23 mars 2017

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Disparition de l’Herbe qui sauve

 

 

Autrefois au pays de la Neste d’Aure – pays également appelé pays des Quatre Vallées et formé des quatre vallées : d’Aure, de la Neste, de la Barousse et de Magnoac -, on se répétait, non sans frémir, cette histoire, comme celle d’Abel et de Caïn chez les patriarches, celle de Rémus et de Romulus chez les Romains.

herbe qui sauveA l’époque primitive où tout était encore et mystère et enchantement, une famille de montagnards vivait tranquille et heureuse dans sa maisonnette flanquée en plein mont. Le père et la mère étaient unis d’une affection sainte et les deux fils grandissaient vigoureux et forts. Devant eux ils avaient le plus beau des spectacles ; les cirques de montagnes éternellement blanches et miroitantes, ou brunes ou vertes les entouraient à perte de vue et les plaçaient dans un monde à part ; monde immense et ferme, surnaturel et splendide que les yeux, si longue que soit la vie, ne sont jamais las de contempler. La terre subvenait avec largesse à tous leurs besoins, leur champ de blé tout en bas, en terrain presque plat, leur donnait plus que le grain nécessaire à leur pain : ce grain écrasé entre deux grosses meules et cuit ensuite dans la « fournère » sombre, derrière la maison.

Le cresson poussait au bord de la source claire qui dans leur verger était d’abord leur fontaine, et un peu plus bas leur salle de bain, puis leur buanderie. Les légumes, sans grand soin, montaient vivaces, nombreux, les fruits mûrissaient aux poiriers, aux pommiers, aux châtaigniers, aux noisetiers, sans qu’on s’en aperçût, et au printemps et en été toute la montagne embaumait de l’odeur des fraises, des framboises et des aoyous !

Les prairies naturelles où le foin n’était coupé que pour donner un regain encore plus dense nourrissaient leur bétail. Avec le lait des vaches, des chèvres et des brebis ils faisaient du fromage, et les poules, dont ils n’avaient même pas besoin de s’occuper, leur donnaient leurs œufs. Avec la laine que leur fournissaient leurs troupeaux, ou la peau des bêtes, ils avaient des vêtements et des chaussures, avec le lin des champs, la mère filait à la quenouille le fil dont elle tissait la toile de tout le linge de la maison. Avec le bois des forêts sans fin, ils faisaient l’hiver des feux merveilleux.

Et les saisons se succédaient toutes généreuses et agréables, leur apportant leurs inépuisables dons et leur charme particulier. Les jours, que le grand soleil dardant les fît immenses, ou que lui absent, ils fussent trop brefs, passaient remplis d’une tâche égale, empreints d’une paix parfaite. Un bonheur régulier semblait donc devoir être le lot de cette sage famille, pendant des suites d’années, comme il l’était alors, comme il l’avait été dans le passé.

Mais, un soir, le père rentra à sa maison, le pas pesant, l’air morose, malade en un mot de cette maladie étrange qui fait qu’on est tout fièvre, tout tristesse et qu’on se sent chaque jour plus lourd sur la terre et plus près de s’anéantir. Il n’y avait pas de doute, chaque heure qui passait emportait un peu des forces du père et le laissait sur son lit plus pâle et plus alangui. Quelque temps encore et la mère au désespoir, les fils en larmes auraient à fermer ses chers yeux pour l’éternité.

Cela ne pouvait être, sans que tous trois aient au moins tenté une lutte sans trêve. On donna au malade tous les soins usités aux pays des montagnes. On mit à son bras le « sang boit », irritant emplâtre de feuilles, mais on le renouvelait sans qu’un mieux, le moindre fût-il, se produisît. On lui fit boire le vin pur, chauffé et parfumé, on lui donna du lait de chèvre et des infusions d’hysope et de racines de plantain ; mais il restait toujours blême et sans force.

La mère, les deux fils, rivaux dans leur amour pour le père vénéré, se disputaient à son chevet ; mais les yeux de la mère avaient beau fondre de larmes, ceux des deux garçons avaient beau jeter des éclairs de défi et de colère impuissante, le malade semblait comme s’effacer chaque jour davantage. Rien ne pouvait plus le sauver, rien ! et voilà qu’à l’instant où l’on s’y attendait le moins, il ouvrit tout grands ses yeux de fièvre et qu’il appela sa femme et ses fils. Pendant leur absence, était-ce un esprit des montagnes ? Etait-ce quelque vieille fée ? Mais une apparition indéfinissable ; il ne savait qui, lui avait dit, en réalité ou en rêve, que sur les montagnes, plus loin, plus haut, croissait l’herbe salvatrice qui guérissait ces âpres maux.

Aux jeunes fils vigoureux, dont l’affection pour lui était si grande, incombait la rude tâche d’aller à sa recherche. Le père en connaissait et le nom et l’aspect, c’était l’herbe « qe sauvo », si difficile à trouver, et il la décrivit si exactement aux adolescents attentifs qu’ils croyaient déjà l’avoir tenue dans leurs mains.

Pourtant, cette herbe merveilleuse était étrangement rare. Auprès d’elle, le romarin, l’herbe prime (sorte de thym), même la couronne de roi (sorte de splendide saxifrage qui ne croît qu’aux Pyrénées et tombe en pendeloques et en couronnes de roches arides) pouvaient s’oublier, et la nature sévère ne la laissait pousser qu’aux endroits les plus inaccessibles. Comme tout ce qui a une valeur très grande, elle était presque impossible à acquérir.

Rassemblant ses forces mourantes, le père apprit à ses fils les chemins de montagnes par où ils atteindraient avec le moins de peines et le moins de danger les lieux escarpés où peut-être ils pourraient la cueillir. Il leur recommanda de s’entraider, de ne se séparer que par nécessité et pour explorer plus vite deux endroits différents et non très distants. Puis, tandis que s’agenouillaient les enfants, il leva, au-dessus de leurs têtes respectueuses et baissées, ses mains défaillantes et il les bénit en leur disant adieu et leur souhaitant au revoir.

Les deux fils partirent, leur bâton de montagnard à la main, leur gourde pleine à la ceinture, sur l’épaule la courroie de leur sac rempli de provisions et leur grand manteau de laine blanche. Ils allèrent longtemps par des chemins montueux, ils franchirent des ruisseaux où l’eau transparente laissait voir les pierres de leur fond, les anguilles glissantes, les truites argentées qui nageaient et se cachaient entre les gros cailloux. L’un des deux frères, infatigable, rasséréné par cette grande espérance, par l’action qui le rendait utile, tandis qu’à la maison il n’avait plus qu’à pleurer, marchait sans relâche, entraînant l’autre qui par instant se trouvait las.

