22 septembre 2017

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Les Insectes sont Multidimensionnels

Les animaux sont des adeptes des domaines multidimensionnels et de la fusion. Ils traversent les dimensions. Avez-vous déjà vu un animal ou un oiseau l’espace d’un instant disparaître l’instant d’après ?

Les animaux se préoccupent intensément de la qualité de vie et beaucoup plus que vous ne l’êtes. Lorsque cette qualité de vie est menacée, ils migrent immédiatement vers une réalité plus amicale. Ils s’enfuient vers d’autres domaines d’existence, car ils sont programmés pour survivre.

Les animaux sont intelligents et souples, et vivent beaucoup plus d’aventures que les humains. Ils n’ont pas besoin d ‘ériger des centres commerciaux et des cimetières, de regarder la télévision, de voir des films et de se distraire avec des divertissements superficiels.

torquata

Croyez-vous que les animaux s’ennuient ?

Qu’ils se demandent quoi faire ?

Ils vivent un grand nombre d’aventures que vous n’êtes pas encore en mesure de comprendre, bien que vous le serez un jour.

Les insectes et les grenouilles, par exemple, ouvrent des voies dimensionnelles grâce aux sons qu’ils émettent. D’autres voyagent avec le son. Chaque être rêve, vagabondant vers plusieurs réalités. La meilleure façon d’envisager le concept de rêve est de savoir que lorsque vous dormez, vous partez vers un autre monde qui existe véritablement. L’existence du tout est due au fait que tout est interelié, que la mémoire soit ouverte ou non.

Les scarabées, les lombrics et les grenouilles savent qu’ils passent d’une réalité à l’autre. Ils pénètrent d’autres mondes et, pourtant, ils existent bien ici en ce monde.

Les insectes sont représentés en plus grand nombre sur votre planète que n’importe quelle autre catégorie d’animaux et ils occupent moins d’espace. Ils préservent un équilibre, car en leur absence, votre planète ne pourrait exister. Les insectes sont multidimensionnels et agissent comme gardiens invisibles de plusieurs mondes. Certains dieux créateurs ont l’apparence et le tempérament d’insectes. Certaines personnes ont photographié ou fait la rencontre d’êtres partiellement humains et partiellement insectes. Les dieux créateurs se sont reproduits sous plusieurs formes afin d’être présents comme représentants silencieux de leur espèce.

InsectLes insectes collaborent avec vous d’une façon que vous ne pouvez encore concevoir. Vous croyez qu’ils se posent ou rampent sur vous accidentellement, alors qu’en réalité ils vérifient votre fréquence électromagnétique. Vous n’apparaissez pas aux insectes sous votre forme ordinaire. Vous êtes un champ magnétique, et certaines parties de vous paraissent très attirantes pour les insectes à cause des phénomènes que vous émettez. Lorsqu’ils vous mordillent ici et là, peut-être vous habituez-vous à leur identité.

Lorsqu’une grenouille émet un coassement, elle crée une ouverture vers d’autres dimensions pour le règne animal, pour les insectes en particulier, mais aussi pour plusieurs membres du règne animal. Les grenouilles et les insectes maintiennent des fréquences et sont doués de certaines facultés. Les grenouilles coassant dans le silence du jour ou de la nuit créent un moment harmonique et tourbillonnant. Les énergies environnantes peuvent pénétrer ce son et connaître assez facilement ce qu’il en est d’être une autre forme de vie.

Tous les animaux sont davantage accordés à différentes réalités que ne le sont les humains, et ils peuvent vous enseigner au sujet de ces réalités. Certaines personnes sont capables de fusionner avec les animaux et d’explorer le règne animal pour découvrir ce que c’est que d’être dans la Bibliothèque vivante.

Plusieurs formes de vie très intelligentes peuvent se manifester en fusionnant avec les règles animal et végétal. Elles peuvent ainsi jeter un coup d’œil à votre réalité. Aujourd’hui, ces formes de vie intelligentes souhaitent se fusionner avec vous, les cartes de bibliothèque.

Comprenez qu’une grande intelligence existe dans toutes les formes de vie et que l’expérience de toute la vie vous attend. Ouvrez vos « moi » émotionnels et employez la force vitale de l’amour comme clé pour votre évolution spirituelle.

channeling de Barbara Marciniak avec les Pléiadiens

extrait du livre TERRE aux éditions Ariane

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22 septembre 2017

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Le temps des insectes

 

Morcelé, ralenti, rallongé ou raccourci, le temps de vie des insectes présente une grande diversité de modalités. Certains vivront vite mais peu, d’autres lentement et longtemps ; d’autres encore – ou les mêmes – sauront ralentir ou arrêter leur développement si le besoin s’en fait sentir ; beaucoup vivront deux vies bien distinctes sous forme de larve puis d’adulte.

INSECTE 

La plupart des insectes sont caractérisés par un temps de génération (d’œuf à œuf) assez court. En se reproduisant très vite et en ayant une importante descendance, ils ont une grande capacité de conquête – pour peu que les conditions soient favorables. Ces caractéristiques favorisent également l’adaptation génétique lorsque apparaissent de nouvelles contraintes externes (certains pucerons, au temps de génération très court, sont connus pour avoir développé des résistances multiples aux insecticides). Grâce à cela on peut ainsi obtenir rapidement, au laboratoire, de nombreux individus sur plusieurs générations. La drosophile, ou Mouche du vinaigre, est ainsi très prisée pour les études sur le vieillissement. Chaque espèce possède une espérance de vie type qui est fonction des conditions extérieures mais aussi, comme l’a montré l’étude récente du bilan énergétique de la petite guêpe tropicale Eupelmus vuilletti (dont l’espérance de vie peut varier de 8 à 15 jours en fonction de ses choix alimentaires), de son comportement. La température et la disponibilité des ressources sont les principaux facteurs ayant des effets sur la durée des différents stades du développement. D’autres étapes (comme la maturité sexuelle, l’accouplement ou la ponte) sont souvent sous étroite dépendance de relations intra-spécifiques telles que la densité d’individus ou la présence de partenaire sexuel. Autant de phénomènes qui, dans certaines limites, allongent ou abaissent la durée du cycle et influent, par conséquent, sur le nombre de générations que peut développer une espèce par an (ou voltinisme). 

