ENTRE TERRE ET CIEL

3 septembre 2017

N - comme NATURE

 

 Depuis l’Aube des temps, les traditions spirituelles du monde entier s’accordent pour dire que l’être humain est enfant du Ciel et de la Terre.

Par le mot « Ciel », elles évoquent la partie subtile, immortelle, impalpable de l’être humain, celle que les religions ont appelée « âme » ou « esprit ».

Par le mot « Terre », elles désignent la partie la plus dense, la plus physique de l’individu, celle qui nous permet d’agir et d’œuvrer ici-bas.

entre ciel et terre

Ces deux principes : céleste et terrestre sont complémentaires et indissociables dans la vie de chacun. Ils sont à l’origine de toute création, de toute manifestation, de tout mouvement, de tout équilibre. On les retrouve d’ailleurs dans le symbole du yin et du yang, dans lequel le yin représente le pôle féminin, matériel, maternel de la création (la racine « mater » désigne à la fois la mère et la matière) et dans lequel le yang représente le pôle masculin, subtil, immortelle, non manifesté.

Dans cette cosmogonie, le « Père » est la source de toute création, l’origine cachée, éternelle et invisible de toute chose. Et la « Mère », quant à elle, est le même Esprit qui se densifie, prend une forme et se manifeste dans tout l’univers.

Cette vision unificatrice est présente dans toutes les traditions : en Inde, avec la connaissance du Paramatman et de la Shakti, chez les Celtes, chez tous les peuples premiers, etc. La Bible chrétienne elle-même évoque ce mystère dans le commandement « Tu honoreras ton Père et ta Mère ».

Pourtant, aujourd’hui, la plupart des religions a oublié « la Mère », c’est-à-dire la réalité concrète de la Terre. Elles ont oublié que la Divinité, la Source de l’Esprit, l’origine sacrée de toute chose ne se cache pas derrière les nuages et les étoiles les plus lointaines, mais qu’Elle se manifeste également dans le regard de l’enfant, dans le visage de celui ou celle que l’on rencontre, que l’on côtoie, dans l’animal, dans la plante, dans la pierre…

La parole de Jésus : « Ce que tu fais au plus petit d’entre les miens (à l’homme, à l’animal, au végétal, à la pierre), c’est à moi que tu le fais » n’a sans doute pas été comprise à sa juste mesure. Peut-être est-ce le bouddhisme, avec son esprit de Compassion universel, qui est resté le plus proche de cet enseignement d’une grande beauté. 

Si l’être humain se rappelait, ne serait-ce qu’un peu,  que la Divinité se cache dans la Terre, dans les 4 éléments, et que de nouveau il honorait son Père (l’esprit) et sa Mère (la Terre), peut-être trouverait-il le moyen de guérir et de préserver la grande Nature, le jardin qui nous a été confié et que l’on peut appeler : Terre-Mère.

Ce message est celui des chamanes du monde entier et de tous ceux qui se nomment eux-mêmes : « Les Gardien de la Terre ». Notre civilisation, sans le savoir, n’aurait-elle pas énormément à apprendre de ceux qu’elle essaie avec acharnement de « civiliser » ? 

Thierry-Frantz Dislaire
Rédacteur en chef Magazine Essentiel

À propos de francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

Voir tous les articles de francesca7

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Et si hier, aujourd'hu... |
Cacophony |
Eazyhome |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Uneviebleue
| Clairementpassimple
| Luniversdadanaels