Ils campèrent peu, ils dormirent seulement quand la nuit était obscure et les chemins diminuaient vite sous leurs pieds. Bientôt ils ne rencontrèrent plus nulle part ni châtaigniers, ni noisetiers : les hêtraies vertes ou pourpres faisaient place aux chênaies séculaires, les chants d’oiseaux du départ se faisaient plus rares ; tantôt ils se trouvaient dans des espaces pierreux, tantôt ils arrivaient dans de verdoyantes prairies.

Quand les pierres déchiraient leurs pieds, l’un plus courageux redoublait ses pas pour arriver plus tôt aux tapis d’herbes, mais son frère, qui l’aurait cru ? se laissait aller à se plaindre et à trouver par trop terrible la tâche imposée. Dans les forêts de sapins sombres et silencieuses, perchés souvent sur des pentes dont un côté à pic s’enfonçait dans un précipice sans fond, empêtrés dans les fougères, écartant les plantes sauvages pour y chercher déjà l’herbe promise, ils étouffaient d’une chaleur insoutenable.

vallée

 

Mais soudain la forêt s’ouvrait sur un col entre de hauts pics, le vent des glaciers y soufflait, puissant et large, et un froid presque polaire faisait claquer leurs dents ; ils couraient s’abriter derrière quelque roche hors du passage du vent où une tiède température les ranimait. L’un, de plus en plus joyeux, de plus en plus ardent à la recherche à mesure qu’il approchait du but, l’autre plus maussade et plus furieux à mesure que se doublaient fatigues et dangers.

Après avoir entendu les grognements des sangliers, les grondements des ours, après avoir évité les morsures des grands scorpions, des vipères et des aspics, les deux frères n’apercevaient plus guère que quelque isard farouche ou quelque aigle planant. Ils traversaient les nuages, l’orage tonnait sous leurs pieds ou sur leur tête, ils étaient brûlés de l’ardent soleil, ils tutoyaient les abîmes sur des rebords de mont de la largeur de leurs semelles mais ils atteignaient pourtant les sommets où naissent les sources, où limpides elles sortent goutte a goutte du roc colossal et perpendiculaire, où grondantes elles jaillissent en torrent de la terre entrouverte et s’en vont bondissantes, tantôt entre des bords de marbre, tantôt entre des rives fleuries d’herbes embaumées.

Les deux jeunes montagnards saluèrent avec des cris de joie la verdure des rochers. L’un, toujours le même, suivait, sans plus s’arrêter, le long des vertes rives, ses yeux irradiés semblaient avoir acquis une double vue, ses mains prestes et habiles écartaient, fouillaient les tiges fragiles, accrochées aux pierres branlantes, débordant de leurs fissures.

Il chercha. Longtemps, longtemps il chercha ; accroupi, penché ou suspendu lui-même aux bords des eaux et des grondants abîmes ; mais enfin, tandis que ses doigts tremblants montraient au ciel l’herbe de guérison, l’écho des montagnes, roulant joyeusement de proche en proche son cri de bonheur et de triomphe, l’apporta au fils lassé qui depuis longtemps, longtemps se reposait et qui maintenant bondissait de jalousie.

Sur son lit, le père, depuis le départ de ses fils, semblait n’avoir plus fait un geste ni plus parlé. Toujours inanimé, toujours blême il était resté dans un état absolument semblable à celui où il était à la minute même où ses enfants avaient franchi la porte. La mère, ombre inquiète et attentive, allait silencieuse du lit au seuil de sa maison et ses yeux ne quittaient le visage de son mari que pour regarder le lointain par où ses fils devaient revenir.

Des jours, des nuits interminables avaient passé sur la triste demeure et rien n’y avait apporté le plus petit changement. Mais, par ce jour d’ombre grise, ce jour où les nuages, en couronne de deuil autour des montagnes, n’avaient pas voulu se dissiper, tandis que le père, statue humaine, sans voix, sans mouvement, mettait le peu de vie qui lui restait à contempler sa femme abîmée de tristesse, la porte de la chambre s’ouvrit. Un des fils, un paquet d’herbes à la main, était debout sur le seuil, la mine sombre et le regard perdu.

 Où est ton frère ? cria la mère palpitante, en serrant son enfant dans ses bras.
– Où est ton frère ? dit le père, ranimé par la vue de son fils.
– Mon père, dit le jeune voyageur, non sans trouble, nous nous sommes séparés pour trouver plus vite l’herbe merveilleuse, je suis revenu aussitôt pour vous sauver plus vite, mon frère sans doute ne sera pas long à rentrer.

Le père, avant de saisir l’herbe, leva cette fois encore ses mains tremblantes et bénit son fils, celui à l’effort duquel il devait à son tour la vie. Et la vie lui revint en effet ; peu à peu une jeunesse nouvelle sembla s’épanouir en lui, ses membres retrouvaient toute leur force passée et son visage reprenait sa belle expression de fière énergie, mais il gardait pourtant l’empreinte d’un tenace souci. Une pensée douloureuse ne le quittait plus, le hantait à tout moment.

Un de ses fils, son fils si courageux, si vaillant n’avait pas reparu. Et cela mettait- dans son bonheur de reconnaissance envers son autre enfant, un chagrin, un regret ineffaçable. Dans quels lieux sauvages errait-il encore ? Ou plutôt, malédiction ! Sur quels rochers s’était brisé l’enfant valeureux, quelle eau traîtresse avait enseveli son jeune corps souple, quel animal malfaisant avait détruit cette vie en fleur ?

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Le sombre et taciturne fils qui lui restait, pas plus que lui ne pouvait répondre ; mais, pour retrouver son autre enfant, vivant ou mort, le père referait tous les pas qu’il avait faits. Il interrogerait les échos, il sonderait les précipices, il plongerait au fond des torrents. Et seul, le père, sa gourde à sa ceinture, son sac à l’épaule, son bâton de montagnard à la main, partit à travers les montagnes à la recherche de son fils.

Il l’appela dans les sentiers bordés de châtaigniers, de noisetiers et les pommiers ; il l’appela dans les hêtraies, dans les chênaies séculaires, il cria son nom dans les forêts de sapins où tout semble mort. Il se pencha aux bords des précipices, il interrogea les eaux transparentes, mais seul l’écho répétait ses paroles.

