Des rayons de lumière entre plantes et humains

24 avril 2017

BIODIVERSITE

 

 Les plantes communiquent essentiellement par images. Il n’est pas si fréquent de rencontrer des païens ou des sorciers qui cherchent à recevoir l’enseignement des plantes « à la source », c’est-à-dire des plantes elles-mêmes. 

Nombreux sont ceux qui vont privilégier l’utilisation d’herbes et de simples dans leurs potions ou comme décoration sur leurs autels. La plupart du temps, dans un but bien précis : célébrer, rencontrer l’amour, trouver un nouveau job ou que sais-je encore. J’en connais peu qui s’asseyent à proximité d’un buisson de lavande et posent tout bêtement la question : « qu’as-tu à m’enseigner ? » Encore moins nombreux sont ceux qui demanderont : « comment puis-je t’aider à accomplir ta mission ? ». Là encore, je me dis que si les plantes nous enseignent principalement par le biais d’images, il est possible de communiquer nous-mêmes en leur envoyant des images. Cela me semble évident. Prenons la rose par exemple. 

Si elle travaille avec l’amour, pourquoi ne pas l’encourager, soutenir son oeuvre en visualisant des images où l’amour est présent ? Une mère qui tient son enfant dans ses bras ? Deux amis qui se retrouvent après une longue absence ? C’est un exercice que je pratique régulièrement. 

C’est une manière pour moi de montrer à l’esprit de la plante que oui, j’ai bien reçu son enseignement.

Chez francesca

J’ai pour habitude de noter des idées qui jaillissent en moi tandis que je médite. Le 12 août 2016, j’ai noté ceci dans mon grimoire :

«si de nombreuses plantes ont des missions et des valeurs proches de l’humanité, ce n’est pas simplement pour servir l’humanité, mais parce que ces mission et ces valeurs ne sont pas celles de la seule humanité». 

Par exemple, l’amour ne concerne pas que les humains (ou les animaux). Il est aussi une valeur importante pour certaines plantes. La mélisse citronnelle, par exemple, apprécie que les créatures coopèrent entre elles. Le pissenlit, lui, entoure les exclus. C’est sans doute là une notion difficile à appréhender pour nous qui avons tendance à croire que l’Amour, le Partage, la Paix, l’Honneur, l’Entraide… sont des valeurs purement humaines. Les voir chez l’animal demande déjà de notre part un effort, une réflexion, une part d’acceptation. Alors les voir chez la plante…. 

Lorsque j’ai rencontré celui qui partage ma vie, je l’ai fréquemment assommé avec cette phrase : « les mauvaises herbes, cela n’existe pas ». On m’objectera qu’il existe bien une kyrielle de plantes empoisonneuses mais là n’est pas le sujet. Je voulais attirer son attention sur l’ortie, le pissenlit, le plantain, toutes plantes que certains qualifient volontiers de « mauvaises herbes ». C’est ainsi qu’il s’est, au fil du temps, intéressé à l’herboristerie. C’est ainsi également que nous avons franchi la porte d’un cours d’herboristerie l’année passée, un enseignement qui se donne en Belgique sur trois ans, un samedi par mois. Il y est forcément question principalement des propriétés médicinales des plantes, de leurs actions physiologiques et de leurs propriétés pharmacologiques. Mais je me souviens qu’un jour le professeur émit une remarque qui me surprit : « les molécules thérapeutiques que les plantes produisent servent d’abord à elles-mêmes. A la base, elles n’en ont que faire de nous aider, nous. Elles veulent s’aider elles-mêmes et il se trouve que par hasard, cela peut nous aider, nous, aussi. » La phrase serpenta en moi avec son lot d’autres questions. OK ! Je peux comprendre que des molécules fongicides, viricides ou bactéricides servent d’abord à ce que la plante se défende contre des champignons, des virus et des bactéries qui la menacent, elle. Je peux même comprendre que les molécules toxiques pour les animaux participent à ce même processus de défense et qu’elles aident la plante à se débarrasser plus ou moins proprement des prédateurs qui la broutent. Mais donc que telle plante purifie votre sang, dégorge votre foie, décongestionne votre prostate ou facilite votre digestion ne sont que des effets secondaires ? 

Car après tout, me dira-t-on, la plante n’en a rien à fiche que son cocktail de molécules régule votre circulation cardiaque. Il sert d’abord pour elle, d’une autre manière. C’est un hasard, c’est tout, si ces molécules agissent aussi sur votre tension. A moins, bien sûr, qu’elle cherche à assurer votre survie parce que vous lui êtes nécessaire. On peut fort bien imaginer en effet que la plante soigne l’animal qui participe à la propagation de ses graines. Et donc, à nouveau, qu’en assurant votre survie, la plante cherche d’abord à s’aider, elle. Et là, je ne peux m’empêcher de penser que tout dépend de la manière dont on perçoit le monde. 

francesca blog

Si on perçoit celui-ci comme un ensemble de créatures qui n’ont pas d’autre objectif que de naître, se nourrir, se défendre et se reproduire avant de mourir, c’est d’accord. Si c’est chacun pour sa gueule en ce monde, je comprends qu’on ne puisse imaginer les propriétés pharmaceutiques des plantes que comme des effets secondaires produits par des molécules qui ne servent, à la base, qu’à la survie des plantes elles-mêmes. 

Mais je perçois le monde différemment. Je le perçois comme une immense conscience qui vit et s’exprime à travers chaque créature. Celles-ci ne cherchent pas uniquement leur survie. Elles communiquent entre elles et participent à l’évolution du monde dans son ensemble. Si on perçoit le monde de cette manière, il devient normal que les plantes produisent des molécules pharmaceutiques pas seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour soigner d’autres Francescacréatures qui font partie de la même conscience planétaire qu’elles. Il devient également normal que ces différentes créatures puissent communiquer. Et que cette communication ne se fasse pas seulement physiquement, mais aussi en esprit. 

Oui, on peut communiquer avec l’esprit des plantes. Oui, on peut recevoir leur enseignement. Oui, on peut les assister dans leur mission spirituelle en joignant à elles notre prière humaine, le pouvoir de notre visualisation. Oui, encore, les plantes nous soignent. Et nous les aidons également. Physiquement, d’abord, en les arrosant, en les dégageant de ce qui les étouffe dans leur croissance, voire même en leur prodiguant des soins énergétiques. Mais également spirituellement, en joignant nos pensées aux leurs. En nous connectant à elles, simplement. 

Il ne s’agit pas de chercher comment elles peuvent nous aider. En tout cas, pas seulement. Il s’agit également de se demander comment, avec elles, en coopérant avec elles, en travaillant avec elles, en nous joignant à elles, nous participons à l’évolution de cette conscience planétaire à laquelle nous appartenons. Et cela, je pense, c’est un travail spirituel pour toute une vie. Sur cette conclusion, je vous souhaite une agréable et verte journée. 

Retrouvez les articles de Fed Lefaune sur

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À propos de francesca7

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