23 août 2017

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Les consommateurs de Légumes

 

VégétarismeLe mot « végétarisme » apparaît au XIXe siècle, cette pratique ayant été appelée « abstinence » dans un premier temps, puis « xérophagie » ou « diète végétale », en Occident du moins ; les végétariens étaient appelés jusque-là « pythagoréens », en référence au philosophe Pythagore ou « légumistes » selon le lexicographe Claude Augé. C’est en effet à Pythagore que revient l’honneur d’avoir fixé le régime végétarien auquel on a donné aussi le nom de « régime de Pythagore ». Le végétarisme des pythagoriciens est alors une contestation politique, philosophique et sociale remettant en cause la séparation, fondée par le mythe de Prométhée et perpétrée par le sacrifice, entre une nourriture réservée aux dieux et une nourriture humaine (les Grecs mangent à cette époque peu de viande, la part des citadins les mieux pourvus étant de 1 à 2 kg de viande par an). Pythagore prône un retour au végétarisme (d’après le livre XV des métamorphoses d’Ovide), condamnant le banquet sacrificiel, rituel violent au cours duquel un animal domestique est tué, il exprime la nostalgie d’une époque sans meurtre ni sang versé. Mais cette doctrine de non-violence échoue en Europe et le végétarisme reste limité aux sectes philosophiques ou religieuses, contrairement au sous-continent indien où le végétarime et la doctrine de l’ahimsâ se répandent chez différentes populations depuis la préhistoire. De plus, en Europe, se développe une réaction antivégétarienne avec un philosophe comme Aristote et dans son sillage les stoïciens qui établissent une hiérarchie entre les vivants, subordonnant les bêtes à l’homme qui a le droit d’user des animaux et de leurs chairs.

Dans la mythologie grecque, les Lotophages sont des végétariens qui se nourrissaient exclusivement des fruits du lotus.

Consomation de légumes

Le déclin de la culture antique au Moyen Âge signe également le glas du végétarisme dans l’Occident chrétien. Il reste pratiqué par des mouvements hétérodoxes au mode de vie ascétique, tels que les cathares ou les moines, ces derniers voyant le jeûne et le végétarisme comme des formes de pénitence. À la Renaissance, alors que la nourriture carnée est considérée comme le privilège des classes supérieures, le végétarisme réapparaît comme un concept philosophique fondé sur des considérations éthiques, avec des personnalités comme Léonard de Vinci, Thomas More ou Érasme. Au XVIIe siècle se développe un végétarisme scientifique avec des philosophes comme Isaac Newton, Pierre Gassendi et Francis Bacon qui affirment que le régime végétarien est celui qui convient le mieux aux hommes, et un végétarisme religieux évangélique avec des auteurs comme Thomas Tryon , un des premiers théoriciens du végétarisme. Le chercheur Arouna Ouédraogo montre que le discours végétarien qui se diffuse à partir du XVIIIe siècle affiche depuis lors des thèmes (croisade pour la santé, refus de la cruauté à l’encontre des animaux) qui « sont partie intégrante des catégories d’auto-justification du végétarisme auxquelles les prosélytes ont recours pour propager leur régime ».

Le régime végétarien a été prôné, promu et défendu, en tant que norme pour tous les hommes, suivant la logique première qui motive cette pratique (être non-violent envers les vies) par de nombreux courants philosophiques, notamment indiens (hindous, sikhs, jaïns et bouddhistes, dans le cadre de l’ahimsâ) et grecs (essentiellement l’orphisme, le pythagorisme, et les disciples d’Empédocle) ainsi que par plusieurs personnalités et mouvements juifs (esséniens par exemple), chrétiens et musulman (au sein du soufisme).

Tout au long de son histoire, la dimension éthique et non-violente du végétarisme a été soutenue et pratiquée par de très nombreuses personnalités : Pythagore, Platon, Théophraste, Apollonios de Tyane, Plutarque, le philosophe sicilien Empédocle, le philosophe phénicien Porphyre de Tyr, les poètes latins Ovide, Virgile, Horace, et le philosophe latin Plotin. En Inde, ils incluent les philosophes Mahavira (et tous les Tirthankaras), Patanjali (et tous les Yogis), Adi Shankara, Madhva, Chaitanya Mahaprabhu, Swaminarayan, A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada, Jiddu Krishnamurti, Gautama Bouddha, l’empereur indien Ashoka, le mathématicien Indien Srinivasa Ramanujan, le poète et philosophe indien Guru Nanak, le philosophe hindou Jambeshwar Bhagavan, le poète indien Rabindranath Tagore, le poète tamoul Tiruvalluvar, Mahatma Gandhi (avec une tendance nette au végétalisme), le poète saint Kabîr et la danseuse et femme politique indienne Rukmini Devi Arundale.

Adolf Hitler était semi-végétarien. Le chef de gang et tueur en série Charles Manson, Pol Pot et Volkert Van der Graaf étaient végétariens (à noter qu’aucun de ces « végétariens » n’a promu ou défendu cette pratique dans la société où il vivait : Hitler – qui ne renonça jamais à ses plats de viande préférés – donna l’ordre d’exterminer tous les animaux domestiques des Juifs et Pol Pot, celui d’exterminer par le travail forcé les moines bouddhistes cambodgiens, qui pratiquaient, entre autres, le végétarisme bouddhique).

légumes

En Iran, ce sont les prophètes iraniens Zarathoustra, Mani et l’écrivain Sadeq Hedayat. Aux États-Unis, le physicien Albert Einstein, Martin Luther King, le philosophe Amos Bronson Alcott, le médecin John Harvey Kellogg et l’écrivain américain d’origine polonaise Isaac Bashevis Singer. Au Royaume-Uni, le poète anglais Percy Shelley, le poète britannique Lord Byron, l’écrivain irlandais George Bernard Shaw, et la féministe britannique Anna Kingsford. En France, le philosophe Voltaire, le poète et homme politique Alphonse de Lamartine, l’écrivain Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, le géographe et anarchiste Elisée Reclus, le philosophe et médecin alsacien Albert Schweitzer, l’écrivaine d’origine belge Marguerite Yourcenar, l’actrice Brigitte Bardot, le journaliste Aymeric Caron. L’architecte catalan Antoni Gaudí était également végétarien.

Et partout dans le monde, la mystique irakienne musulmane Rabia al Adawiyya, l’empereur chinois Wudi, l’empereur japonais Tenmu, le roi indien Kumârapâla, l’artiste italien Léonard de Vinci, l’artiste flamand Pierre Paul Rubens, la femme politique birmane Aung San Suu Kyi, le poète arabe Abu-l-Ala al-Maari (végétalien), l’écrivain russe Léon Tolstoï, le philosophe anglais David Hartley, l’écrivain tchèque Franz Kafka, l’écrivain israélien Shmuel Yosef Agnon, l’écrivain belge Maurice Maeterlinck.

Actuellement, des personnalités telles que Paul McCartney s’associent à Olivia Harrison, Yoko Ono, Sheryl Crow, Jeff Beck, Bryan Adams, Moby et fondent Meat Free Monday, « Lundi sans viande », afin de sensibiliser l’opinion sur le retentissement de la consommation de viande sur l’écosystème : « manger moins de viande pour un monde meilleur », ainsi que Lutan Fyah et Matthieu Ricard demandant de se nourrir de façon altruiste, végétarienne. Alors que la consommation de viande a quintuplé depuis 1950 dans le monde, le végétarisme connaît un nouvel essor dans les pays industrialisés, pour des raisons d’ordre éthique et écologique.

