Les effets du Lotus Sacré

4 juillet 2017

B - comme BOUQUET FLORAL

 

Le lotus sacré est une plante aquatique

Les Chinois savent depuis longtemps que les rhizomes de lotus sont excellents pour la santé. Des études récentes ont confirmé que ceux-ci sont riches en fibres, vitamine C, potassium, thiamine, riboflavine, vitamine B6, phosphore, cuivre et manganèse et très pauvres en acide gras saturé.

Les étamines peuvent être séchées pour en faire une tisane parfumée appelée liánhuā cha en chinois ou pour aromatiser les feuilles de thé au Viêt Nam. Les graines (akènes) de lotus, appelées liánzzĭ en chinois, sont polyvalentes. Elles peuvent se manger crues, grillées comme des châtaignes, séchées et éclatées comme du maïs soufflé. Elles peuvent être bouillies et réduites en pâte, combinées avec des longanes séchées pour faire une soupe sucrée appelée tong sui. En y ajoutant du sucre, la pâte de graine de lotus devient un des ingrédients les plus courants de pâtisseries telles que les gâteaux de lune, les daifuku et le pudding de farine de riz. Des graines de lotus appelées Phool Mukhana sont aussi utilisées en cuisine indienne.

Il existe différentes sortes de racines à 5, 7, 9 et 11 trous, qui sont plus adaptées à différents plats pour les chinois :

  • Celles à 7 trous sont plus douces, pour faire des purées ou pour mettre dans les soupes.
  • Celles à 9 trous sont plus croquantes et sont plus adaptées à une cuisson sautée.

LOTUSEn Chine, les graines de lotus entrent aussi dans la composition du très célèbre riz aux huit trésors ainsi que dans de nombreux autres plats, dont des potages

Au Cambodge, des vendeurs ambulants proposent aussi des graines de lotus cuites à l’eau.

Lorsque l’on consomme la graine de lotus cuite, il est recommandé d’extraire le germe vert qui se trouve au milieu de la graine et qui est très amer.

Au Cambodge et en Thaïlande, les pédoncules de lotus sont utilisés comme légumes, dans des soupes et des salades ou encore dans des plats sautés. En Thaïlande, des producteurs proposent même des pédoncules de lotus en conserve.

Cette plante est naturalisée un peu partout. Elle est originaire des régions chaudes, principalement d’Asie, (Extrême-Orient, Chine, Corée, Japon, etc., Asie tropicale, Inde, Asie du Sud-Est, Asie occidentale, Iran, Azerbaïdjan, etc.), et du Nord de l’Australie.

Elle était déjà décrite par Théophraste dans la flore du Nil ; il écrit dans son Histoire des plantes : « La fève d’Égypte vient dans les marais et les lacs. Sa tige a tout au plus quatre coudées de long, et un doigt d’épais : elle ressemble à un tendre roseau sans nœuds. Intérieurement on aperçoit dans toute sa longueur des fibres distinguées l’une de l’autre, comme dans le lys. Au haut de cette tige s’élèvent la tête et la fleur, qui sont une fois aussi grandes que celles du pavot. La couleur de cette fleur est d’un rouge chargé : les feuilles y croissent latéralement et grandes. La racine est plus grosse que celle du jonc le plus fort, et présente les mêmes stries que la tige. On la mange bouillie, ou crue, ou rôtie. C’est un aliment pour ceux qui sont voisins des marais. Cette plante croît aussi en Syrie et dans la Cilicie ; mais ces contrées ne lui permettent pas de mûrir. Elle se trouve encore aux environs de Torone en Chalcidique, dans un marais médiocre, et elle y mûrit bien : le fruit y arrive aussi à son point. »

C’est une plante aquatique qui aime la chaleur.

La multiplication de la plante se fait par division des rhizomes et tubercules. On peut aussi la multiplier par les graines, qu’il suffit de scarifier, d’enrober de terre glaise et de jeter dans la pièce d’eau en eau peu profonde (15 à 50 cm sous l’eau). Les semis effectués en mars peuvent fleurir la même année, en août et septembre, alors que les rhizomes fleuriront dès juillet si cultivés en pot.