Il parcourut en tous sens les cols où souffle le vent de glace, il fouilla chaque coin, chaque abri de rocher, il cria partout : Moun hilj, moun hilj, mon fils, mon fils ! Partout l’écho répondit : mon fils, mon fils ! mais nulle voix humaine ne se leva sur les monts. Le père, ardent à la poursuite, assuré, tant sa volonté était forte, qu’il finirait par découvrir son enfant, arriva, après un temps qu’il n’aurait pu calculer, au versant du sommet à pic où naissent les sources, où croissent les herbes rares.

Longtemps, longtemps il marcha le long des rives dangereuses ; une grande lassitude s’emparait de lui ; ses yeux pourtant interrogeaient encore l’eau, les herbes et les roches avec une telle intensité, que rien ne pouvait leur échapper. Et tout à coup il eut un choc : ses regards s’arrêtèrent sur une espèce de petite baguette d’ivoire qui gisait à ses pieds et qui semblait avoir vibré au frôlement de ses pas. Le père, qui n’aurait pu dire ce qu’était cette chose blanche, lisse et creuse, la ramassa pensivement et il lui sembla tenir en ses mains quelque objet étrange et mystérieux.

Emu jusqu’au fond de l’âme et sans se rendre compte de ce qu’il faisait, il porta à ses lèvres sa trouvaille inconnue, ses soupirs y passèrent et alors une faible voix en sortit :

C’est vous, Papa,
Qui me touchez,
Qui m’appelez ?
Mon frère m’a tué
Au bord de l’eau.
Quand je cherchais
L’herbe qui sauve !

Es vous, Papay,
Que mi toucat,
Que mi sounat ?
Moun Fray m’a tuat
AI bord de l’Auvo
Quan cercavi
L’Herbo qe sauvo !

Le malheureux père, en larmes, condamné à porter désormais la vie comme une importune charge et à maudire le fils qui lui restait, mit sur son cœur cet os, la seule chose qu’il retrouvait de son enfant perdu. Et les échos des montagnes jetaient partout la lugubre plainte du fils assassiné et les gémissements paternels. C’est ainsi que, pour les races de ces monts altiers, si caché que soit le mal, si enfoui qu’il soit au fond des abîmes, il arrive à se découvrir un jour, et que l’anathème et la malédiction atteignent les coupables, sans que rien puisse les sauver.

Mais, d’un bout à l’autre de la chaîne pyrénéenne, on chercherait vainement aujourd’hui l’herbe merveilleuse qui guérissait tous les maux. Depuis ce jour de crime, elle a cessé de pousser.

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D’après « Revue du traditionnisme français et étranger », paru en 1908

Selon la légende, c’est parce qu’il fut le théâtre d’un drame mettant en scène deux fils bravant vent des glaciers, soleil ardent, fatigue et animaux hostiles pour quérir aux sommets des montagnes pyrénéennes l’herbe qui sauve afin d’arracher leur père à une mort certaine, que le pays des Quatre Vallées  (Pyrénées) a cessé de donner vie à cette plante miraculeuse…

21 mars 2017

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Les Dévas des Fruits et Fleurs s’adressent à l’Humanité

 

Nous, dévas des fruits, sommes un groupe particulièrement joyeux. Et nous produisons de belles fleurs parfumées aussi bien que de beaux fruits pleins de goût, une nourriture spécialement faite pour les hommes, une nourriture bonne pour vous et que vous aimez. Pour ces raisons, de tout notre monde c’est nous qui devrions être les plus près de vous, mais il n’en va pas ainsi. Vous  ne nous reconnaissez même pas ! Mais nous ne nous en préoccupons pas ; nous restons heureux, car nous ne pourrions pas faire notre travail si nous n’étions pas heureux – et probablement que tous les fruits seraient acides !

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Le bonheur est fondamentalement important ; c’est un secret précieux, inconnu de l’homme qui suit ses désirs de possession et de puissance. Nous souhaitons que tout être humain nous écoute et comprenne que rien ne vaut la peine d’être fait si ce n’est fait avec joie, que dans toute action le rayonnement de motifs autres que l’amour est la joie gâte les résultats, que la fin  ne justifie pas les moyens. Nous le savons. Nous voyons ces choses dans nos actions. Vous le savez aussi, profondément. Pouvez-vous imaginer qu’une fleur construite par devoir adoucirait ensuite le cœur de son possesseur ? Non, elle n’aurait pas l’aura correcte. Ainsi, nous dansons dans la vie ! 

Le Déva du rhododendron parle – Ardeur et dépression, soleil et pluie, et par-dessus tout un grand amour pour l’existence, une ténacité exclusive. Nous nous établissons partout où nous le pouvons et nous nous consacrons à la tâche d’être. Nous vous remercions de nous avoir amenés dans le jardin ; nous remercions tous ceux qui nous ont permis de prendre racine, car nous aimons vraiment nous fixer. Chaque espèce contribue à former le caractère de la terre comme à le changer. Tout comme votre évolution humaine vous fait commencer à ne plus fonctionner comme des individus séparés ni des groupes spécialisés, le monde des plantes est en train de changer, la flore devenant moins spécifique et plus représentative de la Terre entière.

Reliez-vous à nous en tout temps et en tout lieu où vous nous voyez. Cela est bon pour nos relations. Faites attention à nous et à la manière dont nous poussons ; voyez-nous avec des yeux neufs. Cela vous aidera à vous imprégner de la qualité unique que nous apportons. La philosophie et la vie végétale d’un pays sont plus liées que vous ne pourriez le penser. Maintenant qu’une plus grande unité du monde est possible, ne perdons pas l’essence de chacune des différentes contributions. Soyons amis.

DEVAS 2

Le Déva de l’Ajonc dans les dunes parle -  Nous t’environnons à nous seuls dans ces glorieux espaces ouverts que les autres fuient, où nous remplissons l’air de notre parfum et les monticules de notre or. Ici, nous nous plaisons ensemble. Depuis le royaume de la forme le plus intérieur, à partir d’air, de sable, d’eau et de chaleur, nous recouvrons les étendues infertiles d e la perfection de chaque pétale doré. Le soleil brille sur nous, il est notre lumière, notre cœur, la chaleur de nos veines, le donateur intelligent.

Oui, les cohortes angéliques pénètrent dans ce vallon, où chaque son est vrai et respectable, où rien ne blesse ni ne heurte. Ici avec tous tes sens tu peux te tourner vers ta Source. Ici, le lien divin est évident.