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23 août 2017

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D’après certains préceptes ruraux / travaux des champs

 

Du blé, de l’orge cantherinum, de l’ers, des lupins, des pois, de la sésame et des haricots
On sèmera le blé adoreum et le froment au mois d’octobre. L’époque convenable est, dans les climats tempérés, depuis le dix des calendes de novembre jusqu’aux ides de décembre. On transporte aussi à présent et l’on disperse le fumier dans les champs. On sème encore, ce mois-ci, l’orge appelée cantherinum dans une terre maigre et sèche, ou dans une terre très grasse. En effet, comme elle amaigrit les guérets, un terrain gras triomphe de son influence ; d’un autre côté, elle ne peut nuire à une terre que sa maigreur met hors d’état de rapporter autre chose. On ne la sèmera pas dans un champ fumé. Semez aussi maintenant l’ers, les lupins, les pois et la sésame. La sésame et le haricot se sèment jusqu’aux ides d’octobre, mais dans une terre grasse et dans un sol qui rapporte tous les ans. Quatre boisseaux couvrent un arpent.

 fleur de lin

Fleur de lin. Planche
extraite de Description
des plantes rares cultivées

à Malmaison et à Navarre
paru en 1813 

De la graine de lin
On sèmera, ce mois-ci, la graine de lin, si on le juge convenable, quoiqu’il vaille mieux s’en abstenir, parce qu’elle nuit à la terre, dont elle épuise les sucs. Néanmoins, si cet inconvénient ne vous rebute pas, vous en sèmerez huit boisseaux par arpent dans un terrain très gras et peu humide. Quelques-uns le sèment dans un sol maigre, et obtiennent ainsi du lin très fin.

Du choix des ceps les plus féconds
C’est à présent le temps de la vendange. Vous examinerez quelles sont les souches les plus fécondes, et vous les marquerez d’un signe quelconque, afin de pouvoir en tirer des sarments propres à être plantés. Columelle dit qu’il ne faut pas seulement un an, mais quatre, pour reconnaître la fécondité d’une souche, et que c’est alors qu’on est sûr de la vigueur de ses rejetons.

De la plantation des vignes
A la fin de ce mois, dans les pays où l’air est chaud et sec, où la campagne est pauvre et aride, où les coteaux sont maigres ou escarpés, il est très à propos de planter les vignes. C’est à présent le meilleur temps pour faire, dans les terrains secs, chauds, maigres, chétifs, sablonneux, arides, tout ce qui est recommandé au mois de février relativement aux façons des terres, à la plantation et à la taille des vignes, à la manière de les provigner, de les renouveler et de les marier aux arbres, afin que les pluies d’hiver les aident à combattre la pauvreté du sol. Elles seront ainsi désaltérées, sans être coupées par la glace ou ensevelies sous la neige, parce qu’on ignore en ces lieux la rigueur et l’âpreté des frimas.

Du déchaussement des nouvelles vignes
Après les ides d’octobre, déchaussez toutes les jeunes vignes dans les terrains façonnés, dans les fosses ou dans les tranchées, afin de couper les racines superflues qu’elles ont jetées en été. En se fortifiant, ces racines étoufferaient celles qui sont inférieures, et la vigne, dont le pied serait ainsi libre, aurait également à souffrir du froid et du chaud.

Néanmoins ne coupez pas les petites racines qui sont hors de terre, de peur qu’il n’en sorte un plus grand nombre, ou que la plaie faite au corps de la vigne ne soit surprise toute fraîche par la rigueur du froid. Vous les couperez à un doigt au-dessous du sol, et, si les hivers sont doux, vous laisserez les vignes découvertes ; s’ils sont rudes, vous les recouvrirez avant les ides de décembre ; s’ils sont très rigoureux, vous répandrez au pied des jeunes vignes, à l’entrée de l’hiver, un peu de fiente de pigeon. Columelle veut qu’on emploie ce moyen durant cinq années consécutives pour combattre l’âpreté du froid.

Des provins
C’est à présent le meilleur temps pour provigner les vignes dans ces pays, parce que, débarrassée du soin de donner des branches à fruits, la sève ne travaille qu’à fortifier les racines.

De la greffe de la vigne et des arbres
Quelques-uns sont dans l’usage de greffer, ce mois-ci, les vignes et les arbres dans les climats très chauds.

 olivier à fleurs

Olivier cultivé à fleurs
obtuses. Planche extraite du
Traité des arbres fruitiers
paru en 1824

 Des plants d’oliviers

On fera encore à présent, dans les pays chauds et exposés au soleil, des plants d’oliviers d’après la méthode et l’ordre prescrits pour le mois de février. On fera également, en ce temps-ci et dans les mêmes pays, des pépinières d’oliviers, et tout ce qui concerne cette espèce d’arbres. On confira aussi les olives blanches. C’est maintenant qu’on déchausse les oliviers dans les pays chauds et secs, afin qu’ils puissent être humectés par l’eau du ciel. Columelle veut qu’on arrache tous les rejetons, mais il convient peut-être d’en laisser croître toujours quelques-uns de forts. On en choisira un pour remplacer son vieux père ; et, après l’avoir bien élevé et engraissé de plusieurs couches de terre, on transplantera le jeune arbuste muni de ses racines, afin de se procurer ainsi des plants d’oliviers sans former de pépinières.

Si vous le pouvez, fumez ce mois-ci, dans les pays très froids, les plants d’oliviers de trois en trois ans. Six livres de crottin de chèvre ou un boisseau de cendres suffiront à chacun. Ratissez constamment la mousse des arbres, et taillez-les, suivant Columelle, quand ils auront passé huit ans. Néanmoins, il faut en couper chaque année les branches sèches, infécondes et naturellement faibles. Si un olivier vigoureux ne rapporte point de fruits, percez-le jusqu’à la mœlle avec une tarière gauloise, et enfoncez-y fortement une bouture informe d’olivier sauvage ; ensuite déchaussez l’arbre, et arrosez-le avec du marc d’huile sans sel ou de la vieille urine. Tout arbre stérile devient fécond par cette espèce d’accouplement. Ne cessez pas de greffer les sujets affectés de ce vice. Nettoyez, à cette époque, les fossés et les ruisseaux.

Remède contre l’humidité du raisin qui a souffert de la pluie
Quand le raisin a trop souffert de la pluie, les Grecs veulent qu’on transvase le moût qui a déjà fermenté. Par l’effet naturel de son poids, l’eau reste ainsi au fond, et le vin transvasé se conserve pur, après avoir déposé toute la partie aqueuse dont il était chargé.

De l’huile verte et de l’huile de laurier
On fera maintenant l’huile verte de la manière qui suit. Cueillez les olives les plus nouvelles lorsqu’elles commencent à tourner ; et, si vous avez mis quelques jours à les cueillir, étendez-les pour qu’elles ne s’échauffent pas. Rejetez celles qui sont sèches ou pourries. Quand vous en aurez amassé suffisamment pour remplir le pressoir, vous les saupoudrerez de sel égrugé, ou mieux de gros sel, et vous en mettrez trois boisseaux sur dix d’olives. Vous les écraserez, puis vous les déposerez dans des paniers neufs où vous les laisserez toute la nuit avec leur sel pour qu’elles s’en imprègnent.

