manifestera à l’égard des entérites, de la dysenterie, amibienne ou autre. tout le canal digestif ; mais l’activité de l’argile, aussi intéressante soit-elle en ce domaine, va bien plus loin. L’argile ne fait pas que guérir la constipation ou les diarrhées, ce qui n’est déjà pas si mal, elle agit sur tous les organes, dans tout l’organisme. 

argileContinuant son travail d’épuration, elle le poursuit dans le sang, qu’elle nettoie et enrichit. La même cuillerée à café d’argile peut guérir une furonculose rebelle et une anémie tenace. La furonculose, cela s’explique par son pouvoir absorbant, mais l’anémie ! L’argile contiendrait-elle une profusion de corps minéraux, fer notamment ? Même pas. Elle est constituée surtout de silicate d’alumine dont le pouvoir cicatrisant est médicalement démontré par des expériences avec l’aluminium ; elle contient encore, mais en bien moindre proportion, de la chaux, de la magnésie, du sesquioxyde de fer, etc. 

Selon des analyses faites au Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S.), l’argile contient les oxydes, bioxydes, trioxydes, etc., suivants : silice (31,14 à 41,38), titane (0,47 à 1,89), alumine (40,27 à 48,13), fer (0,11 à 0,78), calcium (0,05 à 0,13), magnésium (traces à 0,05), sodium et potassium (0,25 à 0,85). Cette composition ne suffit pas à expliquer son action reconstituante des globules rouges du sang qu’il est facile de justifier par le test de la numération globulaire. En un mois, on assiste à une impressionnante augmentation des hématies. Partout où il y a carence, l’argile semble combler ces carences sans que l’analyse ne révèle une exceptionnelle richesse de ces substances carencées dans l’argile(1). 

C’est que l’argile fait bien autre chose que de déposer passivement une substance qu’elle renferme et dont le corps manque. C’est peut-être ainsi qu’agissent les remplaçants de synthèse, mais l’argile doit faire autre chose que de suppléer une déficience. 

Une explication semble pouvoir être donnée au rôle joué par l’argile dans le métabolisme. En effet, selon une publication de la NASA, l’argile aurait joué un rôle important, à l’apparition de la vie sur terre, en contribuant à la concentration des acides aminés, éléments constitutifs des protéines. 

Renfermant des métaux, les argiles attirent les nucléoprotéines dont l’assemblage forme les chaînes d’acide désoxyribonucléiques (A.D.N.). Aussi est-il probable que l’argile peut intervenir dans le processus de la transformation et de l’assimilation des éléments nutritifs, donc dans les phénomènes d’entretien de la vie et de défense contre les agressions et le vieillissement. Si un organe fonctionne mal ou si une fonction ne s’accomplit qu’en partie, ce n’est pas porter remède que d’introduire dans l’organisme la substance non élaborée. Il faut aller plus loin, et l’argile y va. Elle stimule l’organe déficient et contribue au rétablissement de la fonction défaillante. 

Comment s’accomplit ce rétablissement ? Par l’apport de substances impondérables, de catalyseurs qui permettent l’assimilation, puis la fixation des corps minéraux apportés par les aliments et que l’organisme laissait fuir auparavant. 

Ces catalyseurs agissent à doses infinitésimales. C’est pourquoi il est inutile d’absorber d’importantes quantités d’argile, une cuillerée à café par jour étant une moyenne bien suffisante. Une des particularités de l’argile réside dans le domaine physicochimique. Du point de vue thermodynamique, on admettra qu’elle ne constitue pas l’unique source d’énergie des phénomènes qu’elle déclenche. Plus que par les substances qu’elle renferme, l’argile agit par sa présence. 

Comme chaque limaille en provenance d’un aimant garde ses propriétés, chaque parcelle d’argile transporte une énergie considérable de par son magnétisme et les radiations qu’elle a accumulées, apportant à l’organisme une réserve de force extraordinaire. Cette action radiante contribue à la reconstitution d’un potentiel vital par la libération d’énergie latente. Nous avons en nous d’extraordinaires ressources énergétiques que nous laissons en sommeil ; l’argile les réveille. Il ne faut pas confondre cette forme d’action avec l’effet des boissons ou aliments excitants qui, eux, n’agissent pas sur le potentiel énergétique, mais tout simplement sur l’énergie prévue pour les jours à venir, conduisant à hypothéquer ce proche avenir. 

L’argile participe à la symbiose, ce phénomène de vies accouplées qui permet à des corps de vivre en conjugaison avec d’autres. Tant que l’on n’a pas réussi à voir et contrôler ce qui se passe dans un organisme vivant, il faut souvent se satisfaire d’hypothèses en fait d’explications. Toutefois, l’action de l’argile et les résultats obtenus permettent de se faire une idée assez juste sur ses propriétés. C’est ainsi que l’on a remarqué sa valeur opothérapique. 

C’est le remède polyvalent des glandes endocrines dont elle ne supplée pas la défaillance, mais qu’elle contribue à stimuler ou à apaiser. Remède possédant l’intelligence, nous l’avons déjà dit. Elle réglemente le métabolisme et se présente comme un tonique de nombre d’organes (coeur compris). Son emploi, associé avec celui du citron, agira sur les capillaires pour les libérer en dissolvant les cristaux et « floculats ». Naturellement, elle absorbe toutes les toxines, et l’on peut lui faire confiance comme remède contre les intoxications causées par des champignons, des acides chimiques ou d’autres poisons qu’elle peut neutraliser. 

