LES EFFETS BENEFIQUES DE LA FORET

20 octobre 2017

F - comme FORETS MAGIQUES

 

forêt Il n’est pas toujours nécessaire de vivre au milieu de la forêt pour que les effets de la nature se fassent sentir. Il suffit simplement de la faire entrer, par petites touches, dans notre environnement, de la faire apparaître dans nos maisons, nos lieux de travail, nos différents lieux de vie et mêmes nos hôpitaux, nos écoles ou nos prisons. 

En toute discrétion, beaucoup de ces éléments naturels qui nous entourent ont une incidence sur nos interactions sociales et notre bien-être physique et mental. Prendre connaissance de l’ensemble de ces effets pourrait nous conduire à restaurer notre lien biologique avec la nature. L’urbanisation galopante et notre vie devenue trop moderne, mécanique et matérialiste nous ont peut-être conduits à oublier la nature et l’importance qu’elle a eue et qu’elle a encore pour nous et pour notre corps. En prendre pleinement conscience pourrait nous permettre de reconsidérer son immense valeur et de la préserver le mieux possible pour l’avenir.

Ce que nous appelons une balade en forêt, les Japonais le nomment shinriyoku et les effets de cette pratique font l’objet d’attentions scientifiques multiples dans ce pays. 

Comparativement à une même balade faite en ville, une balade en forêt avait des effets positifs sur le rythme cardiaque et la tension artérielle. Cependant, il apparaît que les effets vont plus loin et la recherche semble montrer que nous puissions augmenter nos défenses immunitaires par ce biais. 

 action

Une immersion en forêt conduit donc à renforcer les défenses immunitaires. Ces effets ont été observés aussi bien chez des hommes que chez des femmes. Il est à noter également que c’est bien l’immersion en forêt qui a eu cet impact et non l’activité physique liée à une telle immersion. 

On constate donc que la réponse immunitaire peut être dopée par l’immersion en forêt. En outre, on voit bien, à nouveau, que ce n’est pas le fait de marcher qui suffit à produire cet effet mais bien de le faire dans ce lieu. Cela ne veut pas dire que seule la forêt parmi les zones naturelles où l’on peut se promener favorise cela. Il faudrait répliquer ces études avec la méthodologie pour des périples en montagne, en bord de mer, en simple campagne, peut-être dans le désert… selon son lieu d’habitation. En outre, on constate que les effets persistent 30 jours après le périple. Une fois par mois, une longue promenade détente en forêt serait peut-être à inscrire sur son agenda d’individu stressé. 

UN CONSTAT sur les hôpitaux de campagne.

Le moins que l’on puisse dire lorsqu’on regarde l’architecture de nos hôpitaux est qu’elle ajoute souvent de l’angoisse à l’angoisse. Pas besoin, diront certains, de travailler sur l’architecture et sur l’environnement de l’hôpital, l’important c’est la compétence du personnel et les moyens techniques. Oui, mais ce serait sans compter sur les patients dont l’état de santé et le rétablissement peuvent dépendre de l’environnement. Ce que l’on voit de sa fenêtre de chambre peut déjà suffire à affecter notre rétablissement à l’issue d’une opération. 

Les résultats du diagramme ci-dessous montrent que les patients du groupe avec vue sur les arbres sont restés en moyenne 7.96 jours contre 8.70 pour les autres. On montrera également que, durant cette période, les infirmières ont rapporté plus d’événements négatifs concernant l’état des patients avec vue sur le mur (3.96) que celui des patients avec vue sur les arbres (1.13). En ce qui concerne la prise d’analgésiques, les résultats décomposés par périodes du séjour ont été les suivants : 

 tableau

On constate que si, juste après l’intervention, il n’y a guère de différences entre les groupes de patients, rapidement, ceux exposés aux arbres en arrivent à ne plus prendre que de plus faibles doses. 

En ce qui concerne les médicaments pour le traitement de l’anxiété, aucune différence ne sera trouvée. Cependant, on observera moins de complications postopératoires auprès du groupe avec vue sur les arbres. 

On peut donc constater que la présence des arbres a, ici, une influence très positive sur les patients qui pourtant ne peuvent que les voir de leur chambre. D’autres travaux ont confirmé que le travail sur l’agencement de zones paysagères dans l’hôpital avait des effets bénéfiques. Sandra Whitehouse et ses collègues (2001) ont montré que la présence d’un jardin avec arbres au sein d’une structure hospitalière avait des effets positifs de réduction de l’anxiété chez des visiteurs d’hôpitaux et que cela les conduisait à rester plus longtemps dans la structure alors même que ces personnes sont dans l’angoisse d’une attente concernant un proche (par exemple une opération subie par un de leur enfant). Cette chercheuse a également observé l’effet déstressant d’une telle zone paysagère auprès du personnel de l’hôpital. 

Cette étude a le mérite de montrer que ce qui se passe au-delà de la fenêtre du patient influence son état de santé et sa récupération. De fait, pour les décideurs et les architectes qui implantent et réaménagent ce type d’établissements, il semble qu’il conviendrait d’intégrer la présence d’arbres dans le projet. À quand des arbres financés par la Sécurité sociale lorsqu’on connaît le prix d’une journée supplémentaire d’hospitalisation ? 

source de cet article : http://medias.dunod.com/document/9782100570560/Feuilletage.pdf

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