Comprendre notre Relation à la Nature

3 avril 2017

BIODIVERSITE

 

 Je ne sais pas si vous avez découvert quelle est votre relation avec la nature. Il n’y a pas de relation « juste » mais seulement la compréhension de la relation.

A fleurs animées

Parler de relation juste implique uniquement l’acceptation d’une formule, de même pour une pensée juste. Une pensée juste et penser de façon juste sont deux choses différentes. Une pensée juste, c’est seulement se conformer à ce qui est correct, respectable, tandis que penser de façon juste est un mouvement. C’est le fruit de la compréhension et la compréhension subit constamment des modifications, des changements. De même, il y a une différence entre une relation juste et la compréhension de notre relation avec la nature. Quelle relation avez-vous avec la nature ? (par nature il faut entendre les rivières, les arbres, les oiseaux au vol rapide, les poissons dans l’eau, les minéraux sous la terre, les cascades et les toute petites mares). Quelle relation avez-vous avec tout cela ?

La plupart d’entre nous ne sont pas conscients de cette relation. Jamais nous ne regardons un arbre vraiment ou si nous le faisons, c’est pour l’utiliser, nous asseoir sous son ombrage ou l’abattre pour en faire du bois de construction. En d’autres termes, nous regardons les arbres dans un but utilitaire. Nous ne regardons jamais un arbre sans nous projeter sur lui ou l’utiliser à notre convenance. Nous traitons la terre et ses ressources de la même façon. Nous n’aimons pas la terre, nous nous contentons de l’utiliser. Si nous l’aimions vraiment, nous utiliserions ses ressources avec frugalité. Si nous voulons comprendre notre relation avec la terre, nous devons puiser dans ses ressources avec beaucoup plus d’égards. Comprendre notre relation avec la nature est aussi difficile que de comprendre notre voisin, notre femme et nos enfants

Si l’on perd le contact avec la nature, on perd le contact avec l’humanité. Coupé de tout rapport avec la nature, on devient un tueur. On peut alors massacrer des bébés phoques, des baleines, des dauphins et des hommes, pour le profit, le « sport », pour sa nourriture ou au nom de la science. La nature se sent alors menacée par vous et vous prive de sa beauté. Vous pourrez effectuer de longues promenades dans les bois ou camper dans des endroits merveilleux, vous resterez un tueur et tout rapport d’amitié avec ces lieux vous sera refusé. Vous n’êtes probablement proche de rien ni de quiconque, qu’il s’agisse de votre femme ou de votre mari. Vous êtes bien trop occupé, pris dans la course des profits et des pertes et dans le cycle de votre propre pensée, de vos plaisirs et de vos douleurs.

Vous vivez dans les ténèbres de votre propre isolement et vouloir le fuir vous plonge dans des ténèbres encore plus profondes. Vous ne vous préoccupez que d’une survie à court terme, irréfléchie, que vous soyez accommodant ou violent. Et des milliers d’êtres meurent de faim ou sont massacrés à cause de votre irresponsabilité. Vous abandonnez la marche de ce monde aux politiciens corrompus et menteurs, aux intellectuels, aux spécialistes. Etant vous-mêmes dépourvu d’intégrité, vous édifiez une société immorale, malhonnête, qui repose sur l’égoïsme absolu. Et quand vous tentez de fuir cet univers dont vous êtes seul responsable, c’est pour aller sur les plages, dans les bois ou faire du « sport » avec un fusil.

Il est possible que vous sachiez tout cela, mais cette connaissance ne peut nullement vous transformer. Ce n’est qu’en éprouvant le sentiment de faire partie intégrante du tout que vous serez relié à l’univers.

Krishnamurti

Propos de Krishnamurti  http://www.krishnamurti-france.org

Aucune œuvre réalisée par l’homme ne pourra égaler celles de la nature. Aucune invention, aucune création humaine ne contient la majesté, la puissance infatigable, l’immensité que notre mère nature nous offre gracieusement à chaque instant.

Alors que l’homme travaille avec acharnement, avec labeur, afin d’innover, de recopier, ou de construire une oeuvre qui connaîtra toujours un achèvement, un état figé, la nature lui propose à tout moment un spectacle sans cesse nouveau, sans cesse changeant, sans hésitation, d’une variété et d’une richesse inépuisables, sans fatigue, sans relâche, tout simplement naturellement.

Et c’est en cela que se trouve la beauté : dans la simplicité.
La simplicité est la signature de la nature.

Nous ne pourrons jamais imiter la spontanéité, la mouvance, la diversité, le jeu des lumières et des couleurs que les paysages nous envoient. C’est à chaque fois différent et surtout sans cadre qui limite. La beauté emplit d’un seul coup tout notre espace, et nous pénètre quand nous savons être perceptifs, observateurs, contemplatifs.

La beauté de la nature invite au silence, est indicible. Elle suscite en nous l’humilité, un état méditatif et le respect de ce tout dont nous faisons partie…

La magie de la photographie de nature est de capturer à la volée un instant particulier avant qu’il ne disparaisse. Un instant unique parmi les innombrables qui nous sont proposés et que nous offrirons par la suite au regard, à l’imagination de ceux qui n’étaient pas là.

Ces instants dérobés nous apparaissent à tout moment quand on prend le temps d’observer les mouvements, les métamorphoses. Quand on se laisse partir à rêver dans ces décors, un simple paysage peut nous emmener dans des abstractions inattendues, tellement loin de notre réalité quotidienne.

Merci à Didier LEPEIGNEUL sur le blog de Francesca http://quetedesoi.unblog.fr

À propos de francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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