Les vertus oubliées du buis

5 juillet 2017

H - comme HERBES

 

Nombre de coutumes sont liées au buis. Placés aux œillères des chevaux ou dans les cages des oiseaux, les rameaux de buis éloignaient les influences malignes. Lors de la construction d’une maison, on consacrait la première pierre à l’aide d’un rameau de buis trempé dans de l’eau bénite. Rameau scellé ensuite dans le mur, en protection contre la foudre, la tempête, les inondations, la vermine…

le buisLa tradition veut que le buis ait un pouvoir divinatoire. En effet, après avoir émis un souhait, on jette des feuilles de l’arbuste sur le poêle ou la cuisinière et, si celles-ci gonflent et tournent sur elles-mêmes, le vœu se réalisera.

Dans les rites chrétiens, le dimanche des Rameaux (dimanche précédant Pâques), les prêtres bénissent des branches de buis au cours d’une cérémonie religieuse (France, Belgique). Ce buis bénit aurait de multiples vertus : jeté dans l’âtre, éloignerait l’orage ; planté dans les champs, fixé dans les étables, les maisons, les voitures, sur les crucifix, il aurait le pouvoir de chasser le mauvais oeil, de protéger et de favoriser la prospérité. Les Chrétiens s’en servaient pour commémorer la Passion et la Résurrection du Sauveur.

Le buis fut l’objet d’un culte archaïque. Dédié par les Hellènes à Hadès, le dieu des Enfers, et surtout à l’Asiatique Cybèle, laquelle, dans le Panthéon grec, incarnait la puissance sauvage de la végétation, jaillie des profondeurs. Le buis, dont le feuillage ne cesse de se renouveler, représentait non tant la mort que la perpétuelle reviviscence de la nature. Mais ce symbolisme était lui-même austère, telle l’odeur âcre que répand le buis lorsqu’il fleurit et s’auto-féconde avec une remarquable discrétion ; d’ailleurs en septembre, les abeilles viennent faire une de leurs dernières récoltes. Elles recueillent un exsudat très sucré qui couvre les fruits et donne un miel jaune-clair, d’une saveur excellente.

Pour les anciens, le bois du buis, très dur, représentait la fermeté et la persévérance et, c’est dans ce sens qu’il est utilisé encore aujourd’hui pour confectionner les maillets dans les loges maçonniques.

Usages médicinaux

–        Au XVIe siècle, on attribuait des vertus antisyphilitiques au Buis.

–        Les feuilles contiennent de la buxine et servaient à purifier le sang et favorisaient la pousse des cheveux. L’arbre contient de la buxine G (alcaloïde) qui inhiberait le développement des cellules cancéreuses.

–        L’écorce des racines soignait les rhumatismes, la fièvre et les vers. On la considère aujourd’hui comme toxique sauf à dose homéopathique.

–        Le bois est narcotique et sédatif, son huile distillée soignait les douleurs dentaires et les hémorroïdes.

–        Les animaux qui mangent les feuilles peuvent en mourir.

–        Les feuilles et le bois filtrés donnent une teinture auburn pour les cheveux.

FLEUR DE BUIS

Voici un extrait Proposé sur le magazine MERE NATURE.com 

Le buis, de son nom latin Buxus sempervirens L., est un arbuste de la famille des buxacées qui fleurit de mars à mai. Hôte admiré de nos jardins quand il est taillé en topiaire ou en haie, il nous a aussi fourni depuis la préhistoire un bois très dur qui nous servit de premiers outils avant le fer comme de percuteur pour la taille des silex. Cette qualité comme son poli brillant sont d’ailleurs encore appréciés aujourd’hui en sculpture et tournage, notamment pour les instruments de musique à vent et les pièces d’échec.

Nous avons pourtant perdu ces autres usages : anciennement officinal, le buis était utilisé contre les rhumatismes et comme substitut de la quinine dans la lutte contre la malaria.

Le buis est l’ennemi n° 1 des virus

Aucun remède de synthèse ne peut être comparé à ce redoutable adversaire quant à son efficacité absente de toute nocivité. Dans la plupart des affections virales, à commencer par la grippe mais également en cas de refroidissement, infection quelconque, un résultat est toujours assuré. Tout observateur impartial témoin d’un traitement de cette sorte ne peut que reconnaître les vertus de ce remède naturel. L’action du buis est extraordinaire aussi bien en usage interne qu’externe mais c’est dans ce dernier emploi que son action est la plus spectaculaire et la plus probante.

décoction de buisIl suffit de boire au cours de la journée un litre de décoction et, avec le concours de couvertures et bouillotte, la transpiration ne tarde pas à survenir : le mécanisme de la guérison est enclenché. Cette opération peut être répétée une ou deux fois par semaine tant que dure une infection interne (urinaire, génitale ou intestinale).

Cette même décoction peut servir au pansement d’ulcères et de toute plaie infectée. Le résultat apparaît très vite : on est généralement stupéfait, en retirant la compresse, de constater qu’il n’y a plus aucune trace de pus, que les tissus sont propres et nets ! La cicatrisation apparaît encore plus rapidement si vous faîtes alterner ces compresses avec des cataplasmes d’argile.

Mais il fait aussi merveilles pour…

Il soulage également rhumatismes, goutte et éruptions cutanées ! Si la tisane est indiquée, n’hésitez pas également, quand la localisation le permet (pied, coude, main), à pratiquer des bains tièdes de cette même décoction.

Le buis est également un actif antiparasitaire qui peut être utilisé en brumisation sur vos animaux de compagnie ou vous-même.

Comment faire une décoction ?

Faîtes bouillir quarante grammes de feuilles par litre d’eau pendant dix à quinze minutes, ensuite laisser tiédir voire refroidir avant de la boire ou de l’utiliser en compresse.
 

thérapeute naturopathe

chantal Pinoy-Meert
Chemin Entre Deux Bancs, 11
6953 Ambly BELGIQUE
MAIL chantal.pinoy@hotmail.com

À propos de francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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