Le milieu naturel est la vase du fond des étangs, mais la plante vit bien dans un terreau profond et riche en fumier. Elle résiste aux gelées jusqu’à −15 °C, à condition d’être immergée sous un mètre d’eau. Il faut néanmoins veiller à protéger les rhizomes des gelées lors des hivers très froids.       

Propriétés médicinales

Le lotus sacré est une plante importante en médecine traditionnelle chinoise. Toutes les parties de la plante sont utilisées. L’extrait du rhizome possède des propriétés anti-diabétique et anti-obésité.

Les graines de lotus sont riches en phénols et possèdent des propriétés antioxydantes significatives.

Le lotus sacré est cultivé pour ses rhizomes, ses graines et ses fleurs depuis plus de 2 000 ans. La production industrielle du lotus est relativement restreinte à cause du coût élevé de la cueillette, qui est généralement manuelle. Le Japon a développé une méthode de récolte mécanique, mais celle-ci engendre beaucoup de pertes à cause de la fragilité du rhizome. Le principal pays producteur est la Chine, et les principaux pays importateurs sont le Japon et la Corée du Sud. Le rhizome de lotus frais n’est disponible que dans les régions productrices, à cause des difficultés reliées à son entreposage et son transport. 

Les Chinois vénèrent le lotus sacré en tant que symbole de pureté et d’élégance, et celui-ci est un thème récurrent dans la poésie chinoise. Dans son classique essai intitulé « À propos de la prédilection pour la fleur de lotus », Zhou Dunyi, philosophe néoconfucéen chinois, déclare : « La fleur de lotus reste totalement pure quel que soit le limon dont elle est issue et elle n’est pas coquette malgré la baignade dans l’eau claire ».

La fleur de lotus est également l’élément central du drapeau et des armoiries de Macao.

Dans le symbolisme bouddhique, le lotus représente la pureté du corps, de la parole et de l’esprit, comme flottant au-dessus des eaux boueuses de l’attachement et du désir. Le Bouddha est souvent représenté assis sur une feuille ou un bouton de lotus géant. Selon la légende, il serait né avec la capacité de marcher et partout où il mettait le pied, des fleurs de lotus s’épanouissaient.

S’inspirant à son tour de ces croyances hindoues et bouddhistes, la communauté bahá’íe a adopté ce symbolisme dans la conception du Temple du lotus à New Delhi, en Inde.

Le lotus est un symbole et un motif décoratif très répandu en Asie.

Dans le bouddhisme la fleur de lotus est emblématique de Bouddha. Dans tout le monde indien on compte de très nombreuses peintures, sculptures et représentations de la fleur de lotus. Ceci est dû à la particularité unique du lotus qui est la seule plante aquatique dont la fleur est au-dessus de l’eau contrairement aux nénuphars et autres cousins dont la fleur flotte sur l’eau. Cette image, connotant la légèreté, de la fleur s’élevant au-dessus de la surface de l’eau rejoint celle de Bouddha si léger qu’il repose comme un chat au-dessus du sol.

LOTUS SACRE

La symbolique du lotus en bouddhisme relève encore du fait que la graine et la fleur apparaissent ensemble, il s’agit de la simultanéité de la cause (la graine) et de l’effet (la fleur) dans la loi de causalité de l’univers qui est l’un des concepts majeurs de la philosophie bouddhique. À cela il faut rajouter que le lotus puise sa substance vitale dans la boue pour s’épanouir, en effet, au-dessus de l’eau. Ainsi « la boue » représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de notre épanouissement. Il est donc possible de transformer son karma par l’illumination, l’atteinte de la boddhéité, grâce à notre éveil à la loi de causalité.

Toujours présent dans les autels domestiques et dans les temples, le lotus est à la fois ornement et offrande religieuse.

À propos de francesca7

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