24 avril 2017

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Des rayons de lumière entre plantes et humains

 

 Les plantes communiquent essentiellement par images. Il n’est pas si fréquent de rencontrer des païens ou des sorciers qui cherchent à recevoir l’enseignement des plantes « à la source », c’est-à-dire des plantes elles-mêmes. 

Nombreux sont ceux qui vont privilégier l’utilisation d’herbes et de simples dans leurs potions ou comme décoration sur leurs autels. La plupart du temps, dans un but bien précis : célébrer, rencontrer l’amour, trouver un nouveau job ou que sais-je encore. J’en connais peu qui s’asseyent à proximité d’un buisson de lavande et posent tout bêtement la question : « qu’as-tu à m’enseigner ? » Encore moins nombreux sont ceux qui demanderont : « comment puis-je t’aider à accomplir ta mission ? ». Là encore, je me dis que si les plantes nous enseignent principalement par le biais d’images, il est possible de communiquer nous-mêmes en leur envoyant des images. Cela me semble évident. Prenons la rose par exemple. 

Si elle travaille avec l’amour, pourquoi ne pas l’encourager, soutenir son oeuvre en visualisant des images où l’amour est présent ? Une mère qui tient son enfant dans ses bras ? Deux amis qui se retrouvent après une longue absence ? C’est un exercice que je pratique régulièrement. 

C’est une manière pour moi de montrer à l’esprit de la plante que oui, j’ai bien reçu son enseignement.

Chez francesca

J’ai pour habitude de noter des idées qui jaillissent en moi tandis que je médite. Le 12 août 2016, j’ai noté ceci dans mon grimoire :

«si de nombreuses plantes ont des missions et des valeurs proches de l’humanité, ce n’est pas simplement pour servir l’humanité, mais parce que ces mission et ces valeurs ne sont pas celles de la seule humanité». 

Par exemple, l’amour ne concerne pas que les humains (ou les animaux). Il est aussi une valeur importante pour certaines plantes. La mélisse citronnelle, par exemple, apprécie que les créatures coopèrent entre elles. Le pissenlit, lui, entoure les exclus. C’est sans doute là une notion difficile à appréhender pour nous qui avons tendance à croire que l’Amour, le Partage, la Paix, l’Honneur, l’Entraide… sont des valeurs purement humaines. Les voir chez l’animal demande déjà de notre part un effort, une réflexion, une part d’acceptation. Alors les voir chez la plante…. 

Lorsque j’ai rencontré celui qui partage ma vie, je l’ai fréquemment assommé avec cette phrase : « les mauvaises herbes, cela n’existe pas ». On m’objectera qu’il existe bien une kyrielle de plantes empoisonneuses mais là n’est pas le sujet. Je voulais attirer son attention sur l’ortie, le pissenlit, le plantain, toutes plantes que certains qualifient volontiers de « mauvaises herbes ». C’est ainsi qu’il s’est, au fil du temps, intéressé à l’herboristerie. C’est ainsi également que nous avons franchi la porte d’un cours d’herboristerie l’année passée, un enseignement qui se donne en Belgique sur trois ans, un samedi par mois. Il y est forcément question principalement des propriétés médicinales des plantes, de leurs actions physiologiques et de leurs propriétés pharmacologiques. Mais je me souviens qu’un jour le professeur émit une remarque qui me surprit : « les molécules thérapeutiques que les plantes produisent servent d’abord à elles-mêmes. A la base, elles n’en ont que faire de nous aider, nous. Elles veulent s’aider elles-mêmes et il se trouve que par hasard, cela peut nous aider, nous, aussi. » La phrase serpenta en moi avec son lot d’autres questions. OK ! Je peux comprendre que des molécules fongicides, viricides ou bactéricides servent d’abord à ce que la plante se défende contre des champignons, des virus et des bactéries qui la menacent, elle. Je peux même comprendre que les molécules toxiques pour les animaux participent à ce même processus de défense et qu’elles aident la plante à se débarrasser plus ou moins proprement des prédateurs qui la broutent. Mais donc que telle plante purifie votre sang, dégorge votre foie, décongestionne votre prostate ou facilite votre digestion ne sont que des effets secondaires ? 