Pour nous, ces liens sont toujours clairs. Nous connaissons notre unité avec la terre, l’eau, la chaleur, l’air, et l’esprit dans chaque pore. Les hommes sont aveugles et fous, mais nous sommes Un avec le Tout, incorporés à ce Soleil. Il irradie sur nous ; nous irradions sur lui. D’où vient notre couleur ? Nous extrayons des éléments et nous étalons notre sagesse, légère et brillante, chaude et complète, pourtant timide et sauvage. Quelle autre couleur pourrait en dire autant ? Nous ne brillons pas par contraste avec l’obscurité et la tension nécessaires pour maintenir la vie dans ces étendues arides. Nous prouvons la lumière par notre fleur. Prends notre essence avec toi quand tu reviendras dans ton monde de valeurs irréelles. Rappelle-toi que nous somme sentiers et complets, que tu es entière et complète, et laisse-nous toujours te rappeler cela.

DEVAS 3

Le Déva du « Mock Orange » (philadelphus) – (un jeune arbuste à l’air heureux, profilé contre un mur neutre). Nous étions ici avant que vous ne pensiez à nous ; nous y sommes toujours avec nos plantes. Nous sommes attachés à chaque petite graine, parce que nous aimons la voir pousser et que nous avons le plus grand plaisir à prendre part à son développement à partir de rien jusqu’à une parfaite reproduction du modèle dont nous maintenons l’intégrité. Pas le moindre pore ne dévie du schéma. A partir des éléments, nous sculptons, nous unissons, nous sculptons encore un exemple vivant de l’unité des plans du Concepteur infini. Et quel amusement !

Maintenir chaque petit atome dans sa forme est une joie. Vous, les hommes, nous vous voyons faire grise mine devant vos tâches, faisant les choses sans agrément « parce qu’elles doivent être faites », et nous nous étonnons que l’étincelle de vie qui vous a été donnée puisse être ainsi appauvrie et déguisée. La vie est abondance de joie ; chaque petite morsure d’une chenille dans une feuille est faite avec plus d’entrain que ce que nous sentons parfois venir de chez les humains. Nous aimerions secouer cette torpeur de l’homme pour vous faire voir que la vie est toujours plus brillante, plus créative, plus florissante, croissante et décroissante, éternellement une.

Tout en te parlant, je stimule paisiblement la croissance des plantes. Dans le monde entier, partout où je pousse, je maintiens pour chaque plante la conformité à son merveilleux plan. Je maintiens la vie dans l’innombrables endroit  et pourtant je reste libre, totalement et complètement libre, parce que je suis la vie du Seigneur. Et comme je me réjouis d’être vivant ! Je plane au plus haut des cieux, je fais partie du cœur de tout. Je suis ici, là, et partout, et je maintiens sans déviation ma forme parfaite. Je brouillonne de vie. Je suis la vie ; je suis Un ; je suis beaucoup.

DEVAS 4

J’ai sauté légèrement dans ta conscience. Je me retire, content d’avoir été avec toi, content que tu aies apprécié ce que j’ai dit, et encore plus content de revenir dans notre monde de lumière. Pense bien à nous, penser à nous dans la lumière !

L’essence consciente des végétaux de Dorothy Maclean sur le blog de Francesca http://quetedesoi.unblog.fr/

18 mars 2017

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La matière la plus féconde : le terre-eau

 « Pour l’homme pieux, une goutte suffit. Mais l’océan lui-même

et ses fleuves ne peuvent purifier le méchant ». 

C’est en ces termes que l’on présentait à l’apprenti les bains préalables au commencement de l’initiation aux mystères d’Eleusis. Cette assertion est particulièrement révélatrice des attributs symboliques et universels auxquels l’eau est dévolue depuis la nuit des temps, à savoir la purification et l’initiation.

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Pour comprendre ce qui fait de l’eau un symbole si essentiel dans tous les rites de l’humanité et un objet de culte si vénéré dans la plupart des traditions du monde, il convient d’en revenir à des considérations tout à fait basiques. L’eau est indispensable à la manifestation de la vie en Abred (terme druidique se référant au monde manifesté dans lequel nous évoluons lorsque nous sommes incarnés). Sans eau, la vie ne peut se manifester dans la matière. Ce n’est par pour rien que les astronomes concentrent leurs travaux sur la recherche de l’eau à la surface des autres planètes, ils considèrent qu’à partir du moment où elle est présente, la vie pourrait se manifester. L’eau est source de vie. 

On ne parle d’ailleurs pas de source d’eau par hasard, ni de sourcier, si proche du terme sorcier, qui suggère un lien particulièrement étroit entre les pratiques cultuelles ou rituelles et les sources d’eau. 

Depuis la nuit des temps, les pèlerinages, troménies et pardons consistent à suivre les énergies telluriques de la Wouivre pour se rendre à une source particulièrement vénérée qui fera l’objet d’offrandes et d’attentions particulières. Le pèlerinage, qui n’est que la mise en pratique dans le monde de la matière de la quête initiatique ésotérique, est ainsi par définition un retour aux sources. Un retour à l’origine, un retour au point d’eau, ou devrais-je dire, au point d’O : ʘ. Partir en pèlerinage, c’est faire le point. Et le point d’eau se rapporte à la conscience du centre du cercle qui est retrouvée, la conscience du centre de l’Etre, c’est à dire de ce qui est essentiel en nous. Les rituels et les célébrations qui rythment le cycle ne sont-elles pas toutes des rayons orientées vers ce centre, ce point d’O, qui n’est autre que le Gwenved  (terme druidique se référant au monde auquel accède l’Etre lorsqu’il est pleinement éveillé) ?

« Où se trouve la Fontaine Sacrée en ton Etre ?
Où se trouve la Fontaine Sacrée de ton Etre ?
Et où se situe la Source qui l’alimente ? 
Et où est l’Origine de cette Source ? »
- Extrait du Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage, Emmanuel -

nature essentielle


On m’objectera aisément que c’est au titre d’élément originel, aux côtés du feu, de l’air et de la terre, que l’eau est indispensable à toute vie. L’eau est incontestablement nécessaire à la vie, mais pas suffisante à celle-ci. En effet, les philosophies traditionnelles, dont le druidisme, enseignent que pour voir se manifester la vie dans le monde de la matière, celui de la chair et du quaternaire, il faut la synergie des quatre éléments statiques pour composer le carré et délimiter ainsi le terrain d’expérience. Le cinquième élément Nwyre sert d’agent liant pour la cohésion harmonieuse de ces forces primitives, et instaure la vibration, le cinq, génère la dynamique, le pulsant et autorise la vie à ne pas en rester à l’état de potentialité. Si l’un de ces éléments vient à manquer, pas de vie possible. 

