La sagesse de la noisette

10 février 2017

d - le noisetier

 

La noisette symbolise la sagesse c’est pourquoi le noisetier est associé au puits et à un enseignement caché, difficile d’accès. C’était le bois des baguettes (magiques) des druides et des bardes.

Légende : Si l’on dormait sous ses branches, il arrivait que l’on fasse des rêves prophétiques. C’est pour cela que les sourciers se servent de ses branches comme baguettes pour découvrir des sources cachées sous la terre. Le noisetier est associé aux puits et est souvent planté non loin d’eux, afin d’en assurer la protection. Dans la mythologie celtique, le noisetier était le gardien de la source des sciences. Les licornes et les fées, initiatrices de l’enseignement druidique, se cachaient dans ses branches. Le noisetier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides. Une ancienne coutume bretonne voulait que l’on place une corbeille remplie de noisettes sous le lit des jeunes mariés afin que leur union soit féconde.

Noisettes

Méditer sous cet arbre : La méditation près d’un noisetier portera sur la connaissance et le savoir, l’expérience dont on tire des fruits, et la manière dont on doit s’ouvrir afin de recevoir de nouvelles connaissances.

Dans le langage floral : Les fleurs du noisetier désignent le désir et la capacité de réconciliation.

Vertus médicinales : La médecine des plantes lui emprunte son écorce, ses chatons, ses feuilles et ses fruits. Le noisetier est connu pour ses vertus dépuratives, diurétiques, antihémorragiques, astringentes, cicatrisantes et fébrifuges. Il est aussi utilisé pour soutenir les traitements de beauté, et lutter contre la dermatose, les calculs urinaires, la sénescence, les ulcères et les varices, pour chasser les parasites intestinaux et équilibrer les menus des diabétiques.

En savoir plus : Avant d’être un arbuste cultivé et d’ornement, le noisetier est une espèce sauvage ancienne, dont le pollen dans les diagrammes polliniques présente des courbes très irrégulières qui ont été associées à des périodes de déglaciation ou de « mise en lumière » d’un milieu antérieurement boisé (suite à des incendies de forêt, à de violentes tempêtes ou suite à des occupations humaines accompagnant des défrichements (avec ou sans mises en culture).

De telles observations ont été faites par exemple dans le Jura par Richard en 1995, ou encore dans le nord de l’Angleterre, au sud de l’Écosse ou en Irlande par Rackam (1980) dès le Néolithique. Les pics passés de pluies de pollens fossilisées dans les tourbières correspondent d’ailleurs à des pics de pollens d’herbacées remarquait Aaby au Danemark en 1986 et/ou de de plantes typiquement héliophiles de milieux ouverts comme Calluna ou Pteridium complétait Andersen en 1973, pouvant signer des modifications du milieu induites par des troupeaux d’herbivores ou une déforestation d’origine humaine (quand par exemple l’accroissement de la pluie de pollens de Corylus s’accompagne de l’apparition de celle de plantes cultivées (Richard, 1997) ou de traces de pâturage (forte proportion de plantes herbacées selon Andersen, 1988).

Noisettes

Ces traces des pluies polliniques anciennes sont conservées dans les tourbières, mais aussi dans le sol de certaines grottes et les sédiments lacustres (ainsi un sondage palynologique des sédiments du lac de Remoray a montré dans le Doubs une apparition de pollens de céréales (Richard et Ruffaldi, 1996) concomitante à une augmentation de pollens du noisetier.

Le noisetier serait une des rares espèces de l’ère secondaire (- 70 millions d’années) à avoir survécu jusqu’à nos jours. Jadis, le Corylus, était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche. De tout temps le coudrier apparaît dans la littérature si l’on s’en réfère notamment à Virgile : il est dit dans les Bucoliques que les coudriers et les fleuves ont été témoins de la douleur des nymphes occasionnée par la mort de Daphnis. Par ailleurs, dans Tristan et Iseut, l’amour existe à la seule condition que le coudrier puisse s’enlacer au chèvrefeuille. Dans le cas contraire, les deux dépérissent. Le coudrier a toujours été source d’histoires magiques. Il était utilisé pour des incantations par les druides. Il a aussi été utilisé par les sourciers et les chercheurs d’or. Selon la légende le noisetier était utilisé par les sorcières pour fabriquer leur balai. 

La noisette est un fruit sec oléagineux certes calorique mais d’un grand intérêt nutritionnel, riche en acides gras insaturés, en vitamine E et en magnésium. Récoltée d’août à octobre, on l’achète fraîche ou sèche, en coque ou décortiquée. Elle se glisse dans de nombreuses recettes ou se croque telle quelle.

Ecureuil NoisettePrésentation

La noisette est le fruit du noisetier, autrefois appelé coudrier, un arbuste de la famille des Bétulacées. Les deux principales espèces cultivées à des fins commerciales sont Corylus avellana (noisetier commun) et Corylus colurna (noisetier de Byzance), mais il en existe bien d’autres. Elle est récoltée entre août et octobre, et peut se consommer fraîche ou sèche.