Car après tout, me dira-t-on, la plante n’en a rien à fiche que son cocktail de molécules régule votre circulation cardiaque. Il sert d’abord pour elle, d’une autre manière. C’est un hasard, c’est tout, si ces molécules agissent aussi sur votre tension. A moins, bien sûr, qu’elle cherche à assurer votre survie parce que vous lui êtes nécessaire. On peut fort bien imaginer en effet que la plante soigne l’animal qui participe à la propagation de ses graines. Et donc, à nouveau, qu’en assurant votre survie, la plante cherche d’abord à s’aider, elle. Et là, je ne peux m’empêcher de penser que tout dépend de la manière dont on perçoit le monde. 

francesca blog

Si on perçoit celui-ci comme un ensemble de créatures qui n’ont pas d’autre objectif que de naître, se nourrir, se défendre et se reproduire avant de mourir, c’est d’accord. Si c’est chacun pour sa gueule en ce monde, je comprends qu’on ne puisse imaginer les propriétés pharmaceutiques des plantes que comme des effets secondaires produits par des molécules qui ne servent, à la base, qu’à la survie des plantes elles-mêmes. 

Mais je perçois le monde différemment. Je le perçois comme une immense conscience qui vit et s’exprime à travers chaque créature. Celles-ci ne cherchent pas uniquement leur survie. Elles communiquent entre elles et participent à l’évolution du monde dans son ensemble. Si on perçoit le monde de cette manière, il devient normal que les plantes produisent des molécules pharmaceutiques pas seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour soigner d’autres Francescacréatures qui font partie de la même conscience planétaire qu’elles. Il devient également normal que ces différentes créatures puissent communiquer. Et que cette communication ne se fasse pas seulement physiquement, mais aussi en esprit. 

Oui, on peut communiquer avec l’esprit des plantes. Oui, on peut recevoir leur enseignement. Oui, on peut les assister dans leur mission spirituelle en joignant à elles notre prière humaine, le pouvoir de notre visualisation. Oui, encore, les plantes nous soignent. Et nous les aidons également. Physiquement, d’abord, en les arrosant, en les dégageant de ce qui les étouffe dans leur croissance, voire même en leur prodiguant des soins énergétiques. Mais également spirituellement, en joignant nos pensées aux leurs. En nous connectant à elles, simplement. 

Il ne s’agit pas de chercher comment elles peuvent nous aider. En tout cas, pas seulement. Il s’agit également de se demander comment, avec elles, en coopérant avec elles, en travaillant avec elles, en nous joignant à elles, nous participons à l’évolution de cette conscience planétaire à laquelle nous appartenons. Et cela, je pense, c’est un travail spirituel pour toute une vie. Sur cette conclusion, je vous souhaite une agréable et verte journée. 

Retrouvez les articles de Fed Lefaune sur

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23 avril 2017

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LEGUMES du Nouveau Monde

 

Lors de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, marin génois, il voulait aller aux Indes comme tous les marchands italiens de l’époque pour ramener des épices, du sucre, de la soie et des richesses. A l’époque, la route terrestre par l’Asie Centrale était fermée par les Turcs, ce qui avait conduit les marchands italiens à essayer d’aller en Inde en contournant l’Afrique. Cette exploration des côtes africaines financée par le roi du Portugal n’avait toujours pas aboutie en 1492.

COLOMBChristophe Colomb, qui savait la terre ronde comme tous ses contemporains, contrairement à la légende, décida d’explorer la route directe plein Ouest pour arriver à l’Est et aux Indes. Un pari commercial : une route plus rapide pour rapporter ces produits et les vendre en Europe. Cette entreprise échoua le 12 octobre 1492 lorsque Ch. Colomb tomba sur le continent américain, les Caraïbes d’abord, puis la terre ferme au cours de ses 4 voyages. Ce n’était pas l’Inde et il n’y avait rien de ce qu’il comptait rapporter. Pour le consoler, il aurait fallu qu’il ’ache qu’il avait découvert un nouveau monde de Légumes. 

Cette découverte de l’Amérique s’est avérée au cours des siècles suivants comme celle de nombreux légumes d’ailleurs qui ont transformés l’alimentation européenne. Tout le monde sait que la pomme de terre y fut découverte puis importée par la suite en France et en Europe où monsieur Parmentier s’évertué à la faire accepter aux populations qui ne voulaient pas de cette chose dont on ne pouvait pas faire de pain. Ce n’est qu’à l’occasion d’une famine que celle-ci fut acceptée, faute la mieux, avant de se répandre pleinement au XIXè siècle.