Pourquoi donc attacher d’avantage d’importance à l’eau en tant que source de vie ? De toute évidence parce qu’elle nous constitue à plus de 80%. La vieillesse entraine d’ailleurs une diminution du pourcentage corporel en eau, faisant rimer vieillesse avec sécheresse et jeunesse avec vitalité. La fontaine de jouvence en est l’exemple le plus criant :
« Quand l’arbre et la source apparaissent dans le rêve, c’est que le rêveur se rapproche d’une vie plus sereine, car il s’agit d’une fontaine de jouvence » - E.Aeppli -

Comment ne pas entretenir un lien privilégié avec l’élément qui nous est quasi-intégralement constitutif ? Comment ne pas imaginer que le retour aux Sources d’Eaux ne soit pas le rituel visant à retourner au plus profond de notre Etre ? A en retrouver l’Essence Sacré et originelle ? 

D’autant plus que les travaux récents du japonais Nasaru Emoto sur la cristallisation de l’eau tendent à confirmer des propriétés inédites de l’eau, en particulier concernant la faculté d’imprégnation des états mentaux qui l’entourent. L’eau, qu’elle soit utilisée pour l’alimentation ou bien comme symbole dans les rituels, doit donc faire l’objet d’une attention minutieuse ; sa provenance, sa pureté et l’environnement auquel elle a été soumise sont des facteurs déterminants qui conditionnent sa qualité et ces données expliquent certainement pourquoi elle est souvent consacrée ou « chargée » par les prêtres de nombreuses traditions alors que les autres éléments ne font pas l’objet de ces pratiques. 

La matière la plus féconde, dit-on, n’est-elle pas le terre-eau ? Il est de coutume dans certains groupes druidiques de procéder à l’appel aux éléments lors de l’ouverture du cercle. Terre, eau, feu et air sont alors placés aux quatre points cardinaux, rappelant ainsi que la délimitation de l’espace sacré, mais terrestre, dans lequel nous évoluons est constitué de ces éléments et c’est leur association, en proportions et en teneurs variables, qui permet de générer toutes les manifestations qui peuvent exister sur terre. Placer l’Eau au Nord en tant qu’attribut principal de la déesse mère ne fait pas consensus, la terre pourrait aussi avoir ce rôle et un certain nombre d’éléments symboliques vont dans ce sens. Elle trouve alors souvent sa place à l’Est, le renouveau printanier étant très lié à l’abondance des averses et des pluies. La question du placement des éléments reste (heureusement) ouverte et gardons en tête Origène : « Que tous ceux qui ont le souci de la Vérité s’inquiètent peu des mots et des paroles et se préoccupent plus du sens que de l’expression »

L’eau prête en effet à la souplesse, à l’échange et à la tolérance. Ne dit-on pas qu’il faut savoir mettre de l’eau dans son vin ? C’est entre autre le message de l’arcane de la tempérance. Cela coule de source…

L’eau est omniprésente lorsqu’il s’agit de représenter le voyage intérieur. C’est le cas, par exemple, de Maell Duinn, qui traversant les mers sur son coracle, rencontre différentes épreuves symboliques et initiatiques jusqu’à retrouver l’harmonie et à abandonner toute idée de vengeance ou de colère. L’eau de mer, à la fois origine et aboutissement du cycle de l’eau, est l’eau de laquelle tout provient et à laquelle tout retourne. Impossible de ne pas voir dans la mer, l’image de la Mère, la Déesse-Mère. L’océan aux profondeurs abyssales est à la fois source de richesses infinies et de prospérité mais c’est aussi la source de toutes les peurs et de tous les fantasmes. Nul n’y plonge sans la peur viscérale de l’engloutissement, de la noyade et de la dissipation et c’est à la mer que l’on confie les défunts dans l’Antiquité Celte, comme à la Baie des Trépassés située en Bretagne Occidentale. C’était là que débutait le voyage des désincarnés pour l’Eau-delà…Tels des soleils qui naissent et meurent chaque jour des bras de la Mère, les trépassés,  au crépuscule de leurs vies, partent rejoindre l’Autre Monde la nuit, alors que le soleil l’éclaire. 

En psychanalyse, l’eau a une importance déterminante et est aussi dispensatrice de vie (dans les rêves, les enfants viennent des étangs ou des puits). Elle représente les énergies inconscientes et il faudra passer par l’étape de l’analyse pour les comprendre et les réintégrer consciemment afin de lever les symptômes. Comment ne pas y voir une analogie manifeste avec les processus de la méditation ? Les eaux claires et printanières renvoient à la figure de la jeune fille. Elle correspond à l’anima décrite par Jung comme principe féminin présent dans tout homme qu’on ne peut que rapprocher au premier visage de Kerridwen, celui de la jeune femme de l’Equinoxe de Printemps ou fête du Sommet de Vitalité durant laquelle on célèbre le renouveau de la nature et des forces de vie en Abred. 

La jeune Kerridwen trouve sa correspondance avec la déesse grecque Perséphone, déesse de l’agriculture et de l’initiation. C’est la fille unique de Déméter, vierge du printemps, aimable, douce, et souvent représentée cueillant des narcisses. Ces eaux printanières sont aussi celles de la rosée si chère aux alchimistes, « un vrai remède, un don du ciel pour les yeux, les abcès et les viscères » selon Pline. 

La rosée céleste, recueillie dans des linges, est un élément essentiel dans les opérations alchimiques. Elle rend à l’être sa pureté et comme le constate Yann Brekilien : « Soucieuse de coquetterie, elle [La servante de la ferme] lave chaque matin son visage avec son mouchoir trempée dans la rosée de la prairie, et sait ajuster sa coiffe blanche pour mettre son visage en valeur. » (Yann Brekilien, La vie quotidienne des paysans de Bretagne au XIXe siècle, Hachette, 1966) et c’est probablement à Beltaine, lorsque Kerridwen, sous son visage d’épouse, s’unit avec le jeune dieu, que la rosée céleste a sa place la plus importante. 