Vous commencerez à les pressurer le matin, pour en extraire une huile d’autant plus exquise qu’elle aura pris le goût du sel. Vous laverez à l’eau chaude les canaux et tous les réservoirs, pour qu’ils ne conservent rien de rance de l’année précédente. Vous n’approcherez pas, non plus, le feu de l’huile, de peur que la fumée n’en altère le goût. On cueille à la fin de ce mois, dans les pays secs et chauds, les baies de laurier pour en faire de l’huile.

Des jardins
Semez au mois d’octobre des chicorées que vous consommerez en hiver. Les chicorées aiment l’eau et un sol léger. Dans les terrains sablonneux, salés et voisins de la mer, elles montent très haut. Préparez-leur des planches battues pour en assurer les racines contre le dégravoiement du sol. Quand elles auront quatre feuilles, vous les transplanterez dans un terrain fumé. Plantez à présent les artichauts en pied. Avant de les enterrer, coupez avec le fer le bout de leurs racines, et trempez-les dans du fumier. Pour en favoriser le développement, mettez-en deux ou trois ensemble dans des fosses d’un pied, et à trois pieds de distance les uns des autres. Dans les temps secs, à l’entrée de l’hiver, répandez-y souvent de la cendre et du fumier.

Semez la moutarde ce mois-ci. Elle se plaît dans une terre travaillée, et, s’il se peut, rapportée, quoiqu’elle vienne partout. Il faut la sarcler constamment pour la couvrir d’une poussière qui l’échauffe : elle n’en aime pas moins l’humidité. Laissez à sa place la moutarde dont vous voulez recueillir la graine ; quant à celle que vous destinez à la table, vous la rendrez plus forte en la transplantant. La vieille graine n’est bonne ni à semer ni à manger. Celle qui paraît verte à l’intérieur, quand on la casse sous les dents, est nouvelle ; au contraire, la blancheur de la graine indique qu’elle est vieille.

Semez la mauve ce mois-ci : plus tard, l’hiver l’empêcherait de se développer. Elle se plaît dans les terrains gras et humides ; elle aime le fumier. On la transplante quand elle commence à avoir quatre ou cinq feuilles. Jeune, elle prend mieux ; transplantée déjà grande, elle languit. Son goût est meilleur quand elle reste où elle a été semée. Pour l’empêcher de monter trop vite, mettez au milieu de sa tige un peu de terre ou de petits cailloux. Semez-la clair. Elle aime à être sarclée constamment. Débarrassez-la, sans en ébranler les racines, des herbes qui l’entourent. Si vous nouez les racines en la transplantant, elle pommera.

Semez aussi à cette époque l’aneth dans les pays chauds ou tempérés. Semez encore ce mois-ci les ciboules, la menthe, le panais, le thym et l’origan, ainsi que la câpre au commencement du mois. Semez également la poirée dans les terrains secs, de même que le raphanisaigre, ou transplantez-le, pour l’adoucir, dans un sol cultivé ; car c’est un raifort sauvage. Transplantez maintenant le poireau semé au printemps, afin que sa tête prenne de l’accroissement. Sarclez-le constamment ; saisissez-le en le soulevant comme avec des pinces, afin que le développement de sa tête remplisse le vide laissé sous les racines. Semez aussi à présent le basilic. On prétend qu’il vient plus tôt en ce temps-ci quand on l’arrose légèrement de vinaigre.

Des arbres fruitiers
Celui qui veut travailler pour les siècles futurs, pensera à semer des palmiers. Il enterrera, ce mois-ci, des noyaux frais de dattes jeunes et grasses, en mêlant de la cendre avec la terre. S’il veut planter l’arbre en pied, il le devra faire au mois d’avril ou de mai. Le palmier se plaît dans les terrains chauds et exposés au soleil. On l’arrose souvent pour le faire croître. Il demande une terre meuble ou du sablon ; cependant, quand on le plante en pied, il veut autour de lui ou sous lui une couche de terre grasse. On le transplante au bout d’un an ou de deux, au mois de juin ou au commencement de juillet. On le fouit constamment pour qu’un arrosement continuel le fasse résister aux feux de l’été. L’eau un peu salée lui est salutaire. On met du sel dans de l’eau, si l’on n’en a pas qui soit naturellement salée. Quand un palmier est malade, on le déchausse, et on l’arrose avec de la lie de vin vieux, ou l’on en coupe les racines superflues, ou bien on perce les racines, et l’on y enfonce un coin de saule. Le terrain où naît cet arbre ne convient à presque aucune espèce de fruits.

On plante les pistachiers en automne, au mois d’octobre, soit en rejetons, soit en amandes ; mais il vaut mieux encore semer les pistaches en nature, mâles et femelles accouplés ensemble. On appelle pistache mâle, celle dont l’écorce renferme des noyaux pareils à des testicules. Quand on veut cultiver avec soin le pistachier, on prépare des pots percés qu’on remplit de terreau, et dans lesquels on met trois pistaches ensemble, afin que chacune donne un germe. Lorsque la plante a pris des forces, on la transfère ainsi plus aisément au mois de février. Le pistachier se plaît dans un sol chaud, mais humide ; il aime les arrosages et le soleil. On le greffe sur le térébinthe au mois de février ou de mars ; des auteurs cependant assument qu’on peut le greffer sur l’amandier.

 cerisier

Cerisier. Planche extraite de
La flore et la pomone française
paru en 1828-1833 

Le cerisier aime les climats froids et les terrains humides. Il est de petite venue dans les pays tempérés. Il ne peut supporter le chaud. Il se plaît dans les pays montagneux ou sur les collines. Transplantez, au mois d’octobre ou de novembre, des pieds de cerisier sauvage que vous grefferez au commencement de janvier, quand ils auront pris. On forme des pépinières de cerisiers en semant dans ces mêmes mois, des cerises qui viendront avec une extrême facilité. On se convainc de l’heureuse disposition qu’a le cerisier à pousser, en voyant monter en arbre des baguettes échalassées dans un vignoble. On peut encore semer les cerises au mois de janvier.

On greffe avantageusement le cerisier au mois de novembre, ou, s’il est nécessaire, à la fin de janvier. Des auteurs prétendent qu’on le greffe aussi en octobre. Martialis veut qu’on greffe les cerisiers sur le tronc. On peut aussi les greffer entre l’écorce et le bois. Ceux qui les grefferont sur le tronc, d’après Martialis, ôteront tout le duvet qui l’entoure, et qui, comme l’assure cet auteur, nuirait aux greffes si on le laissait. On aura soin de ne greffer les cerisiers et tous les autres arbres à gomme qu’à l’époque où la gomme n’a pas encore paru, ou quand elle a cessé de couler. On greffe le cerisier sur lui-même, sur le prunier, sur le platane et, selon quelques auteurs, sur le peuplier. Il aime les fosses profondes, un emplacement large, et demande à être foui souvent. Vous en élaguerez les branches pourries et sèches, et vous éclaircirez celles qui seront trop serrées. Il est ennemi du fumier, qui le fait dégénérer.

Voici la méthode de Martialis pour faire venir des cerises sans noyaux. Coupez un jeune arbre à deux pieds de terre, et fendez-le jusqu’à la racine ; ratissez avec le fer la mœlle de chaque moitié ; rapprochez-les immédiatement après avec un lien, et enduisez de fumier la tête de l’arbrisseau, ainsi que les joints des côtés. Au bout d’un an, la fente aura disparu. Vous grefferez cet arbre avec des rejetons qui n’aient pas encore porté de fruits, et, comme cet auteur l’assure, il en naîtra des cerises sans noyaux.