La contribution du Nouveau Monde à nos paniers de légumes ne s’arrête cependant pas là : poivrons, piments, courgettes, topinambours, oca, mais aussi de nombreuses courges viennent d’Amérique du Sud. La reine de l’été, la tomate, est aussi sud Américaine, ainsi que tous les haricots, qu’ils soient verts, beurre ou toutes les variétés en grains.

Au niveau des céréales, le maïs, première plante inventée par l’homme, a été développé par les civilisations précolombiennes du Mexique à partir d’une petite herbe et le quinoa arrive plus récemment des Andes. Même la fraise est américaine par sa mère (ou son père). La si commune, si parfumée, mais si petite fraise des bois a rencontré descendant du bateau des Amériques une grosse fraise blanche et sans goût avec laquelle on l’a croisée pour donner toutes nos variétés actuelles. Cette recherche de nouveaux légumes américains avait même poussé à rapporter le dahlia pour en consommer les tubercules, mais on l’a finalement préféré pour sa fleur et c’est elle que les sélectionneurs ont développé.

LEGUMES DU NOUVEAU MONDE

Que mangeait-on Avant ?

Tous ces légumes du Nouveau Monde ont transformé l’alimentation européenne et sont devenus les légumes préférés des européens : pomme de terre, haricot, tomate, piment, poivron, courgette, courge, maïs, fraise, haricot… Cela pose plusieurs interrogations. Imaginons notre alimentation actuelle sans ces légumes d’Outre-Atlantique. Il ne reste quasiment rien de nos cuisines qui se sont fixées pour la plupart au XIXè siècle avec ces produits nouveaux.

Autre question : que mangeait-on avant cette découverte du Nouveau Monde ? On retrouve les pois, tous les choux, les légumes feuilles comme bettes et épinards, la famille des poireaux, ails, et oignons, c’est à dire principalement peu caloriques, à parte le panais, le navet, raves et radis, les lentilles et la crotte. Or c’est l’aspect calorique que l’on recherchait dans les légumes à une période où ils étaient l’essentiel de l’alimentation. De plus, on recherchait aussi le goût sucré à une époque où le sucre était quasiment inexistant sauf à travers les fruits et le miel.

La carotte est donc alors la star légumière jusqu’au XVIè siècle car plus nutritive et sucrée que les autres légumes. Mais attention, cette fidèle carotte que nous mangeons depuis toujours n’a rien à voir avec celle que nous connaissons aujourd’hui : elle est blanche, plus chétive et moins sucrée. Ce ne sont que les sélections ultérieures qui la rendront grosse et sucrée. Quant à sa couleur, c’est un choix politique. Aux XVIIè et XVIIIè siècles, les maraîchers hollandais ont sélectionné des variétés de plus en plus en foncées pour obtenir une carotte orange, couleur de la Hollande.

LEGUMES

Pour la petite histoire

Les Européens, surtout à partir des XVIII et XIXè siècles, ont donc trouvé dans les légumes américains le goût sucré et la richesse calorique qu’ils appréciaient dans la carotte et trouvaient peu dans les autres  légumes européens. Pommes de terre, tomates, haricots grains, courges sont donc devenu les légumes préférés des Européens qui ont très souvent délaissé les anciens légumes et leurs goûts plus complexes que le goût sucré.

Ainsi, les recettes traditionnelles de la cuisine française ou européenne ont souvent pour légume central ces nouveaux venus. La pomme de terre s’est frayé un chemin dans tous les plats traditionnels européens remplaçant une autre légume ou un élément moins dense et même parfois l’élément central, transformant le plat. C’est le cas par exemple de l’aligot auvergnat, cette purée filante à la tomme fraîche qui, avant la pomme de terre, se faisait avec du pain.