SOIN DE LA TERRE

Il s’agira d’extraire toute la dimension sacrée de cette union dans la quête du feu lumineux qui nous acheminera jusqu’au solstice d’été. Les eaux noires des marais renvoient quand à elles plutôt à une anima non intégrée, c’est-à-dire à un féminin menaçant, encore très lié à l’image de la Mère. Ce sont les marais de Samain dans lesquels les corps putréfiés se dissocient peu à peu pour se fondre dans le réservoir de toutes les énergies et de toutes les capacités de création, autrement dit la matéria prima, le chaudron de Kerridwen, mais se présentant cette fois sous l’image de la vieille femme qui reprend le vieux dieu couronné en son sein. 

Les eaux d’Imbolc, rite annuel dédié à la purification et à la lustration, se rattachent quand à elles principalement à l’enfantement. Le petit enfant, dont la naissance a eu lieu la nuit du solstice d’hiver, s’émerveille dans ce monde qu’il découvre. Mais l’émerveillement est mère de dispersion, et il est important, au cœur de l’hiver, alors que la rudesse du froid et du dépouillement peut prêter l’être à se détourner de sa quête existentielle pour satisfaire à des plaisirs éphémères, qu’Imbolc apparaisse comme un Rappel du sens de notre présence en Abred, formulé au travers d’un rituel de purification dont l’eau initiatrice de Brigantia, déesse des accouchements, en est la médiatrice. Brigantia, à la fois fille et mère du Dagda, aussi habile intellectuellement que techniquement, fut christianisée au Vième siècle au travers de Sainte Brigitte, abbesse de Kildare en Irlande et sa fête est évidemment célébrée le 1er février. Eaux de mer, de rivière, de source, de marais, elles possèdent chacune leurs attributs spécifiques, faisant parfois l’objet d’une attention particulière lors de certains rites.

Les sources ont cette particularité que leurs eaux viennent des profondeurs, et sont donc patronnées par des divinités souterraines. Toujours liées à la purification ou à la guérison, les sources ont chacune leurs spécificités et font l’objet de cultes bien déterminés. Ce sont des lieux magiques où les êtres mythiques côtoient les nymphes et les fées qui peuvent aider le héros moyennant certaines conditions. Les questions de fécondité y sont particulièrement présentes :

 « Conall et Cernach, d’où viennent ces noms ? Ce n’est pas difficile. Findchoem, fille de Cathbad, femme d’Amorgen, était en « hésitation d’enfant ». Elle rencontra un druide qui lui dit : « Si ma récompense était bonne, tu donnerais un bon fils à Amorgen ». « Tu as raison » dit-elle, « tu auras donc de moi une bonne récompense ». Et le druide dit : « Viens demain à la fontaine et je t’accompagnerai ». Le lendemain matin, ils se rendirent tous deux à la fontaine et le druide dit : « Lave –toi avec cette eau et tu engendreras un fils ; aucun enfant ne sera mois respectueux des habitants du Connaught qui sont la race de sa mère ». La jeune femme but une gorgée d’eau de la fontaine. Avec la gorgée elle avala un ver… » - Traité du Coir Anmann ou convenance des Noms traduit par F. Le Roux et CJ Guyonvarc’h -

Nature
 
Alanon,
Confrérie des Amis de la Nature (ODAN).
http://odan.demeure-alanon.net/association.htm

18 mars 2017

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Les propriétés magiques des plantes

 

Le règne végétal revêt pour l’être humain une importance vitale. Il est, après le soleil, le grand responsable de la vie sur notre planète ; sans lui en effet, nous ne pourrions ni respirer, ni nous nourrir : les cellules végétales, grâce au miracle de la photosynthèse, produisent pour les hommes et les animaux l’oxygène dont ils ont besoin pour respirer, et tous les aliments que nous consommons – la plus grande partie de ceux-ci nous sont apportés directement par les plantes, le reste nous est fourni par le règne animal qui est lui aussi tributaire des végétaux pour sa subsistance.

L’eau qui, après l’air, est l’élément qui nous est le plus indispensable, nous est rendu disponible dans l’atmosphère grâce aux plantes qui jouent un rôle important dans le cycle de l’eau ; celle-ci, absorbée dans le sol par les racines végétales, est transmise à l’atmosphère par la respiration, réabsorbée à nouveau dans le sol sous forme de pluie qui alimente nos différentes nappes et réservoirs d’eaux. Les boissons, les alcools, les drogues, les médicaments, une grande partie de notre habitat et de notre mobilier sont également produits grâce à la photosynthèse.

Non content de nous apporter tout ce qui est nécessaire à notre vie, le règne végétal nous régale encore de sa beauté : verdure variée du feuillage, prodigieuse palette de couleurs et de parfums des fleurs, véritables symphonie qui réjouit le cœur de l’homme.

 ARBUS

Arbus precatorius

Certaines plantes permettent même de palier au système de perception physique de l’homme : il existe dans la vallée du Mississipi une variété de tournesol le silphium laciniatum dont les feuilles indiquent avec précision les quatre points cardinaux ; la réglisse indienne Arbus precatorius tellement sensible à toutes les formes d’influences électroniques et magnétiques qu’on l’utilise en météorologie ; elle permet de prédire cyclones, ouragans, tornades, tremblements de terre et éruptions volcaniques [1]. Une plante que l’on trouve en Haïti, mystérieuse et merveilleuse, possède, entre autres pouvoirs, la propriété de rendre invisible celui qui en tiendra des feuilles dans les mains.

Selon un biologiste viennois du début du vingtième siècle, Raoul Francé, « la conscience des plantes pourrait venir d’un monde supra matériel peuplé d’êtres cosmiques auxquels, bien avant la naissance du Christ, les Sages hindous se référaient comme à des « dévas » qui, sous forme de fées, lutins, gnomes, sylphides et vision directe et d’expériences pour les voyants celtes et les autres médiums » [2].

Ceci ouvre la porte à d’autres propriétés sinon aussi vitales, du moins tout aussi intéressantes du règne végétal : les propriétés magiques des plantes. Voilà le grand mot lâché, mot inquiétant s’il en est. Ce vocable a été tellement décrié, interprété de façons si diverses et contradictoires qu’il est nécessaire de s’entendre sur sa signification.

Pour lire la suite : « Qu’est-ce-que la magie ?« 

16 mars 2017

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LE MESSAGE DES GRANDS ARBRES

 

Les grandes forêts doivent prospérer, et l’homme doit y veiller s’il souhaite continuer à vivre sur cette planète. Nous sommes, de fait, la peau de la Terre, et une peau non seulement couvre et protège, mais laisse passer à travers elle les forces de la vie.