Si un cerisier vient à se carier à cause de l’humidité, percez-en le tronc pour la faire écouler. S’il est infesté par des fourmis, versez-y du jus de pourpier mêlé, à parties égales, avec du vinaigre, ou bien frottez le tronc avec de la lie de vin lorsque l’arbre est en fleur. S’il est fatigué par les chaleurs de la canicule, rafraîchissez-en les racines, entre le coucher du soleil et le lever de la lune, avec trois setiers d’eau puisés à des sources différentes. Vous pourrez encore tresser autour du tronc de la jusquiame en forme de festons, ou étendre au pied de l’arbre une couche de la même plante. La seule manière de conserver les cerises, est de les faire sécher au soleil jusqu’à ce qu’elles soient ridées.

Quelques-uns plantent au mois d’octobre les pommiers dans les pays chauds et secs, mettent en terre dans des pépinières, vers les calendes de novembre, les coings, les sorbes ou les amandes, et sèment la graine de pin. Il faut confire les fruits à cette époque, et les conserver à mesure qu’ils mûrissent.

Des abeilles
Vous châtrerez les ruches, ce mois-ci, en vous réglant sur la quantité de miel. Vous en enlèverez la plus grande partie, s’il s’en trouve abondamment ; s’il y en a peu, vous en laisserez la moitié pour les besoins de l’hiver ; si les alvéoles sont pauvres, vous n’en ôterez absolument rien.

De la manière de travailler les vins d’après les Grecs
Abordons les différences établies par les Grecs sur la manière de travailler le vin, suivant sa nature et sa qualité : le vin doux est lourd ; le vin blanc et peu salé est diurétique ; le vin dont la couleur orangée flatte la vue, facilite la digestion ; le vin blanc et styptique donne du ton à l’estomac ; le vin d’outre mer rend pâle et ne fait que peu de sang ; le raisin noir donne du vin fort, le rouge du doux, et le blanc communément du médiocre.

Pour travailler le vin, quelques auteurs grecs y mettent du moût cuit jusqu’à réduction de moitié ou d’un tiers. D’autres veulent que l’on conserve, durant un an, de l’eau pure puisée dans la mer au moment où elle est calme et limpide. Ils soutiennent que telle est la nature de cette eau, que ce temps suffit pour lui faire perdre son goût salé, son amertume et son odeur, et qu’elle s’adoucit en vieillissant. Ils en mêlent un quatre-vingtième avec le moût en y joignant un cinquantième de plâtre. Trois jours après, ils agitent fortement ce mélange, et prétendent que cette opération non seulement permet au vin de vieillir, mais encore lui donne une belle couleur. On remue et on soigne le vin tous les neuf jours, ou, au plus tard, tous les onze jours, parce qu’en le surveillant souvent on est à même de juger si on doit le vendre ou le garder. Quelques-uns jettent dans une futaille trois onces de résine sèche broyée et l’agitent. Par ce moyen, disent-ils, le vin devient diurétique.

 raisin

Raisin. Planche extraite de l’herbier
d’Elizabeth Blackwell (1737-1739)

 Suivant les Grecs, voici comment il faut soigner le moût qu’auront affaibli des pluies fréquentes, ce dont on pourra s’assurer en le goûtant. Laissez-le cuire en entier jusqu’à diminution d’un vingtième, ou plutôt ajoutez-y un centième de plâtre. Les Lacédémoniens le font cuire jusqu’à diminution d’un cinquième, et le boivent quatre ans après. Pour rendre mœlleux un vin dur, les Grecs conseillent de mettre dans un petit vase de vin deux cyathes de fleur de farine d’orge pétrie avec le vin, et de la laisser reposer pendant une heure. Quelques-uns y mêlent de la lie de vin doux ; d’autres y ajoutent un peu de réglisse sèche, et le boivent après avoir longtemps agité le vase.

Les Grecs disent encore que le vin acquiert en peu de jours un parfum exquis, lorsqu’on jette dans un tonneau des baies sèches et pilées de myrte sauvage cueillies sur des montagnes : on laisse reposer le vin pendant dix jours, et on le passe avant de le boire. Vous amasserez aussi des fleurs de vigne mariée à des arbres, et vous les ferez sécher à l’ombre. Après les avoir pilées et passées au crible avec soin, vous les conserverez dans un vase neuf, pour en mettre, à votre gré, sur trois tonneaux de vin, la valeur de la mesure appelée chœnica par les Syriens. Vous boucherez ensuite ces pièces, et vous les ouvrirez six ou sept jours après pour votre usage.

On rend, selon les Grecs, le vin agréable en y plongeant une quantité suffisante de fenouil ou de sarriette que l’on agite, ou en mettant dans un vase deux pignons provenant de deux pins différents, grillés et enveloppés d’un linge : on bouche ensuite le vase, et on boit le vin au bout de cinq jours. Pour donner au vin nouveau le goût du vin vieux, concassez et pilez ensemble une certaine quantité d’amandes amères, d’absinthe, de gomme de pin à fruits et de fenugrec ; mettez-en un cyathe par amphore, et vous aurez un vin de première qualité. Si vous craignez qu’il ne contracte quelque vice, ajoutez-y à doses égales de l’aloès, de la myrrhe et du marc de safran battus et réduits en poudre ; mêlez-y du miel, et mettez-en un cyathe par amphore. De même, si vous voulez donner au vin de l’année l’apparence de vin vieux, broyez et passez au crible une once de mélilot, trois de réglisse et de nard celtique, deux d’aloès hépatique ; mettez six cuillerées de cette composition dans cinquante setiers de vin, et exposez le vase à la fumée.

Voulez-vous changer du vin rouge en vin blanc, suivant les Grecs, jetez-y de la fécule de fèves, ou versez dans une amphore de vin rouge trois blancs d’œufs, et remuez longtemps ce mélange : le lendemain le vin sera blanc. Ajoutez-y de la fécule de pois d’Afrique : le même jour, il changera de couleur. Telle est aussi la propriété des vignes : brûlez des ceps qui produisent du raisin blanc ou du rouge, et mettez-en les cendres dans du vin ; elles lui imprimeront chacune leur couleur. La cendre de la vigne qui porte du raisin rouge rougira le vin ; l’autre le blanchira, pourvu que vous versiez dans une futaille de dix amphores un boisseau de cendres de sarment, et qu’après les avoir laissées pendant trois jours dans le vin, vous le teniez couvert et bouché : au bout de quarante jours, vous le trouverez blanc ou rouge, selon la couleur que vous aurez choisie.

Voulez-vous fortifier un vin faible ; d’après les Grecs, suivez la méthode que voici : Mettez dans le vin une décoction de feuilles, ou de racines, ou de tiges tendres d’althéa, c’est-à-dire de grande mauve, ou bien du plâtre, ou deux cotyles de pois chiches, ou trois noix de cyprès, ou une poignée de feuilles de buis, ou de la graine d’ache, ou des cendres de sarments que le feu aura réduits à un filet délié en les dépouillant de toute partie solide. Pour clarifier et bonifier, en un même jour, du vin amer, broyez ensemble dans une petite quantité de vin, dix grains de poivre et vingt pistaches. Après les avoir remués, mettez-les dans six setiers de vin ; ensuite laissez le vin reposer, et passez-le pour le boire peu de temps après. De même, pour clarifier sur-le-champ du vin chargé de lie, mettez sept pignons dans un setier de vin, remuez-le longtemps, puis laissez-le un peu reposer : il s’éclaircira bientôt. Vous le passerez, et vous pourrez le boire.