De même, la cuisine italienne a complètement changé de couleur et de goût avec la tomate. C’était une cuisine verte centrée sur les herbes, les légumes feuilles et de l’amertume et les légumes feuilles de la cuisine française. Enfin, des recettes sont apparues dans toute l’Europe et sont devenues des classiques immédiatement en ce XIXè siècle qui rédigeait et fixait la cuisine. Les plats de haricots comme par exemple le cassoulet pouvaient exister avant, à base de lentille s, mais ont été véritablement inventés pour ce nouveau légume. De même, le plat qui symbolise la cuisine estivale et méditerranéenne, la ratatouille a été entièrement créée au XIXè siècle avec ces légumes nouveaux pour devenir immédiatement une recette traditionnelle.

Les 3 siècles qui ont suivi la découverte de l’Amérique ont donc été ceux d’une transformation sans précédent de notre alimentation avec l’arrivée de ces nouveaux légumes américains. Il a fallu qu’ils soient acceptés et qu’on leur trouve une place dans la cuisine, les recettes. Cette adaptation s’est faite d’ailleurs relativement vite, au point de créer dans les pays européens une cuisine nouvelle qui a, en partie, fait disparaître la cuisine précédente ou l’a profondément modifiée.

Cette découverte de l’Amérique et de ces nouveaux légumes a permis l’arrivée du goût sucré dans les palais européens que ce soit à travers ces nouveaux légumes, mais aussi avec le sucre de canne des plantations américaines. Cela a entraîné un certain rejet du goût amer en Europe alors qu’il était très présent précédemment dans les légumes et la cuisine comme il ‘lest encore dans les cuisines asiatiques.

Toute cette histoire de légumes et de palais se retrouve encore dans nos paniers où les légumes sucrés du Nouveau Monde ont la préférence quand nos légumes autochtones qui nous nourrissent l’hiver et surtout au printemps ne reçoivent le plus souvent que des grimaces….

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22 avril 2017

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L’agriculture du non agir : qui est Masanobu Fukuoka

 

Je vis sur une petite montagne, où je m’occupe de ma ferme. Je n’ai aucune connaissance. Je ne fais rien. Ma façon de faire de l’agriculture est de ne pas cultiver, de ne pas fertiliser, et de pas utiliser de produits chimiques. Il y a dix ans, mon livre One Straw Revolution (La révolution d’un seul brin de paille), a été publié aux USA par Rodale Press. Depuis ce moment je n’arrive plus à simplement dormir dans mes montagnes. Il y a 7 ans, j’ai pris l’avion, pour la première fois dans ma vie, et je suis venu à Boston, en Californie, à New York. J’ai été surpris parce que je pensais que les États-Unis étaient très vert, mais en fait, c’est une terre morte que j’ai vu. 

J’ai alors parlé de mon agriculture naturelle au responsable du département des désert des Nations Unies. Il m’a demandé si cette agriculture naturelle pouvait transformer le désert d’Irak. Il m’a demandé de développer un moyen pour faire reverdir le désert. Je me suis dit à ce moment que je n’étais qu’un pauvre petit fermier sans pouvoir ni connaissances, et je lui ai dit que cela m’était impossible. Mais à partir de ce moment toutefois, j’ai commencé à penser que ma tâche était de travailler sur le désert. 

L'agriculture du non agir

J’ai voyagé à travers l’Europe il y a quelques années. Il m’a semblé que l’Europe était très belle, et qu’on y trouvait encore beaucoup de zones naturelles préservées. Mais à cinquante centimètres sous la surface, j’ai senti l’arrivée du désert. Je me suis demandé pourquoi, et j’ai compris que c’était à cause des erreurs de l’agriculture. Les origines de cette erreur sont à trouver dans l’élevage pour la viande des rois, et dans la culture des vignes pour le vin de l’église. Tout alentour, ce ne sont que troupeaux, troupeaux, troupeaux, et vignes, vignes, vignes. L’agriculture européenne et américaine ont commencé avec des troupeaux qui pâturent et des vignes qui poussent pour les rois et l’église. Ils ont transformé la nature en faisant cela, tout particulièrement sur les flancs des collines. Immanquablement, cela y provoque l’érosion des sols. Seuls les 20% du sol des vallées sont restés sains, et 80% des terres sont épuisées. Puisque la terre est épuisée, les paysans ont besoin de fertilisants et de pesticides chimiques. L’agriculture des États-Unis, de l’Europe, et même du Japon, ont toutes commencé avec le labour. Cultiver est aussi lié à la civilisation, et c’est là que commence l’erreur. 