La noisette est, comme l’amande ou la noix, un fruit à coque. Elle fait partie des fruits secs oléagineux (riches en huile), et elle est appréciée pour sa saveur très fine. Sa taille et sa forme, ronde ou allongée, dépendent des variétés (il en existe plusieurs dizaines) : Aveline, Longue d’Espagne, Corabel, Fertile de Coutard, Coxford, Gunslebert, Impériale de Trébizonde, Ronde du Piémont…

Origine et histoire

Le noisetier est originaire d’Asie Mineure. Il semble avoir été domestiqué par l’homme dès la Préhistoire, notamment dans l’actuelle Turquie. Il s’est répandu en Europe durant l’Antiquité, grâce aux Romains, mais il n’y a été cultivé à grande échelle qu’à partir du XVIIe ou du XVIIIe siècle.

Le noisetier apprécie les climats doux et relativement humides : il se plaît en bord de mer ou dans les régions bénéficiant d’un climat océanique. Aujourd’hui, les principaux pays producteurs de noisette sont la Turquie (75% de la production mondiale), l’Italie, l’Espagne ou encore les Etats-Unis. En France, la noisette est cultivée dans le Sud-Ouest, les Pyrénées-Orientales, et en Corse.

>> Lire :>> en savoir plus sur le noisetier

Atouts nutritionnels

L’une des principales caractéristiques de la noisette est sa valeur énergétique élevée (385kCal/100g), due à sa teneur en lipides qui avoisine les 36g aux 100g. Elle est ainsi très calorique, mais ces lipides sont essentiellement des acides gras mono-insaturés, comme l’acide oléique (ou oméga 9). Cet acide gras lui confère des propriétés semblables à celles de l’huile d’olive en termes de santé cardio-vasculaire : il contribue à diminuer le taux de cholestérol (cholestérol total et LDL-cholestérol, le « mauvais »). La noisette contient aussi des phytostérols, qui diminuent l’assimilation du cholestérol au niveau de l’intestin.

Les vertus de la noisette ne s’arrêtent pas là : elle est une excellente source de vitamine E (puissamment antioxydante) et de minéraux et oligo-éléments : magnésium surtout, mais aussi fer, manganèse, cuivre, zinc… Elle renferme aussi des quantités non négligeables de vitamines B1 et B6. Enfin, elle présente une teneur intéressante en protéines végétales (8g/100g) et en fibres (6,5g/100g).

>> Lire : Fruits secs : un atout pour la santé

La choisir et la conserver

En saison, c’est-à-dire à partir du mois d’août, et jusqu’au début de l’automne, on peut trouver des noisettes fraîches, dans leur enveloppe encore verte. Dans ce cas-là, choisissez-les bien pleines : secouez-les et évitez celles qui émettent un bruit de grelot. Les noisettes fraîches se conservent peu de temps, bien au sec et hors du réfrigérateur.

On trouve plus fréquemment des noisettes sèches, en coque ou décortiquées. Elles ont l’avantage de bien se conserver, au sec (plusieurs mois si elles sont en coque, plusieurs semaines si elles sont décortiquées, une fois le sachet ouvert) et d’être commercialisées tout au long de l’année. Si vous les achetez en coque, vérifiez qu’elles ne sont ni fêlées, ni percées de petits trous (signe de la présence d’un vers). Si elles sont décortiquées, protégez-les du rancissement en les plaçant dans une boîte hermétique, hors du réfrigérateur afin d’éviter leur ramollissement.

Noisettes

En cuisine

La noisette se consomme généralement avec sa fine enveloppe brune, mais si vous le souhaitez, vous pouvez aussi l’émonder, en la faisant griller légèrement à la poêle ou au four, puis en la frottant dans un torchon. Selon les variétés, la petite peau brune se détachera alors facilement.

On déguste la noisette telle quelle : une petite poignée au petit déjeuner (dans les céréales type muesli, par exemple), au goûter ou en dessert (délicieux avec de la pomme) permet de profiter pleinement de sa saveur délicate, de son croquant et de ses bienfaits nutritionnels. On peut aussi la proposer en apéritif, en alternative intéressante aux sempiternelles cacahuètes.

Concassée ou en poudre, elle sublime de nombreux desserts (gâteaux, cakes, crèmes et flans, biscuits, glaces…). Hachée, elle donne une touche d’originalité aux poissons (essayez-la dans une panure), aux viandes et aux volailles (glissez-en sous la peau d’un poulet à rôtir, par exemple), aux salades composées, aux tartes salées (savoureuse avec du fromage de chèvre), aux plats de céréales ou de légumes… Enfin, elle se marie bien avec les fromages, notamment le Cantal, le Saint Nectaire, et les fromages de brebis.

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À propos de francesca7

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