Le DEVA DU CYPRES DE LEYLAND

 chez francesca

Nous sommes les gardiens de la Terre de nombreuses façons, et les hommes devraient faire partie de ce que nous gardons. Nous ne sommes pas de jeunes choses actives ; nous sommes, en un sens, comme une école de charitables philosophes avec une pureté non humaine et  un grand désir de servir l’humanité. Les arbres sont vitaux pour l’homme et pour la vie sur cette planète, et certains d’entre nous sont avides d’établir le contact avec certains hommes avant que les autres ne détruisent ce que nous avons construit.

Nous voudrions souligner l’absolue nécessité de grands arbres pour le bien-être de la Terre. Ce n’est pas seulement parce que nous (les dévas des arbres) réglons partiellement les chutes de pluie, mais aussi parce que nous attirons des radiations internes qui sont aussi nécessaires que la pluie pour la Terre. Parce que nous connaissons l’importance de votre expérience et de la contribution que nous pouvons y apporter, nous vous prêtons nos forces. Même sans arbres, cela aura un certain effet… et peut-être qu’un jour nous trouverons notre chemin jusque dans le sol.

Nous venons vers vous d’un mouvement majestueux, car nous ne sommes pas seulement les petits arbres que vous voyez dans votre jardin, nous sommes aussi les hôtes d’espaces magnifiques, de grandes haies, mais toujours dans notre être intérieur est cette nostalgie d’espaces baignés de soleil où, ensemble, nous nous dressons avec grandeur. Tu sens en nous une aspiration presque intolérable à être pleinement nous-mêmes. Nous, dans le monde des plantes, avons notre archétype et notre destinée élaborés au cours des âges, et nous ressentons très mal, à cause de l’homme et de ses empiètements, de ne pas avoir le droit d’exister, nous et nos semblables.

chez francesca1Nous avons notre part du plan divin à remplir ; c’est pour cette raison même que nous avons été développés, et aujourd’hui, beaucoup d’entre nous ne peuvent que rêver à ces lieux où nous pouvons nous épanouir pleinement. L’archétype est toujours devant nous, hors de portée, une chimère que nous poursuivons toujours dans notre croissance, mais que nous atteignons rarement. La planète a besoin de nos pareils dans leur pleine maturité. Nous ne sommes pas une erreur de la Nature ; nous avons un travail à faire.

L’homme contrôle aujourd’hui l’ensemble des forêts du monde et il commence à découvrir combien elles sont nécessaires. Mais il couvre des hectares d’une seule variété à croissance rapide, sélectionnant les arbres pour de stupides raisons économiques, en étant totalement inconscient des besoins de la planète. Cela montre qu’il ignore complètement le rôle des arbres, particulièrement en tant que canaux de diverses énergies. Le monde a besoin de nous sur une grande échelle. Peut-être que si l’homme était en harmonie avec l’infini, comme nous le sommes, et qu’il contribuait pour sa part, les forces s’équilibreraient. Mais actuellement, la planète a besoin plus que jamais de ce qui, justement, lui est refusé ; les forces qui descendent par les grands arbres majestueux.

Le Déva du Pin d’Ecosse, parlant pour les grands arbres en général, repris le thème suivant…. 

Nous remercions l’humanité de nous planter sur d’aussi grandes étendues et de nous permettre de récupérer beaucoup de territoires. Voyez-vous, les arbres agissent comme une peau protectrice de la Terre, et dans cette peau, ils amènent les changements nécessaires. Nous, dévas, nous sommes les sentinelles extérieures de ce changement, capables de faire notre travail là où d’autres ne le peuvent pas. Nous en sommes fiers ; notre gloire s’élève comme le parfum d’une fleur. Elle bénit tous ceux qui viennent se reposer dans notre aura, dans nos forêts, bien que les humains absorbés par eux-mêmes soient inconscients de notre influence. Les forces les plus élevées ont un don spécial à faire à l’homme en cet âge de vitesse, d’urgence et d’intense activité.

Nous sommes le clame, la force, l’endurance, la gloire et l’harmonisation raffinée, tout ce qui est grandement nécessaire dans le monde. Nous sommes aussi plus que cela. Nous sommes des expressions de l’amour du Créateur pour sa vie, qui est abondance, unicité et relations. Nous avons un but. Nous ne pouvons pas faire l’un sans l’autre, aussi isolés ou autosuffisants que nous puissions être géographiquement. La totalité de la vie est ici maintenant, et c’est notre privilège de faire résonner notre note spéciale. Venez à côté de nous toutes les fois que vous pouvez, et élevez votre conscience.

Un cyprès suggéra… :chez francesca2 

Ne soyons pas parcimonieux dans le futur. De vastes régions ont besoin de nous, et par « nous » j’entends les grands arbres en général. Tout simplement, nous ne pouvons pas assez souligner cela. Nous sommes la peau de ce monde ; supprimez-nous et la planète entière, devenue incapable de fonctionner, se desséché et meurt. Laissez-nous être, et toute créature ronronne de contentement, et la vie poursuit son cours naturel, devenant toujours plus éveillées dans l’unité. Que le futur soit meilleur que le passé, c’est ce que nous voyons. Par ces empiètements, l’homme nous a rendus plus conscients de nos fonctions, et ainsi du bien est venu de façon inattendue.

La planète crie pour que nous soyons en grand nombre, mais l’homme, tout à ses propres inventions, passe son chemin négligemment. Nous restons rayonnants, prêts à jouer notre rôle comme toujours. Nous continuons à jouer un grand rôle dans la destinée de ce monde, à être si indispensables à l’homme que nous ne pouvons pas envisager le monde sans le retour des forêts.

Il y a eu de très grands changements dans l’évolution passée de cette Terre, mais tant que le soleil brille et que la vie dépend de l’eau, notre rôle a été nécessaire et continuera de l’être. Toute la vie changera, sera plus légère et plus heureuse, et plus consciente, mais nous avons néanmoins beaucoup à faire. Le flot des résultats de notre action est aussi fort que jamais. Nous les sentons courir à travers nous en ondes de puissance venant de la Source, et nous saisissons chaque occasion de parler à l’homme du besoin de forêts. Nous voudrions toucher son mental pour qu’il ait la connaissance de cette nécessité, sans aucun doute. L’homme n’a joué que partiellement son rôle de Fils de Dieu créateur et continue à agir sans la sagesse nécessaire. Nos mondes naturels sont essentiels ; une grande partie du monde de l’homme créée avec un sens de séparation, n’est pas essentielle. Ensemble, nous pouvons créer une Terre meilleure.