Dans une vraie agriculture naturelle, on ne cultive pas, on ne laboure pas. L’utilisation de tracteurs et d’outils détruit la vraie nature. Les plus grands ennemis des arbres, ce sont la scie et la hache. Les plus grands ennemis du sol, ce sont la culture et le labour. Si les gens n’avaient pas ces outils, ce serait mieux pour tout le monde.

Ma ferme n’est pas cultivée, et je n’y utilise ni fertilisants, ni produits chimiques. De ce fait, on y trouve plein d’animaux et d’insectes. Les paysans qui utilisent des pesticides pour tuer un certain type de nuisibles détruisent tout l’équilibre de la nature. Si nous laissons la nature faire, elle retrouvera son équilibre. 

Un seul brin de paille

Les quatre principes de l’agriculture naturelle (permaculture) de Masanobu Fukuoka

extrait de La révolution d’un seul brin de paille


Le premier principe est de NE PAS CULTIVER, c’est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre. Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes. Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l’agriculture sauvage. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l’activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre. 

Le second est PAS DE FERTILISANT CHIMIQUE OU DE COMPOST PREPARE. [Pour fertiliser, M. Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille (à la suite de la construction d’une route entre son poulailler et ses champs, ses volailles ne pouvaient plus se balader dans ses cultures. Il a été contraint à cet apport.] Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu’ils causent. Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l’épuisement annuel de la terre en est la conséquence. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux. 

Le troisième est : NE PAS DESHERBER, NI MECANIQUEMENT, NI AUX HERBICIDES. Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l’équilibre de la communauté biologique. C’est un principe fondamental que les mauvaises herbes doivent être contrôlées, non éliminées. 

Le quatrième est : PAS DE DEPENDANCE ENVERS LES PRODUITS CHIMIQUES. [Mr Fukuoka fait pousser ses récoltes de céréales sans produit chimique d’aucune sorte. Sur quelques arbres du verger il a occasionnellement recours à une émulsion d’huile de machine pour contrôler la cochenille (insect scales). Il n’utilise pas de poison persistant ou à large spectre, et n’a pas de « programme » pesticide] Depuis le temps que les plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n’atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l’utilisation de poisons chimiques. L’approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain. 

voici des liens : http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=1806

et https://www.facebook.com/pages/Forum-de-LHerbe-Folle/509270549216381

20 avril 2017

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Les plantes n’ont pas de cerveau et pourtant elles parlent

 

Vous ne regarderez plus jamais les plantes de la même manière. Elles sont sensibles, bavardes et dotées d’une très bonne « vision », assure le chercheur Bruno Moulia. Des découvertes qui pourraient même changer nos assiettes.

les plantes

On pense souvent que seuls les hommes et les animaux sont dotés d’intelligence et de capacité de perception. Les plantes, elles, sont vues comme des êtres vivants mais inertes. Vos travaux démontrent le contraire. Peut-on dire que les plantes ont, elles aussi, une forme d’intelligence ?

Bruno Moulia : Vous assimilez intelligence et perception, comme on a souvent tendance à le faire. Mais on peut tout à fait recevoir des informations de son environnement et y réagir sans aucune intelligence. Quand un médecin frappe avec un petit marteau sur votre genou vous tendez la jambe, c’est un réflexe systématique, votre intelligence n’y est pour rien. Parler d’intelligence est donc peut-être exagéré pour les plantes. Mais il est sûr qu’elles sont dotées de capacité de perception et de réaction étonnantes.

PLANTESComment est-ce possible alors qu’elles n’ont pas, comme nous, de cerveau ?

Les plantes n’ont bien sûr pas de sens comme les nôtres, mais elles ont des capacités qui s’en approchent. La vision est un bon exemple. Nous sommes capables de voir grâce à des pigments de nos yeux qui sont sensibles à la lumière. Les plantes ont, elles aussi, des pigments de ce type, qui sont répartis sur l’ensemble de leur surface. Elles parviennent ainsi à très bien distinguer la couleur bleu, ce qui revient à pouvoir « détecter » les sources de lumière autour d’elles. Et elles parviennent ensuite à faire un mouvement réflexe pour se tourner vers la lumière. Vous pouvez faire le test, c’est très flagrant avec les plantes d’appartement que l’on place près d’une fenêtre.