Les Grecs prétendent encore (et c’est, dit-on, un secret révélé aux Crétois par l’oracle d’Apollon Pythien) que, pour rendre le vin blanc et lui faire prendre un goût de vétusté, il faut broyer ensemble les drogues suivantes et les réduire en une poudre très fine, passée au crible, à savoir : quatre onces de fleurs de jonc odorant et d’aloès hépatique, une once de bon mastic, autant de cannelle et de poivre, une demi-once de spica-nard, et une once d’excellente myrrhe et d’encens mâle qui ne soit pas rance. Quand le moût aura fermenté, on l’écumera et on enlèvera tous les pépins de raisin qu’il aura renvoyés à sa surface ; ensuite on mettra sur dix amphores de vin trois setiers italiques de plâtre battu et passé au crible, après avoir transvasé le quart du vin qu’on veut travailler. On y remettra du plâtre, et l’on agitera fortement la pièce pendant deux jours avec un roseau vert et garni de ses racines.

Le troisième jour, on jettera doucement dans dix amphores de vin quatre cuillerées de la poudre prescrite, et l’on ajoutera par-dessus le quart du vin transvasé, pour remplir la pièce, qu’on remuera encore longtemps, afin que toute la masse du moût se pénètre de la vertu de ces drogues. On couvrira et on fermera la pièce, en y laissant un petit trou qui donnera de l’air au vin pendant sa fermentation. Mais, au bout de quarante jours, on bouchera le trou, et alors on pourra goûter le vin à son gré. On n’oubliera pas, avant tout, de faire remuer le vin par un enfant impubère ou par une personne assez propre. On n’enduira pas non plus la pièce avec du plâtre, mais avec de la cendre de sarments.

Enfin, d’après les mêmes auteurs, voici comment on fait un vin anti-pestilentiel et stomachique : Déposez dans un rnétrétès d’excellent moût, avant que la liqueur fermente, huit onces d’absinthe broyée et enveloppée dans un linge ; retirez-les au bout de quarante jours, survidez le vin dans de plus petits vases, et faites-en usage. Ceux qui ont coutume de travailler le vin avec du plâtre, le font, ce mois-ci, quand le moût a jeté sa première écume. Si le vin est naturellement trop doux et d’un goût aqueux, il suffira d’y mettre deux setiers de plâtre sur cent conges devin. Mais s’il est fort, contentez-vous de la moitié de cette dose pour une pareille quantité.

Du vin rosat sans roses
Vous ferez à présent, de la manière suivante, du vin rosat sans roses : Mettez dans une corbeille de palmier des feuilles vertes de citronnier, et déposez-les dans un vase rempli de moût qui ne fermente pas encore ; puis bouchez le vase. Quarante jours après, ajoutez-y du miel, et servez-vous-en comme de vin rosat, quand vous le jugerez à propos.

Du vin miellé
Prenez la quantité que vous voudrez de moût provenant de grandes et belles vignes, vingt jours après qu’on l’aura tiré de la cuve ; mêlez-y un cinquième d’excellent miel, non écumé, après l’avoir fortement battu jusqu’à ce qu’il blanchisse, et agitez-le vivement avec un roseau garni de ses racines. Vous le remuerez ainsi pendant quarante ou mieux cinquante jours consécutifs, et, après chaque opération, vous le couvrirez d’un linge propre, à travers lequel pourra aisément passer le gaz produit par la fermentation. Au bout des cinquante jours, vous enlèverez avec la main, après l’avoir lavée, toutes les immondices qui surnageront ; puis vous mettrez le vin dans un vase que vous boucherez soigneusement avec du plâtre, et vous le laisserez vieillir. Néanmoins il vaudra mieux le survider au printemps suivant dans de plus petits vases enduits de poix, que vous couvrirez avec soin après les avoir garnis de plâtre, et le serrer dans un cellier frais et souterrain, ou dans du sable de rivière, ou le tenir, sur ce même sol, en partie plongé dans l’eau. Moyennant ces précautions, le temps ne l’altèrera jamais.

Du defrutum, du caraenum et du sapa
Faites à présent le defrutum, le caraenum et le sapa. Comme ces vins se font également tous avec du moût, ce n’est que la nature de la fabrication qui en change la qualité, ainsi que le nom. En effet, le defrutum, dont le nom dérive de defervere, est le moût fortement bouilli jusqu’à ce qu’il soit épaissi ; le carœnum est le moût réduit aux deux tiers ; le sapa est le moût réduit à un tiers. Ce dernier vin gagne en qualité lorsqu’on le cuit avec des coings, et qu’on le chauffe avec du bois de figuier.

 cognassier

Cognassier. Planche extraite du
Traité des arbrisseaux
et des arbustes cultivés
en France paru en 1825 

Du passum
Le passum se fait à cette époque avant la vendange. Tous les Africains l’épaississent et lui donnent un goût agréable. Il préserve des flatuosités lorsqu’on l’emploie, en guise de miel, pour faire du vin épicé. On cueille une très grande quantité de grappes qu’on renferme dans des paniers de jonc à claire voie, et qu’on bat vigoureusement avec des verges. Ensuite, lorsque la masse entière des grappes est divisée par la violence des coups, on pressure ce raisin. Tout ce qui s’écoule du pressoir est du passum. On le renferme dans un vase, et on le conserve comme le miel.

Du cotignac
Pelez des coings mûrs, coupez-les en petites tranches bien minces, et rejetez les parties dures qui forment le cœur. Ensuite faites bouillir ces fruits dans du miel jusqu’à réduction de moitié, en les saupoudrant de poivre fin pendant la cuisson. Autre recette : Mêlez ensemble deux setiers de jus de coings, un et demi de vinaigre et deux de miel ; faites bouillir ce mélange jusqu’à ce qu’il soit aussi épais que du miel pur ; joignez-y deux onces de poivre pilé et de gingembre.

De la manière de conserver du levain pour faire des gâteaux au vin doux
On compose une pâte avec du froment nouveau bien mondé qu’on arrose avec du moût de première serre, en mettant une amphore de moût sur un boisseau de farine, et on la fait sécher au soleil. On renouvelle ces deux opérations jusqu’à trois fois, et l’on fabrique avec cette pâte de petits pains semblables à des gâteaux au vin doux. Après les avoir fait sécher au soleil, on les met dans des vases d’argile neufs qu’on enduit de plâtre. Ils servent de levain lorsqu’on veut faire des gâteaux au vin doux.

Manière de faire le raisin sec selon les Grecs
Voici comment on fait le raisin sec à la manière des Grecs. Tordez sur le cep même les grappes du raisin le meilleur, le plus doux, le plus transparent, et laissez-les y sécher d’elles-mêmes. Une fois cueillies, suspendez-les, attachez-en plusieurs pour les mettre dans des vases, posez-les sur des feuilles de vigne sèches et fraîches, et pressez-les avec la main. Quand les vases seront pleins, remettez par-dessus des feuilles fraîches comme les premières, couvrez les vases et placez-les dans un lieu frais et sec, à l’abri de toute fumée.                                                                                                                                                           

(D’après De Re rustica de Palladius Rutilius, écrit vers le IVe siècle avant J.-C)

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21 août 2017

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La Mélisse Officinale

 

Melissa Officinalis. Famille des Lamiacées.

Synonymes : Citronnelle, Mélisse citron, herbe au citron, thé de France, piment des abeilles.