En sa présence, la flore microbienne s’estompe. Dans le milieu qu’elle contribue à créer, les microbes ou bactéries pathogènes, c’est-à-dire tous corps parasitaires, ne peuvent proliférer. On remarque parfois, après absorption d’argile, la présence de vers dans les selles qui n’en refermaient pas auparavant. Il n’en faut pas déduire que ces vers ont été apportés par l’argile ; en réalité, non seulement elle n’en a pas apporté, mais elle expulse ceux qui étaient hébergés par les intestins ou autres organes dans les replis desquels ils logeaient. 

Lorsqu’on a vu les résultats d’application d’argile en usage externe, on ne peut faire autrement que d’avoir confiance sur sa conduite à l’intérieur du corps. Quand on a assisté à la désinfection d’une plaie infectée, affreuse à voir, et ensuite à une reconstitution de tissus sans la moindre trace ou cicatrice, on peut espérer tout de l’action interne entreprise par l’argile. 

À une époque où les phénomènes de radioactivité deviennent de plus en plus fréquents et harcelants, une bonne protection peut être espérée grâce à des cures périodiques d’argile, celle-ci neutralisant ou absorbant la radioactivité excédentaire. 

 ARGILE 2

L’ARGILE EN USAGE EXTERNE

PRÉPARATION

Avant toute autre chose, il faut bien faire sécher l’argile. Si les morceaux sont gros et le temps humide, couper ces morceaux avec un couteau inoxydable (il ne faut pas toucher l’argile avec un métal susceptible de s’oxyder ou de se rouiller). 

Mettre à sécher au soleil de préférence ou, à défaut, près d’une source de chaleur (poêle, radiateur, etc.), mais sans contact direct. Quand l’argile est bien sèche, la concasser (avec un marteau, un poids, etc.) en morceaux de la grosseur d’une noix, à peu près. S’il y a des corps étrangers (cailloux, racines, paille), les retirer. 

Ceci lorsqu’on se procure l’argile dans une carrière, car celle qui est vendue dans les herboristeries et magasins de diététique est prête pour l’emploi (sèche et concassée). Elle est généralement présentée en sacs de 1 à 3 kg. 

Se munir d’un récipient creux (cuvette, saladier, jatte) en émail, terre, bois, verre ou faïence, mais ne jamais employer de métal (aluminium, cuivre, fer nu, étamé ou galvanisé), sauf l’acier inoxydable ; éviter autant que possible les matières plastiques. Placer l’argile dans le récipient en égalisant la surface aussi bien que possible. Conserver toujours un peu d’argile sèche pour le cas où le mélange, trop clair, devrait être épaissi. Il est préférable que ce mélange soit un peu clair, car il est plus facile d’ajouter de l’argile pour épaissir que de l’eau pour éclaircir. 

Comme il est possible de préparer l’argile pour l’usage de plusieurs jours, il n’y a pas à craindre d’en préparer de trop à la fois. Ajouter ensuite de l’eau non bouillie jusqu’à ce que l’argile soit à peu près recouverte (au début, il faut prévoir une période de tâtonnements car toutes les argiles n’absorbent pas le même coefficient d’eau). 

Lorsque l’argile est préparée en vue de badigeons (soins de la peau, varices, etc.), mettre plus d’eau dès la préparation car, ensuite, il serait presque impossible d’éclaircir la pâte. Laisser reposer environ une heure (ou plus) sans toucher. Quand on remue l’argile, elle devient collante, et il est malaisé de la manier. Il n’y a pas à y toucher avant l’utilisation ; elle se désagrège toute seule. 

La pâte prête doit être lisse, bien homogène, et pas trop épaisse ; juste à point pour ne pas couler ; assez souple, afin de bien s’adapter aux méandres et protubérances, tout en restant assez ferme pour ne pas couler ni s’écraser lorsque le cataplasme est appliqué sur la région lombaire ou la colonne vertébrale. Chaque fois que cela est possible, placer le récipient au soleil, en couvrant avec une gaze pour protéger des impuretés. 

TEMPÉRATURE DE L’ARGILE 

L’argile peut être appliquée froide, tiède ou chaude. Chaque fois qu’elle est appliquée sur un endroit fiévreux, enflammé, congestionné, ou très chaud naturellement (bas-ventre, par exemple), elle doit être froide. Quelques minutes après la mise en place du cataplasme, celui-ci doit être tiède. Si une sensation de froid persistait, il ne faudrait pas persévérer dans l’usage à froid. Par contre, dès que le cataplasme est très chaud, il faut le renouveler, quelquefois après seulement un court temps d’application. 

ARGILE TEMPERATURELorsque l’argile est employée à des fins de revitalisation, de reconstitution osseuse, sur les reins, la vessie, le foie, il est souvent nécessaire de la chauffer ou, tout au moins, la tiédir. Plus loin, des précisions sont données à ce sujet. En tout cas, il faut se rappeler cette loi de médecine naturelle, que « toute action doit être immédiatement suivie d’une réaction ». 

Si le cataplasme est appliqué sur une partie enflammée, fiévreuse ou congestionnée, il doit rafraîchir. Mais s’il est appliqué dans le but de tonifier ou revitaliser, il doit réchauffer. Sur un organisme ou un organe faible, il est possible de faire des applications froides d’eau, d’air ou de terre, mais alors le réchauffement, qui est le but de cette application, doit survenir très rapidement. Mis à part les cas de fièvre ou de congestion, où le traitement par le froid peut être comparé au système de circulation d’eau destiné à refroidir un moteur d’automobile et à entraver un surchauffement. 

(1)   Dans le blé, par exemple, on retrouve, à l’analyse, exactement proportionnés, les corps minéraux identifiés dans l’organisme. Rien de semblable avec l’argile. 

Source : http://lhomme.et.largile.free.fr/publications/RAYMOND_DEXTREIT.pdf

À propos de francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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