LA VOIX DES ARBRES : dialogue avec un tilleul

4 juillet 2017

A - comme ARBRES

 

 TILLEUL1J’ai lu quelque part que les arbres sont heureux lorsque l’on s’intéresse à eux. Je me dis qu’il doit en être de même avec mon nouvel ami. Je n’en doute d’ailleurs pas un seul instant car à en juger la paix et la joie que je ressens de me trouver là, tout simplement, j’en conclus qu’il ne peut en être autrement de la part du tilleul. Dans un premier temps je me contente de rester là, sans rien dire, à savourer l’instant de calme, à humer la brise légère, à observer les insectes qui volent tout autour de Théodore, à caresser Alizé et Fauchon, nos deux chats qui bien sûr, m’ayant aperçue assise sur la dalle se sont empressés de venir me rejoindre et se tortillent à présent de plaisir et de béatitude troublant ainsi quelque peu ma méditation… 

Ce n’est pas grave et de toute façon l’heure est venue de m’en aller. Il faut aller retravailler. Je salue Théodore. « Je reviendrai te voir demain mon bel arbre ! » … Je m’en retourne donc à mes occupations de 3e dimension… 

Premiers contacts

Comme promis à Théodore, je reviens le lendemain et je m’assieds sur ma dalle de schiste. Mon chakra coronal s’ouvre pratiquement aussitôt. Je me sens en connexion avec le tilleul. Je reste d’abord quelques minutes dans le silence puis il me vient l’idée de parler à l’arbre à voix basse. Je lui demande s’il est heureux de me voir et tout de suite la réponse fuse : « Tu es passée à côté de moi pendant des années sans même me regarder. Je suis très heureux qu’enfin tes yeux et ton âme s’attardent un peu près de moi ». 

C’est vrai, me dis-je, combien de fois suis-je passée à côté de toute cette végétation sans même y jeter un regard, sans doute comme beaucoup de mes semblables. La Nature est là qui déploie en permanence toute sa beauté et nous, humains, passons à côté d’elle et vaquons à nos futiles occupations. Je n’avais jamais remarqué à quel point cet arbre était beau à voir, je n’avais jamais fait attention à toute cette vie, tout ceci faisant partie pour moi d’un  » décor  » certes charmant mais pas d’une importance capitale. Ce n’était pas que j’étais insensible aux beautés de la Nature mais tout simplement que je pensais avoir d’autres choses à faire, plus importantes… 

Etant entrée directement dans une réflexion profonde à la suite des paroles de Théodore, je ne m’étais pas rendue compte à quel point le fait qui venait de se produire était en soi extraordinaire. En effet, j’avais parlé à l’arbre et immédiatement celui-ci m’avait répondu. Etait-ce donc si simple de communiquer avec la Nature ? Et bien oui. Je n’avais pas réfléchi, je n’avais pas fait travailler mon mental comme à question et Théodore m’avait répondu, voilà, c’est tout ! 

TILLEUL3

Encouragée par ce premier dialogue, il me vint à l’esprit d’entamer une véritable conversation avec mon ami et je lui posai quelques questions. 

- Puis-je te poser une question ?

- Je t’écoute…

- Vous, les arbres et les végétaux en général, comment pouvez-vous vivre heureux en étant statiques ? 

N’auriez-vous pas envie de bouger un peu ? 

- Vous, les humains, avez bien difficile de concevoir l’idée d’immobilité à vie… Nous les arbres et les végétaux ne voyons pas les choses de la même façon que vous. En fait, nous n’avons nul besoin de nous déplacer pour voir et connaître des choses comme vous. Nous sommes à chaque instant informés de tout ce qui se passe à la surface de cette planète car nous communiquons entre nous… 

- Ah ben oui, vu ainsi… Et quel sens trouvez-vous à votre existence ? 

- Nous sommes tournés en permanence vers Dieu, nous tendons nos branches vers lui, nous nous offrons à lui et nous le remercions sans cesse de cette vie qui coule en nous, mais…peux-tu comprendre cela ? 

- Oui mais cela est tellement différent de mon schéma de vie… 

- Essaie, si tu le veux, de t’identifier à moi et d’imaginer ma vie. Ferme les yeux, projette-toi en pensée dans mon tronc, et tu comprendras… 

- Ok, j’essaie… 

TILLEUL2Je ferme donc les yeux et j’entame une méditation qui me fait rapidement me projeter à l’intérieur de l’arbre. Je me glisse dans son tronc et je m’aperçois que je n’y suis nullement à l’étroit, mes bras sont devenus les branches que je tends vers le ciel. Je suis devenue l’arbre et je ressens ses émotions : le calme, la sérénité mais également la joie d’être ce que je suis, un être totalement imprégné du divin. Je sens le vent qui glisse sur mes branches, j’entends les bruits de la vie autour de moi, mes frères et moi communiquons, nous nous  » parlons « . Puis subitement, je vois défiler le temps et les saisons : le printemps lorsque immuablement la vie sort de moi, l’été, lorsque je suis chargé de ces nouvelles promesses de vie, l’automne lorsque peu à peu mes feuilles se dessèchent et meurent et l’hiver lorsque je suis nu, en repos et en attente du prochain printemps. La vie est simple, si simple. 

J’émerge toute étourdie de cet état méditatif qui a duré peut-être dix minutes et je remercie Théodore de m’avoir permis d’expérimenter SA vie. Et c’est vrai que tout paraît si simple vu de son point de vue. Mes petits problèmes quotidiens me paraissent bien futiles comparés à l’expérience fabuleuse de simplicité que je suis en train de vivre. Oui, décidément, Théodore est un grand sage ! (…) 

par Marie-Hélène de Magazine n° 40 Fleurs de la Nouvelle Terre

Ce texte est un extrait de l’ouvrage en préparation consacré à la communication avec les esprits de la Nature. 

 

À propos de francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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