 

MELISSE

Description

La mélisse est une plante vivace atteignant une hauteur entre 30 et 80 cm, originaire de l’est du bassin méditerranéen. Elle fut ramenée en France par les bénédictins au-delà des Alpes et commença par être cultivée dans les couvents. Actuellement on la trouve aussi bien dans les jardins mais aussi à l’état sauvage poussant en zone tempérée, essentiellement en Europe et en Amérique du Nord. Elle est formée de nombreuses tiges à section carrée portant de larges feuilles opposées, ovales et dentées, d’aspect gaufré. Ses fleurs blanches à deux lèvres fleurissent de juin à septembre et emplissent les jardins d’une odeur fraîche et citronnée. 

Culture

Cette plante pousse en buisson et nécessite un ensoleillement maximal. Elle se satisfait de peu au niveau du sol, une terre rocailleuse, légère et sèche lui convenant parfaitement. Elle prolifère très rapidement et risque d’envahir votre jardin si vous ne l’endiguez pas. Les semis se font en février, puis le repiquage deux mois plus tard. Il est possible de la récolter dès l’année suivante juste avant la floraison en mai et en juin. Une seconde récolte est possible en septembre. 

Usages traditionnels

Les médecins arabes vantèrent dès l’Antiquité les vertus antispasmodiques de la mélisse officinale. Le philosophe musulman Avicenne lui attribuait la vertu de rendre le coeur joyeux. Elle fut utilisée en Europe au XVIIème afin de lutter contre la dépression nerveuse grâce à des tisanes mais aussi à l’eau de mélisse employée aussi bien pour soigner l’esprit que le corps. 

Propriétés thérapeutiques

La mélisse officinale aide à la digestion, à l’apaisement des vertiges ainsi que des syncopes. Elle excite la sécrétion hépatique augmentant le flux biliaire et donc apaise les troubles nerveux liés à une insuffisance hépatobiliaire. Bue en tisane ou en vin elle calme les crises de nerfs, l’anxiété, la nervosité, les déprimes ainsi que les troubles du sommeil. En outre, son action antivirale est due aux acides phénols qui combattent l’herpès et diminuent la fréquence des éruptions. 

Elle peut aussi être utilisée contre la varicelle et le zona et équilibrerait le fonctionnement de la glande thyroïde. 

Melisse_officinale

Utilisation interne

Infusion : 25 à 50 g de feuilles et de sommités fleuries par litre d’eau.

Laisser infuser 10 min. Prendre 3 ou 4 tasses par jour. Il est toujours préférable d’utiliser la plante fraîche afin d’en préserver l’arôme. 

Vin : Laisser macérer 50 g de plante fraîche pendant 48 h dans un litre de vin blanc. Prendre 2 cuillères à soupe en cas de besoin. 

Eau de mélisse : Faire macérer 15 jours dans un litre d’eau de vie blanche 50 g de mélisse, 5 g de cannelle, 15 g de zeste de citron frais, 10 g d’angélique, 15 g de coriandre, 10 g de clous de girofle, 15 g de muscade. Filtrer en pressant. Conserver en bouteille et absorber une cuillère à café en cas de malaise. Ou encore celle-ci, proposée par le Dr Jean Valnet dans L’Aromathérapie : 

Mélanger 3 litres d’esprit de vin à 33° avec 500 g de feuilles et de fleurs de mélisse, 16 g de racines sèches d’angélique, 125 g de zeste de citron. 

Laisser macérer pendant 9 jours en agitant chaque jour. Passer à travers un tissu fin puis remettre le liquide filtré et ajouter 200 g de coriandre, 40 g de noix de muscade concassées, 4 g de cannelle fine et 2 g de clous de girofle. Laisser macérer pendant 8 jours en remuant quotidiennement. Filtrer et ajouter 350 g d’eau distillée. Laisser reposer 24 h puis mettre en bouteille. L’usage se fait en interne permettant de faciliter la digestion et de lutter contre les spasmes musculaires. 

Il est possible d’utiliser ce vin pour nettoyer les plaies et les coupures, néanmoins il ne doit pas être consommé en cas de chaleur ou de soif intense. 

Usage externe

La feuille de mélisse fraîche peut être appliquée sur les piqûres d’insectes (abeille et guêpe) froissée et frottée sur la plaie après avoir enlevé l’aiguillon. Les feuilles peuvent être utilisées en décoction dans le bain, elles calment l’énervement et apaisent les règles douloureuses. En compresse, celles-ci soulagent l’engorgement mammaire et les ecchymoses. 

Huile essentielle

L’huile essentielle de mélisse est l’une des plus chères et des plus rares puisqu’il en faut 5 à 8 tonnes pour obtenir 1 kg d’huile essentielle (HE). En général est vendue de l’oleum melissae indicum, faite avec les feuilles, que les vendeurs font passer pour de l’huile de mélisse. En outre, celle-ci comporte moins de vertus curatives que la vraie. Si l’huile essentielle est pure, sur le flacon il y aura marqué

100% mélisse, sinon vous verrez par exemple 30% mélisse et 70% citronnelle (cymbopogon nardus). 

Cette huile se mélange bien avec le myrte, la rose, le néroli, la lavande, le citron, le pamplemousse, le bois de rose, la camomille, le ciste ladanifère, l’arbre à thé et le géranium. Il est conseillé de l’utiliser en massage pour détendre les personnes angoissées en la diluant dans une huile végétale. 

Cuisine

Les jeunes pousses peuvent être ajoutées aux salades afin de donner un goût citronné. Il peut être intéressant de faire cuire les poissons et légumes à la vapeur sur un lit de mélisse. De même quelques feuilles parfument les volailles, les champignons, les potages, les farces. Elles relèvent aussi les viandes blanches. Elle est utilisée en pâtisserie, dans les gâteaux et les entremets à base d’orange ou de citron. La mélisse donne un parfum délicieux au vinaigre : laisser macérer la plante une dizaine de jours, filtrer et remettre en bouteille. 

Quelques Recettes de Cuisine

Crème de poireaux à la mélisse

Ingrédients : 1 oignon, 2 poireaux + 1 pour la décoration, 1 grosse poignée de mélisse, 1 litre de fond de volaille, 1 grosse pomme de terre coupée en 4, 1 filet de jus de citron, 6 cuillères à soupe de crème épaisse, Sel fin de cuisine, Poivre en grains au moulin. 

Dans une casserole, faites suer l’oignon et les 2 poireaux tranchés, ajoutez la mélisse ciselée, couvrez et laissez quelques minutes à feu très doux pour que tous les ingrédients rendent leurs sucs. Faite suer le dernier poireau dans une casserole à part, laissez en attente, mouillez avec le fond de volaille et une pomme de terre coupée en quatre. Laissez mijoter sur feu moyen 15 minutes, passez le tout au mixer. Salez, poivrez, ajoutez un filet de jus de citron et un peu de mélisse ciselée. Fouettez la crème. Versez la crème de poireaux dans chaque assiette creuse, garnir d’une cuillère de crème fouettée et de quelques rondelles de poireau. 

Pétoncles blancs à la mélisse

Ingrédients : trois livres de pétoncles blancs, douze feuilles de mélisse environ, huile d’olive, beurre, poivre blanc, un demi verre de vin blanc (facultatif). 