Et ce n’est pas tout. Elles ont aussi une autre capacité très originale que nous n’avons pas, c’est un pigment qui leur permet de savoir si elles reçoivent plus de rouge sombre que de rouge clair ou inversement. Et c’est très important ! Je m’explique. Les végétaux réfléchissent beaucoup le rouge sombre et absorbent presque totalement le rouge clair. Donc une plante qui reçoit une lumière avec beaucoup de rouge sombre et très peu de rouge clair peut savoir qu’une autre plante se trouve près d’elle. Si c’est l’inverse, c’est que leur voisin n’est pas un végétal. On a montré qu’elles peuvent le faire jusqu’à cinq mètres de distance. Et qu’elles peuvent, par exemple, augmenter leur croissance vers le haut avec anticipation pour capter plus de lumière que leurs voisines.

Peut-on parler là d’une forme de communication entre les plantes ? Y a-t-il d’autres exemples ?

Tout à fait ! Pour le montrer, on raconte souvent l’histoire des antilopes koudous d’Afrique du Sud. Ces animaux se nourrissent de feuilles d’acacias et les humains les ont toujours chassés pour se nourrir. Dans les années 1980, les zootechniciens ont tenté de créer un élevage d’antilopes et les ont donc placées dans un enclos avec une quantité d’acacia suffisante pour les nourrir. Mais, très vite, les antilopes sont mortes de faim alors qu’elles avaient le ventre bourré de feuilles ! Les techniciens ont fait appel à des botanistes et ont fini par comprendre. Quand il est secoué, l’acacia produit du tanin qui rend ses feuilles indigestes. Mais il produit aussi du gaz éthylène qui fonctionne comme une alerte, c’est-à-dire que tous les arbres qui le détectent fabriquent eux aussi du tanin. En liberté, les koudous contournent cette astuce en se dirigeant dans le sens inverse du vent pour brouter. Dans cet enclos, ce n’était plus possible. Cette histoire montre que les plantes sentent quand elles sont touchées, et qu’elles peuvent aussi détecter certaines odeurs et même s’envoyer des messages d’alerte. On a cru que cette histoire était une exception exotique mais en fait toutes les plantes le font. On le voit dans notre laboratoire, où l’on doit isoler les plantes quand on mène des expériences.

Ces découvertes sont très récentes. Comment expliquer qu’on n’ait pas perçu ces réactions plus tôt ?

Image de prévisualisation YouTube

Parce que notre propre système de perception n’en est pas capable ! Certaines plantes ont des réactions plus rapides, comme le Mimosa sensitiva qui se referme si on le touche. Mais elles étaient vues comme des exceptions, on les mettait dans des cabinets de curiosité. Tout a changé avec le cinéma, qui nous a permis de filmer les mouvements des plantes et de les montrer en accéléré . On s’est alors peu à peu rendu compte que les plantes bougent, sentent et réagissent et que c’était simplement nous qui n’étions pas capables de les voir. Aujourd’hui on peut aller beaucoup plus loin, on peut mesurer et quantifier ces mouvements, on peut aller regarder les gènes qui sont impliqués… Dans notre laboratoire, cela nous a permis de voir que les plantes savent très bien percevoir le vent et son intensité. C’est très important puisque le vent est un énorme danger pour elles. Si elles sont exposées au vent, elles vont s’adapter et limiter leur croissance en hauteur, augmenter leur croissance en diamètre et donc être plus trapues.

Ces découvertes peuvent-elles être appliquées à l’agriculture ? Et permettre de trouver des méthodes plus durables ?

PLANTESJe l’espère. Le vent est justement un gros problème agricole et forestier. On estime que dans le monde 10% à 20% du rendement des blés est perdu à cause du vent. Pour lutter contre ce phénomène, on a sélectionné pendant des décennies des plantes plus petites, on a choisi des nains génétiques. Mais ces espèces plus petites ont donc également des racines plus courtes et peuvent puiser moins loin les ressources du sol. Ce n’était pas un problème tant qu’on leur donnait des engrais à tire-larigot mais vu les conséquences économiques et environnementales c’en est devenu un. Vu qu’on ne savait pas que les plantes perçoivent le vent quand on a fait ces sélections, on a peut-être délaissé des espèces capables de se renforcer face à lui. On pourrait essayer de faire de nouvelles sélections avec ce critère. De même, nous avons beaucoup travaillé sur la capacité des plantes à se tenir droites et à se redresser. On pourrait aussi sélectionner les plantes les plus résilientes.

