Entre Nature et Conscience

22 octobre 2017

N - comme NATURE

 

Jusqu’à la génération de nos parents ou de nos grands-parents, les êtres humains avaient toujours été proches de la nature. C’était indispensable. La vie se déroulait au rythme des saisons. Les aliments étaient généralement produits localement et consommés en saison, peu après avoir été cueillis. Une bonne récolte était synonyme d’abondance, une mauvaise, de pénurie. Le temps n’était pas seulement un sujet de conversation, mais l’élément déterminant de la vie des populations. Dans toutes les nations, la plupart des gens vivaient directement du produit de la terre et étaient fortement tributaires de la santé et de la productivité de celle-ci. Et puis les industries et les villes ont commencé à se développer, les transports ont gagné en rapidité et le commerce a pris de l’importance. Le lien direct avec la nature s’est progressivement rompu, d’abord dans le monde développé puis dans de nombreuses nations en développement. Bientôt, plus de la moitié de la population mondiale habitera en ville, et cette proportion continuera à augmenter, notamment dans le sud. Grâce au transport aérien, ceux qui en ont les moyens peuvent consommer les produits dont ils ont envie quelle que soit la saison.

 la nature

Des enquêtes ont révélé que certains enfants des villes ne savaient pas que les vaches donnaient du lait et les poules des œufs – ils ne connaissent que les rayons des supermarchés. Nous n’en sommes pas forcément conscients, mais nous dépendons plus que jamais du monde naturel – pour l’air que nous respirons, les sols que nous cultivons, les matières premières utilisées par nos industries. Sans que nous le réalisions, l’économie mondiale reste une filiale à part entière de l’environnement. Abattage des forêts, drainage des terres humides, érosion des sols, perte d’espèces, pollution des fleuves et des mers, et changement climatique : la destruction massive du monde naturel est intervenue en même temps que la perte de conscience des rapports qui nous lient à la nature. Ce n’est pas une coïncidence. Alors, si nous voulons que la Terre reste un bon endroit pour vivre, il faut nous la réapproprier. Cela ne veut pas dire, bien sûr, que nous devions redevenir des chasseurs-cueilleurs ou des petits cultivateurs – encore que nous puissions nous inspirer des affinités qu’ont encore avec la nature ceux qui vivent de cette façon. Mais cela signifie que notre génération devra chercher à établir de nouveaux rapports avec la nature, fondés sur le respect, sur la reconnaissance de notre dépendance vis-à-vis d’elle et sur une remise en cause de nos priorités. Ainsi, nous pourrons vivre en harmonie avec cette puissance dont dépend notre vie.

Source : Editorial du magazine TUNZA Le magazine du PNUE pour les jeunes

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À propos de francesca7

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