Commencez par nettoyer les pétoncles, c’est à dire par enlever les coquilles sinon vous risquer de les retrouver dans le jus de cuisson. Le pétoncle est assez fragile, il ne résiste pas longtemps après la pêche, c’est pour cette raison qu’on le trouve le plus souvent vendu décoquillé loin de la mer. Si vous les achetez encore enfermés dans leur coquille, ils auront été préalablement dessablés par le mareyeur, mais vous devez néanmoins les rincer dans plusieurs eaux, jusqu’à qu’il n’y ait plus de sable au fond de votre bassine. 

Ne les laisser pas tremper dans l’eau non salée. Dans une cocotte faites chauffer un peu d’huile et de beurre. Versez les pétoncles et couvrez, toute la cuisson se fait à feu vif. Au bout de trente secondes environ, ajoutez un demi-verre de vin blanc, remuez et couvrez encore pour trente secondes. Mettez alors les feuilles de mélisse grossièrement coupées, et quelques tours de poivre blanc. Remuez, couvrez, et continuez la cuisson jusqu’à ce que tous les pétoncles soient bien ouverts. 

Pêches jaunes rôties à la mélisse

Ingrédients (pour 4 pers.) : 4 pêches jaunes, 2 abricots, 1 poignée de framboises, 1 verre d’eau, 15 feuilles de mélisse séchée, Beurre (facultatif), Sucre blond de canne. 

Coupez les pêches (préalablement lavées) en deux et ôtez le noyau. Placez dans un plat à gratin, côté bombé en dessous. Versez l’eau et les feuilles de mélisse dans le fond du plat. Ajoutez les framboises. Sur chaque demi fruit, déposer un petit dé de beurre (ou pas !) et saupoudrer du sucre. Enfournez à 180°C pendant 30 minutes et laissez dans le four éteint pour 30 min de plus. Servir tiède ou froid. 

Cheese cake au fromage de chèvre et à la mélisse

Ingrédients (pour 4 pers.) : 200 g de fromage de chèvre frais, 150 g de crème fraîche, 100 g de sucre en poudre, 75 g de beurre, 3 oeufs, Zestes de citron, 1 bouquet de mélisse. 

Râpez les zestes de citron et hachez la mélisse puis séparez les blancs des jaunes et montez les blancs en neige. Beurrez un plat en terre et préchauffez le four à 160°C. Dans un saladier mettez les jaunes d’oeufs et le sucre et fouettez jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez le fromage de chèvre frais, la crème et les zestes de citron, mélangez. Faites fondre le beurre à feu très doux, incorporez-le au mélange. Avec les précautions d’usage, mélangez les blancs battus en neige et la mélisse hachée au mélange. Versez la préparation dans le plat beurré et faites cuire pendant 50 minutes .Ce gâteau est aussi bon tiède que froid, il peut être accompagné de figues confites ou de confiture de figues et d’amandes fraîches. 

Sources :

Le petit Larousse des plantes

L’aromathérapie, Dr Jean Valnet www.aroma-zone.com

http://www.epicurien.be/recettes/herbes-condiment/melisses/recette-a-la-melisse.asp

http://estran.canalblog.com/archives/2007/08/03/5772529.html

http://www.recettes-et-terroirs.com/recette_detail-1-916.html

http://www.cleacuisine.fr/autres-desserts/p-ches-r-ties-la-m-lisse/

 

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21 août 2017

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Le Renouveau au travers de la Vie saisonnière

 

 

Le printemps s’est annoncé par la multitude des fleurs, corolles et pétales. La période claire se déploie de jour en jour pour bientôt culminer au solstice d’été. Le renouveau s’inscrit dans chaque bourgeon, dans chaque nid de brindille, dans chaque goutte d’eau tombée dans les infractuosités de la pierre.

montagnes

La terre se couvre de mille couleurs, de mille chants d’oiseaux, de mille bourdonnements d’insectes. La sève parcourt de nouveau les arbres avec force et intensité. J’ai suivi presque fiévreusement, tous les jours de mars et d’avril, l’accroissement des feuilles des arbres, l’éclosion des fleurs, guetté la moindre hausse de température et goûté les premiers rayons de soleil. J’ai marché sur les sentiers, dans les forêts de hêtres et de sapins tapissés d’ails des ours, de violettes et d’anémones sylvie, parcouru les pâtures où s’élancent les pissenlits, le lierre terrestre et les boutons d’or.

J’ai trempé mes mains dans le ruisseau vif et limpide, plissé les yeux pris dans la lumière du soir qui jaillit en flots orangés à travers les branchages. J’ai aperçu dans le sous-bois -espace presque clos qui semble protégé par les fées- les fougères côtoyer les mousses et les perces-neiges sous les aubépines. Je me suis allongée sous le cerisier du japon aux fleurs délicates dans le bourdonnement chaleureux des bourdons et des abeilles. Cette nature fabuleuse m’a offert l’ail des ours que j’ai transformé en pesto, le pissenlit en miel et en macérat, l’ortie en soupe et en poudre, la résine de sapin en encens… La terre est encore très généreuse cette année et c’est comblée de délices et de beauté que j’ai célébré Beltaine en accueillant toute la puissance de fécondité et de fertilité de notre Mère la Terre.

Car si la saison des fruits n’est pas encore commencée, puisqu’il faut que les fleurs se fécondent, les végétaux sauvages nous ré- servent déjà de quoi nous nourrir et nous soigner. Ma pratique païenne et sorcière est ainsi indissociable de mes petites préparations d’herboristerie et de cuisine. Travailler avec les plantes fait partie de mon quotidien de même que la création d’objets et d’ingrédients rituels et d’outils de divination ou de protection. Pour moi, la matière est le support même de ma spiritualité car elle me permet d’exprimer mes élans créatifs. L’été qui arrive voit la réalisation des projets conçus pendant la longue période hivernale et mis en terre, à germer, à la fin de l’hiver – à Imbolc- et au début du printemps – à Ostara.

Le temps de la maturation vient avec l’été en vue de récolter les fruits, physiques ou immatériels de ce que l’on a planté. L’abondance et la générosité de la terre, des divinités et des esprits qui veillent sur le monde, sont immenses, et c’est par la bienveillance, la gratitude et le don envers eux et envers ceux que l’on aime et la communauté humaine entière que nous pouvons restituer un peu de ce qui nous a été offert. 

par June Lotophage

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19 août 2017

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L’influence des gemmes sur notre santé

 

Depuis l’aube des temps, pierres précieuses et semi-précieuses sont reconnues comme de puissants véhicules de guérison et de protection. Des groupes tribaux les plus primitifs jusqu’aux grandes civilisations de la Grèce et de l’ancienne Egypte, cette connaissance, qui a franchi les siècles, se retrouve dans toute société humaine. 

L’homme éprouve un amour inné pour les gemmes, un amour qui jaillit de leur résonance avec les states minérales de son être. En quelque manière, les pierres forment une partie intégrante de notre être, puisque nous sommes faits de la substance des étoiles et reliés à l’univers par les fréquences d’énergie du monde minéral. 

On comprendra que lorsque ces minéraux s’organisent en groupements spécifiques afin de créer des pierres précieuses, leur influence sur notre santé et notre bien-être soit considérable. 

L’homme préhistorique utilisait les gemmes afin d‘obtenir une protection et de se rendre invisible à l’œil « intérieur » des prédateurs. Tenus en haute estime pendant plus de quarante mille ans, les cristaux ont été employés comme objets de pouvoir ou à des fins divinatoires. Lors de son initiation, le chaman aborigène est littéralement rempli de nombreux cristaux, placés à l’intérieur de son corps par des moyens magiques ; un cristal est « frotté » à l’intérieur de son front afin qu’il obtienne le pouvoir de longue vue pour le troisième œil. 