Des travaux de ce type ont-ils commencé ?

Non, pas à ma connaissance, tout cela est très récent. Par contre ces découvertes nous ont permis de travailler sur des méthodes de culture des rosiers avec moins de produits chimiques. Quand ils sont produits en serre, les rosiers poussent plus haut et sont plus fins parce qu’ils ne sont pas stimulés par le vent. Jusque-là, on compensait avec des produits chimiques. Mais nous sommes parvenus à de bons résultats en faisant passer régulièrement une barre de métal sur le haut de la plante pour la fléchir. On arrive ainsi à contrôler la taille et même le nombre de fleurs.

L’agriculture moderne a donc été conçue en méconnaissant de nombreuses capacités des plantes ?

La prise de conscience est très récente, oui. Quand j’ai commencé à travailler sur ces sujets à la fin des années 1990, beaucoup de gens étaient très sceptiques. Mais les récentes découvertes ont fait évoluer les esprits. Elles changent radicalement notre vision des plantes, c’est une petite révolution. Ça va conditionner notre manière de les cultiver mais ça va encore au-delà, les relations qu’on a avec les plantes vont être changées. On ne peut pas se contenter de leur balancer des produits. Il faut utiliser notre intelligence pour mettre à profit leurs capacités. C’est un dialogue que nous devons inventer.

bruno

Bruno Moulia est directeur de recherche à l’Inra (Institut national de recherche agronomique) dans l’Unité mixte de recherche « Physique et physiologie intégratives de l’arbre forestier ou fruitier ». Il a participé à plusieurs études prouvant les capacités de perception des plantes, notamment l’une, datant de décembre dernier, qui a permis de comprendre que les plantes sont capables de percevoir leur propre forme et d’adapter leur croissance et leurs mouvements en fonction.

Sur le blog de Francesca http://quetedesoi.unblog.fr

17 avril 2017

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Fonction sociale de la forêt

 

Les concentrations urbaines se traduisent par un développement spectaculaire du tourisme vert et une fréquentation très forte de certaines forêts. Cette fréquentation familiale ou sportive, pour la cueillette ou pour le calme, a obligé les gestionnaires des forêts publiques à mettre en place des équipements et des offres d’accueil. Cette fréquentation est très hétérogène et localisée essentiellement à certains massifs plutôt périurbains : le Val Suzon ou la Côte au sud de Dijon pour la périphérie dijonnaise par exemple. La cohabitation entre cette fréquentation et la chasse soulève parfois quelques difficultés de cohabitation. On compte plus de 53 000 chasseurs en Bourgogne. Malgré le nombre important de chasseurs, par endroits, la densité de cervidés est jugée excessive par les forestiers au regard des difficultés de régénération.

Forêt

L’impact paysager de la sylviculture est parfois mal perçu. Les régénérations, les coupes à blanc, les enrésinements ne correspondent pas aux attentes paysagères des habitants et des touristes. Un cahier de recommandations paysagères s’adressant aux sylviculteurs du Morvan peut les aider à limiter ces impacts. La perception négative de ces opérations sylvicoles est en partie due à une méconnaissance réciproque du forestier et du citadin :

  • méconnaissance du fonctionnement du milieu forestier et de la gestion forestière par le monde citadin,
  • méconnaissance de l’analyse paysagère par le monde forestier. Ce constat donne une importance particulière à la formation et à l’information dans un processus de gestion durable attentive aux demandes sociales. La fabrication de merrains est importante en Bourgogne. Elle est associée à des études de qualité des bois et des rapports bois/vin.

forêt chez francescaLa culture de sapins de Noël en Bourgogne couvre 15 à 20% du marché national. Elle est localisée au Morvan. La Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne entretien des relations partenariales et conventionnelles avec l’Office National des Forêts pour l’ensemble du patrimoine archéologique forestier.

Une gestion forestière durable, appuyée sur une production rentable de bois, de produits et de services diversifiés, est d’intérêt général.

