Mythes et légendes du chêne

28 octobre 2016

a - le CHENE

 

De tout temps et dans toutes les civilisations, le chêne vert a été symbole de force, de majesté, de sagesse, de prophétie, de générosité, de puissance, de longévité, de fidélité, d’élévation. Il occupe le premier rang dans les traditions populaires et fait l’objet d’une véritable vénération. Par sa verticalité aérienne et la profondeur de ses racines il est souvent axe du monde (axis mundi) instrument de communication entre les mondes souterrains (l’enfer) et le ciel (ascension au paradis) il est un passage obligé entre le ciel et la terre. A lui seul l’arbre représente les quatre éléments de l’alchimie, donc la vie : l’eau qui circule dans sa sève, l’air qui pénètre par ses feuilles, la terre qui nourrit ses racines et le feu qui consume son bois si l’on se réfère à la tradition chinoise.

La linguistique nous montre que le chêne et ses différents noms sont associés à la lettre daleth, la lettre hébraïque pour « D » signifiant la porte, comme la racine dwr du Sanscrit. Cette idée de « passage » se retrouve dans le mot « porte » exprimé en anglais (door) en allemand « tür » en grec ancien « thura » en vieux gaëlique « dorus ». Ils sont issus d’une racine commune que l’on retrouve dans Duir (le chêne en celte).

légende du chêne

Le chêne est l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides. Il tenait une place centrale dans la religion gauloise. Les rituels se pratiquaient dans les forêts où les arbres marquaient les limites de l’espace sacré . Sur leur tronc on inscrivait les lettres sacrées (signes ogamiques, runiques). Pendant longtemps ces chênes sacrés qui portaient un nom spécifique qui les personnifiait reçurent des offrandes diverses et furent l’objet de dévotions particulières dont certaines perdurent encore. Le chêne est l’emblème de l’hospitalité, et les gaulois, les celtes l’adoraient, à l’instar des grecs, comme le temple vivant où demeuraient les nymphes.

Le chêne vert, le plus majestueux des chênes, dans la religion hellénique fut honoré par Zeus. Les Hellènes fabriquaient leurs idoles, les plaçaient dans des arbres, les plus anciens et les plus beaux. L’arbre était l’habitat du dieu, identifié à lui. Telle fut l’origine des chênes sacrés et des bois sacrés. D’après Hésiode, au IV siècle avant l’ère courante. Zeus rendait des oracles dans la forêt d’yeuse de Dodone en Grèce, le sanctuaire le plus célèbre de la contrée. Et c’est dans le bruissement des feuilles que l’oracle décryptait les messages de Zeus. Suprême honneur, Zeus transforma Philémon en chêne afin de le remercier de sa piété et c’est aux branches d’un chêne que l’on suspendit la toison d’or. Le chêne, symbole de la force et de la sagesse était aussi consacré à Jupiter. Le culte du chêne passa de la Grèce à l’Italie par la Sicile. Chez les peuples nordiques, le chêne fut consacré aux dieux Eus, Dag da, Teutatès, Wotan, Thor…

 

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