Toi humain conscient, tu peux rendre le plus grand des services en reconnaissant notre rôle et ne faisant prendre conscience aux hommes de sa réalité. C’est un fait que nous sommes beaucoup et que pourtant nous parlons d’une seule et claire voix ; c’est un fait que nous sommes l’intelligence irradiante de chaque espèce, pas les esprits d’arbres individuels ; c’est un fait que nous sommes concernés de façon vitale par la Terre en tant que tout. Parce que nous voyons l’homme menacer cette Unité que vous appelez la planète, nous voudrions communiquer avec lui pour le rendre plus conscient de la loi divine. Les dévas ont pris part à la croissance de l’homme dans le passé lointain ; nous prenons part à cette croissance maintenant, croissance qui l’a conduit à la conscience de lui-même et maintenant à la conscience de Dieu.

Reconnaissez notre rôle, reconnaissez la vie de Dieu en Tout. L’humanité dans son ensemble ne nous reconnaît pas. Tu peux souligner fortement que la Nature n’est pas une force aveugle, qu’elle est consciente et qu’elle a des véhicules internes. Alors, quand l’homme arrivera à la vérité, il pourra nous reconnaître avec son esprit supérieur, malgré son intellect rationnel, et nous accomplirons les desseins de Dieu.

Nous sommes reconnaissants pour toute propagation de cette vérité.

Nous nous réjouissons grandement, nous les Grands Arbres, dans nos royaumes de ce que l’Homme des Arbres, si aimé de nous, se rattache à vous ici. N’est-ce pas un exemple dans votre domaine qu’il y a en dessous de Dieu un seul monde, un seul travail, une seule cause, s’exprimant par différentes voies ? Réjouissons-nous, et que ce plan se développe. Nos remerciements les plus profonds. Nous espérons qu’il a toujours eu connaissance de notre gratitude pour ce qu’il a fait et nous voudrions le souligner de cette façon. Tu comprends mieux maintenant pourquoi nous avons insisté encore et encore sur le besoin d’arbres à la surface de la Terre. De grandes forêts doivent s’épanouir, et l’homme doit y veillez s’il souhaite continuer à vivre sur cette planète. La connaissance de cette nécessité doit devenir présente à sa conscience, aussi bien que sont besoin d’eau pour vivre. Il a tout autant besoin d’arbres ; les deux sont imbriqués. Nous sommes, en fait, la peau de la Terre et une peau non seulement couvre et protège, mais elle transmet les forces de la vie. Rien n’est plus nécessaire à la vie dans son ensemble que des arbres, des arbres et encore des arbres.

Nous canalisons un type de force qui a une influence stabilisante sur la vie. La vérité vous dit de bâtir vos fondations sur le roc, sur Dieu ; c’est ce que nous faisons et que nous vous rappelons sans que vous en ayez conscience. L’homme ne réalise pas que, entre autres choses, son environnement naturel est plein de forces qui correspondent à, et par conséquent peuvent amener, une certaine partie de son édification, ni qu’il est influencé par son environnement de nombreuses et subtiles façons. Ici aussi, les grands arbres ont un puissant rôle à jouer, et vous êtes dépouillés d’une certaine partie de  vous-même set de votre héritage quand vous dénudez le sol des grands arbres.

Toi et moi sommes frères de sang, faits de la même substance, chacun remplissant sa destinée sur cette planète. Je te contiens dans ma force de tour ; tu me contiens dans ton aspiration à avoir la force d’une tour. Nous sommes beaucoup plus qu’un arbre et un humain. Nous sommes des représentants d e la divinité progressant en puissance depuis l’infinité des âges. Vous pouvez enrichir la Terre avec nos formes terrestres, mais nous aussi pouvons être un canal pour les énergies nouvelle s, en nous ouvrant à elles et en les acceptant sans les blocages de la pensée.

Enfant de la Terre et de l’Esprit, nous nous adressons à l’aspect spirituel de ta Nature, car c’est là notre terrain de rencontre. Comme tu l’as ressenti, nous ne sommes pas en harmonie avec cette partie de l’humanité qui pille la Terre, et jamais ni nulle part le fossé entre nous n’a été plus accusé que dans les endroits où les vieux arbres sont maintenant abattus avec insouciance.

Merci de ton écoute !

Extrait du livre :  « La voix des Dévas »– L’essence consciente des végétaux de Dorothy Maclean – aux Ed. Ariane sur le blog http://quetedesoi.unblog.fr/

14 mars 2017

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La pureté du monde Devique face à la Terre

Un jour, en travaillant au jardin, j’eus l’impression d’être submergée par la pureté du domaine dévique, ce qui semblait détoner avec mes mains sales, pleines de terre.   L’Ange du paysage répondit à mes pensées :  Qu’est-ce que la saleté, sinon la substance même de cette planète raffinée au cours des éons, la semence base de la […]

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12 mars 2017

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Soigner le terrain, soigner la Terre

  Je voudrais vous faire part de la teneur de mon expérience depuis que je séjourne en France (Provence) cet hiver. Vous savez peut-être que je suis née en France et que j’ai émigré au Canada en 1974. Un bail!!! Depuis quelques années, je viens passer mes hivers en Provence, aussi bien pour des raisons […]

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12 mars 2017

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Entrer en communication avec les Esprits de la Nature au milieu du potager

    Certains mots comme les dévas, ne sont pas emprisonnés dans une forme immuable. Ils revêtent une forme changeante comme la couleur du caméléon et s’adaptent à l’environnement qu’ils traversent. De même, le sens de ces mots n’est pas fixe, il est lié au contexte et varie en fonction de ce contexte, suivant la […]

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10 mars 2017

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Quelques Fleurs emblématiques

    Le bleuet. Appartient à la famille des centaurées, du latin centaurea. Ce terme renvoie à la figure mythologique du centaure Chiron, l’éducateur d’Hercule. Celui-ci blesse involontairement le centaure à une patte avec une de ses flèches trempées dans le sang empoisonné de l’Hydre de Lerne. Chiron soigne sa blessure avec un remède à […]

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10 mars 2017

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Les fleurs dans la mythologie

Les fleurs sont l’attribut de la Flore et parfois de l’Aurore ainsi que les figures allégoriques du Printemps, de la Logique, de l’Espérance et de l’odorat. La Logique, un des sept arts libéraux, porte parfois un bouquet de fleurs. L’Espérance détient aussi cet attribut car la fleur annonce la future naissance du fruit. Au niveau mythique, […]

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