Une production d’aménités et de services à contractualiser

La forêt bourguignonne produit du bois commercialisé qui rémunère, bien ou mal, les investissements du sylviculteur. Elle produit aussi d’autres biens matériels ou immatériels dont la plupart ne sont pas intégrés à un circuit de production économique, malgré l’intérêt que peuvent représenter ces productions pour la société.

L’un des challenges du XXIème siècle est de bien définir à l’échelle nationale, régionale et locale les productions qui relèvent d’aménités, c’est à dire de productions ne donnant pas lieu à rémunération, des services matériels ou immatériels pouvant donner lieu à rémunération. Par exemple le piégeage de CO2 n’est pas rémunéré aujourd’hui ; c’est une aménité.

En revanche, quand une Collectivité, ou l’Etat, demande au sylviculteur des investissements particuliers, ou une diminution, voire un abandon de la fonction de production pour rendre à la Société un service environnemental ou social, il s’agit alors bien d’une production de services se substituant totalement ou partiellement à la production de bois rémunérée par l’économie de marché ; il est légitime que le sylviculteur privé, placé dans un système de production et supportant les charges et les impôts afférents à cette situation, considère que cette production de services spécifiques donne lieu à rémunération de l’investissement, ou compensation équivalente au manque à gagner.

forêts

Par exemple, la conservation d’un écosystème forestier non (ou peu) productif mais d’intérêt général (espèces et milieux d’intérêts communautaires dans une ZSC par exemple) est un service devant donner lieu à rémunération ; ainsi que les pertes de production significatives demandées par la collectivité pour la « production » d’un paysage de telle ou telle caractéristique.

La contractualisation de services d’intérêt général doit permettre l’équilibre financier de la gestion sylvicole. 

L’équilibre entre la production économique de bois, la production de services rémunérés et la fourniture d’aménités, est à trouver à l’échelle pertinente des territoires par le biais des contrats : contrats de plan Etat-région, contrats de Pays, chartes de territoires…et au niveau du propriétaire par des contrats particuliers liés à une action ou un service spécifique. Des partenariats restent à mettre en place pour permettre dans la pratique au sylviculteur de répondre aux demandes sans cesse plus nombreuses de production de services nouveaux. 

Pour en savoir plus :

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16 avril 2017

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Description et provenance des cristaux terrestres

  La Terre connaîtra de grands bouleversements durant sa transition dans ce nouveau cycle qui débute. Le réchauffement actuel de la planète est passager. Vous êtes plutôt à la veille d’une ère de diminution de l’activité solaire et donc de refroidissement. Cela déclenche une augmentation de nombre de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques, ainsi […]

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16 avril 2017

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Au temps des tailleurs de pierre

 Bien que, de tout temps, l’on ait beaucoup construit en France, l’histoire ne nous apprend pas grand-chose des bons travailleurs qui ont édifié nos palais, nos cathédrales ou nos hôtels de ville. Au Moyen Age, la même corporation comprenait les maçons, les tailleurs de pierre, les plâtriers et les morteliers ; les uns et les autres […]

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15 avril 2017

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L’Agriculture, une Pathologie Ecologique

  Traduction de Dominique Guillet Il est assez flatteur de penser que les diverses catastrophes, qui nous sont accessibles, soient toutes des inventions modernes mais cela n’est vrai que sous des aspects mineurs et sans importance – dans l’efficacité des outils et dans les rouages d’une machine, dans la magnitude et le taux d’accélération des […]

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14 avril 2017

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Quelle attitude avoir face aux invasions d’Insectes

  De l’avis même des dévas du monde animal, il n’est exigé d’aucune espèce de se laisser envahir par une autre. Chaque forme de vie, qu’elle soit minérale, végétale, animale ou humaine a droit à son propre territoire d’expression. La difficulté réside donc dans le mariage harmonieux des différents territoires. S’il est facile, et même […]

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13 avril 2017

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Des Arbres qui nous invitent aux caresses

  Visible à l’arboretum de Westonbirt en Angleterre, ce Prunus peu connu est un hybride entre les variétés serrula et canescens. De la première, un cerisier du Tibet aux fruits insipides, il a conservé le tronc à l’écorce acajou, douce et luisante. Elle s’exfolie en lambeaux horizontaux sur lesquels les rayons de soleil produisent de merveilleux effets de vitrail. Découverte au […]

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