GEMMES

Pharaons, Aztèques et Incas, mandarins de l’ancienne Chine, voyants et sages de l’Inde éternelle connaissaient la force ésotérique des gemmes en tant qu’objets de pouvoir ; Les anciens astrologues qui croyaient aux influences planétaires spécifiques des gemmes, utilisaient les pierres brutes pour lutter contre les énergies planétaires maléfiques. Au XVIIè siècle, les médecins pensaient que des influences bénéfiques était placées dans les pierres précieuses par la grâce de Dieu, afin de protéger les hommes du danger et d’ « attirer » la richesse et la réussite. Nombreux étaient les pouvoirs attribués aux pierres à cette époque ; si elles vous apportaient la richesse, elles passaient aussi pour protéger les hommes du tonner et de la foudre, des épidémies et maladies de toutes sortes, annoncer l’avenir, guérir l’insomnie, prévenir la paresse et la sorcellerie, garder les êtres chastes et les rendre invisibles. 

A l’évidence, on peut contester les pouvoirs attribués aux gemmes par les médecins du XVIIè siècle. En revanche, nous possédons des preuves intéressantes dès le début du XIXè siècle, lorsque des expériences furent conduites avec une sensitive, Frederike Hauff (née en 1801), surnommée « la voyante de Prevorst », et douée d’extraordinaires pouvoirs de clairvoyance. Le cristal de roche avait le pouvoir de la mettre en transe, mais placé sur son estomac, il raidissait tous ses muscles et la jetait dans un état épileptique, ses muscles devenant si rigides qu’ils résistaient à tous les efforts visant à faire mouvoir ses articulations. 

L’illustration des effets que certains minéraux peuvent avoir sur les sensitifs montre à quel point nous devrions faire attention dans le choix des pierres que nous portons. Il ya bien des années, un ami à moi décidé de porter autour de son cou un authentique tiki maori fabriqué à partir d’une stéatite verte. Peu de temps après, il ressentit des douleurs à la poitrine, sans faire le rapprochement avec le tiki. Finalement, il décida de consulter un docteur au sujet de ces douleurs persistantes. Afin de ne pas paraître bizarre ou anticonformiste face au docteur, il enleva le tiki ; la douleur disparut en un clin d’œil. Nous avons appris par la suite qu’en Nouvelle Zélande, le tiki était une amulette portée par les femmes enceintes, il réalisa l’erreur grossière qu’il avait commise. Le tiki retourna dans un tiroir, où il avait reposé des années durant, et ne fut plus porté depuis. 

PIERRES

Au regard de l’usage répandu des pierres précieuses et semi-précieuses dans les plus grandes de nos civilisations, il semble difficile de nier les nombreuses affirmations de leurs pouvoirs. La plus grande partie du discours des Anciens quant aux qualités protectrices et thérapeutiques des pierres est promptement considérée par l’homme moderne comme le fruit d’une superstition fondée sur l’ignorance et la peur. Et pourtant, nombre d’entre nous continuent de porter des pierres, des gemmes et des métaux afin de se protéger des malades. A preuve, le bracelet de cuivre porté couramment par les hommes comme les femmes pour éviter l’arthrite et les rhumatismes. 

Durant des milliers d’années, les pierres ont été utilisées à des fins thérapeutiques. Selon certaines hypothèses, les médecins et chamanes indiens faisaient un tel usage des gemmes que les Européens finirent par s’intéresser à leurs recherches thérapeutiques. Les gemmes sont employées de multiples façons. L’une des méthodes les plus communes consiste naturellement à porter la pierre sur soi, afin que celle-ci influence directement nos champs d’énergie. En Inde, les médecins ayurvédiques brûlaient les gemmes et les réduisaient en poudre pour fabriquer des médecines. Plus récemment, les pierres étaient conservées dan des flacons d’alcool, dans une obscurité complète, jusqu’à ce que le fluide absorbe les fréquences vibratoires des gemmes ; le liquide étai alors donné sous forme de gouttes pour guérir diverses maladies. 

Alors que les voyants et les guérisseurs du passé étaient conscients de l’importance de l’aura, et de la protection par les gemmes et les différentes amulettes et formes talismaniques, nous avons perdu cette conscience et cette connaissance. Pourtant, certains faits nouveaux laissent penser que ces anciennes pratiques réapparaissent aujourd’hui sous une forme moderne, et sans doute allons-nous assister à une résurgence de la conscience quant à l’importance de l’aura et de la protection qu’elle apporte contre les influences débilitantes. 

S’il est évident que la meilleure façon de maintenir une aura saine est de se centrer sur les plus hauts niveaux de la conscience, et d’équilibrer ce trajet vertical avec l’expression horizontale pratique de la conscience du plan physique, il n’en est pas moins vrai que l’homme a toujours cherché à augmenter sa force et son harmonie au moyen d’un objet extérieur, qu’il s’agisse d’un bracelet ou d’un collier de pierres semi-précieuses, d’une structure talismanique, d’une bague de métal précieux, ou du moderne Pulsor. Tant que nous n’oublions pas que notre véritable pouvoir réside à l’intérieur de nous-mêmes, ces objets peuvent être considérés comme des supports utiles dans le maintien de l’équilibre de nos champs auriques. 

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19 août 2017

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Le chêne et ses différentes appellations

  Commençons par nos ancêtres les Gaulois. On sait qu’ils vénéraient le chêne et que leurs druides cueillaient le gui. Les preuves sont irréfutables : Cela dit, les Gaulois étaient des gens compliqués. Ils avaient quatre racines pour désigner le chêne  : deruo, erco et cassano. Commençons par la plus ancienne, erco.  Erco- Cette racine peut […]

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14 août 2017

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Les Insectes ressentent-ils de la douleur

Chez les humains, la douleur est une expérience subjective incluant une série de sensations dont les deux dimensions caractéristiques sont une émotion négative et une pulsion d’élimination du facteur causant. Sa qualité et son intensité peuvent être profondément modifiées par divers éléments : les expériences antérieures du sujet, ce sur quoi il concentre son attention, la […]

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14 août 2017

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Un Géant dans la forêt de Brocéliande

Voici longtemps, rapporte au début du XXe siècle Etienne Péan, sabotier dans le bois de la Fleuriais, à Ercé-en-Lamée, un jeune homme de Plélan dans le pays Gallo, dissipa, en quelques années, une fortune péniblement gagnée par des parents laborieux. Une fois ruiné et abandonné de tous ceux qui l’avaient aidé à manger son bien, […]

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11 août 2017

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Habitat écologique et énergies renouvelables

  «Celui qui ouvre son coeur à la Nature, ouvre son coeur à l’Homme».   Qu’est-ce que le projet Anima-végétalis ? Pourriez-vous le présenter à nos lecteurs ?  Animavegetalis est une association loi 1901 à but non lucratif. Elle a été créée voilà maintenant 8 ans, son fondateur est dans le milieu écologique depuis 20 […]

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11 août 2017

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Différentes utilisations des noisettes dans le monde

  En Chine, les noisettes fraîches sont grillées, moulues dans un mortier en bois, et mélangées au thé. A Pékin, les confiseurs fabriquent différents bonbons avec des noisettes enduites de sucre. Les noisettes sont également vendues comme fruits secs. Elles sont conservées salées dans des caisses en bois.  Chez les Romains, les noisettes étaient consommées […]

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