Les fleurs dans la mythologie

Les fleurs sont l’attribut de la Flore et parfois de l’Aurore ainsi que les figures allégoriques du Printemps, de la Logique, de l’Espérance et de l’odorat. La Logique, un des sept arts libéraux, porte parfois un bouquet de fleurs. L’Espérance détient aussi cet attribut car la fleur annonce la future naissance du fruit. Au niveau mythique, Zéphyr, le vent du printemps, s’étant épris de Flore, l’enlève et s’unit à elle en mariage : en gage de son amour, il lui offre de régner sur les champs et jardins cultivés.

fleurs

Nous retrouvons dans certaines représentations, Aurore sur son char répandant des fleurs, qui annonce la lumière nouvelle du jour. Dans l’iconographie des quatre saisons, le Printemps est figuré sous les traits d’une jeune femme qui porte des fleurs ou les parsème sur les prairies.

L’iconographie des cinq sens représente l’odorat sous la forme de compositions florales, ou sous l’aspect d’une figure qui tient à la main un bouquet de fleurs ou en hume les parfums.

Depuis l’antiquité, l’image de la fleur est associée à l’idée de la brièveté de la vie, de la beauté et des Vertus.

Quelques légendes de la Mythologie des Fleurs, comme par exemple :

 
La naissance de la rose

roseZéphyr, le vent d’ouest, fut d’abord un vent particulièrement violent et impulsif. C’est plus tard seulement qu’on le considéra comme un vent doux et léger qui amenait la fonte des neiges. Les Grecs le représentaient sous la figure d’un jeune homme ailé au front couvert de violettes et de primevères.

Il aperçut un jour une nymphe d’une très grande beauté et tomba immédiatement amoureux d’elle. Pourquoi attendre ? La saisissant entre ses bras puissants, il l’enleva et la transporta chez lui pour l’épouser. En cadeau de mariage, il lui offrit le pouvoir de contrôler l’éclosion et la floraison des fleurs au printemps.

Il est midi. Pour fuir la chaleur lourde qui écrase les plaines et les champs, Chloris a choisi de se promener dans les bois. Elle aime ces moments de solitude et marche en se laissant bercer par le silence tiède et feutré. L’herbe et la mousse étouffent ses pas. Elle a presque l’impression d’être seule au monde.

Les arbres s’éclaircissent et laissent place à une clairière ronde qu’illumine un soleil  éblouissant. Aveuglée, Chloris met une paume en visière pour regarder devant elle.

Un détail retient son attention : quelle est cette forme noire étendue au milieu des tiges jaunes et cassantes ? S’agit-il d’un humain, d’un animal ? Elle reste immobile et attend. Rien ne se produit. Elle gagne pas à pas la frontière entre ombre et lumière et appelle doucement : « Psssstttt ». Personne ne lui répond.

Un pas de plus, puis un autre et un autre. La forme horizontale se précise. Elle laisse apparaître le contour d’une épaule et d’un bras. Le cœur battant, Chloris marche de plus en plus vite. Elle arrive près du corps inerte, se penche et découvre le visage d’une femme très pâle, aux yeux clos et aux lèvres décolorées. Cette femme est une nymphe, comme Chloris. Plus aucun souffle ne fait battre son cœur. Les yeux inondés de larmes, Chloris s’effondre sur le corps sans vie. Les larmes qui roulent sur ses joues inondent le sol aride. Ils forment une mare autour de la silhouette immobile qui retrouve force et vigueur. Une tige se dresse à la verticale, couverte de minuscules feuilles dentelées.

La femme de Zéphyr a fait la seule chose qui était en son pouvoir : redonner vie à la nymphe défunte en la métamorphosant en fleur. Mais ses cris et ses pleurs ont résonné à travers la clairière. Ils se répercutés d’arbre et arbre et sont montés jusqu’au ciel, chargés d’une telle émotion que dieux et déesses de l’Olympe ont senti une émotion rare les envahir. Que se passait-il sur Terre ? Pourquoi un tel chagrin ?

Aphrodite, déesse de l’amour, arrive la première aux côtés de Chloris. Elle devine ce qui est arrivé et, tendant la main vers la fleur nouvelle, déclare : « Je t’offre la beauté éternelle ».
Dionysos la suit de près. Il pose un index sur le bouton qui s’épanouit lentement. Une goutte se forme au bout du doigt, qui roule dans la corolle maintenant grande ouverte : — Je t’offre ce nectar, déclare le dieu du vin. Tu en tireras un parfum qui te rendra unique et que toutes t’envieront.

C’est au tour des trois Grâces d’intervenir. Ces déesses, filles de Zeus, personnifient la beauté et l’harmonie. Euphrosyne offre le charme à la rose qui vient de naître. Thalie et Aglaïa y ajoutent l’éclat et la joie. Reste Apollon, dieu de la lumière. En face de lui, se dresse maintenant la plus belle et la plus odorante des fleurs.

Étendant les mains en avant, il envoie ses rayons dorés sur les pétales veloutés et déclare : « Je te couronne reine des Fleurs ».

Ou bien encore : 

IRISL’iris et l’arc-en-ciel

Thaumas est fils de la Terre. Electra est fille de l’Océan. Un drôle de couple, qui fera de drôles d’enfants. D’un côté l’éclatante Iris.

D’un autre Célæno (l’Obscurité), Ællo (la Tempête) et Ocythoé (la Rapide). Toutes trois possèdent un visage de vieille femme, un corps de vautour, un bec et des ongles crochus. Leurs mamelles pendent dans le vide et leur passage est annoncé par une odeur si infecte qu’on ne peut approcher ce qu’elles ont touché. Ces monstres répugnants ont laissé une trace dans notre langue : elles sont connus sous le nom de… Harpyes!

En grec, son nom signifie arc-en-ciel et les poètes prétendent qu’en effet, l’arc-en-ciel est la trace laissée par le pied d’Iris alors qu’elle se hâte de descendre de l’Olympe. Car Iris est toujours en mouvement. Messagère des dieux, elle voyage à la vitesse du vent et apporte les messages divins aux hommes. Pourvue d’ailes, légère et rapide, un voile multicolore se déploie dans son dos. N’a-t-on pas affirmé que ce voile, au lieu d’être taillé dans le tissu, était constitué de perles de rosée… irisées ?

Iris a également pour fonction de garantir les serments prêtés par les Dieux. En effet, un dieu qui ne tiendrait pas ses promesses serait immédiatement sanctionné : plongé pendant 9 ans dans un sommeil proche de la mort, il serait ensuite exilé de l’Olympe pendant 81 ans !

Autre fonction d’Iris : c’est elle qui va couper le cheveu fatal des femmes qui sont sur le point de mourir afin de délivrer leur âme de leur corps. Bien qu’au service de tous les dieux, Iris est à la fois la confidente et la servante d’Héra. C’est elle qui est chargée de faire son lit, de prendre soin de son appartement ou l’aider à faire sa toilette.

Aujourd’hui encore, dans le langage des fleurs, l’iris est annonciateur de messages et de bonnes nouvelles. 

À propos de francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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