Chez les insectes sociaux, abeilles, guêpes, fourmis et termites, les individus sont répartis en castes. Selon qu’ils ou elles soient reines, ouvrières ou soldats, les insectes n’ont pas la même durée de vie. De plus, une certaine hétérogénéité vis-à-vis du temps peut également exister à l’intérieur des castes. Ainsi, chez les abeilles, une ouvrière d’été vit de cinq à six semaines tandis qu’une ouvrière d’hiver s’éteint au bout de cinq à six mois. Une reine peut vivre de quatre à cinq ans. Quant aux mâles, ou faux bourdons, ils sont assurés de mourir soit après l’accouplement, soit à la fin de l’été s’ils ne se sont pas accouplés : les ouvrières les chassent alors de la ruche et cessent de les nourrir. La longévité exceptionnelle des reines a également été constatée chez les guêpes sociales et chez les termites et les fourmis. Dans ces deux derniers groupes, les records enregistrés avoisinent une trentaine d’années et sont donc les plus longs pour des insectes adultes. À l’origine de cette résistance au temps pourrait se trouver la surprotection dont bénéficient les génitrices ce qui aurait favorisé le développement et la transmission de tout un dispositif de réparation de l’organisme, certes coûteux en énergie, mais combien utile lorsqu’on vit l’équivalent de cinquante fois la vie d’une ouvrière ! 

Doit-on plaindre l’insecte qui, en une nuit, a vécu toute une vie ? Doit-on, au contraire, se réjouir pour celui qui passe un hiver de plus ? Gardons-nous d’appliquer notre propre échelle de valeur à ces observations du temps que nous effectuons chez les insectes. La perception du temps est propre à chaque espèce. Qu’elle nous paraisse “courte” ou “longue”, la vie d’une mouche est, à l’échelle de la mouche, une vie entière. Si des phénomènes d’apprentissage et donc de mémoire ont pu être mis en évidence chez certain insectes, on ignore s’ils ont la notion du temps écoulé. Pourtant, tout comme nous, les insectes vieillissent. C’est en cherchant à comprendre comment que peut- être, un jour, nous parviendrons à résister encore un peu plus ou un peu mieux au temps qui passe…. 

Pour en savoir plus • Régulation des cycles saisonniers chez les invertébrés Dourdan, 20-22 février 1990, P. Ferron, J. Missonnier, B. Mauchamps (dir.). Les Colloques de l’INRA, 1990, éd. INRA, 270 p. 

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17 septembre 2017

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Les fleurs ont un langage


Le don de fleurs existe dans la plupart des civilisations, qu’il constitue un cadeau ou un acte religieux. Dans certaines cultures, on accorde au langage des fleurs une symbolique particulière, en donnant à chacune une signification. Ainsi la composition d’un bouquet peut être guidée par des questions de couleurs et de parfums, ou par le sens prêté à chaque fleur. 

les fleurs

Les significations des fleurs ont évolué au cours du temps et ne sont pas tout à fait les mêmes selon les cultures.

Dans le langage des fleurs, chaque fleur est associée à l’expression d’un sentiment. La couleur de la fleur joue beaucoup dans la signification qu’on lui donne.

Le blanc symbolise la pureté et la virginité, mais aussi le raffinement et l’élégance. On peut envoyer des fleurs blanches pour faire une déclaration d’amour platonique, mais aussi pour exprimer l’admiration que l’on ressent envers quelqu’un. En effet, la pureté du blanc évoque la beauté et la perfection.

Le violet exprime la délicatesse et la profondeur des sentiments. On enverra des fleurs violettes pour rappeler à la personne aimée que l’on pense à elle, ou bien pour lui signifier son amour en toute discrétion.

Le rouge est une couleur violente et agressive, qui exprime l’ardeur et la chaleur des sentiments. La fleur rouge s’utilisera pour faire une déclaration d’amour passionnée à la personne aimée.

Le jaune est une couleur qui évoque la lumière, le soleil et l’harmonie. Les fleurs jaunes exprimeront donc le bonheur d’aimer et d’être aimé(e) ou plus simplement la joie de vivre.

Le rose évoque la douceur et la tendresse. On enverra des fleurs roses pour exprimer son amitié, ou son amour tendre.

Pour exprimer son amour :


fleursPour commencer, envoyez à la personne aimée un bouquet de violettes qui lui dira au creux de l’oreille : « Il paraît que quelqu’un est amoureux de toi, mais… chut… c’est un secret… ». Ensuite, laissez passer quelques jours, avant de lui envoyer un lys blanc ou un bouquet de roses blanches, dont la signification sera : « Je t’admire et je te respecte ». Il sera temps ensuite de solliciter un rendez-vous par le biais d’un glaïeul. Une fois ce premier rendez-vous obtenu, vous pouvez laisser éclater vos sentiments enflammés à travers un bouquet de roses rouges… Vous n’aurez ensuite que l’embarras du choix pour ponctuer votre histoire d’amour de déclarations fleuries : le tournesol pour lui dire « je ne ne vois que toi », l’oeillet blanc pour l’assurer de votre fidélité, l’orchidée pour lui vouer un amour raffiné et mystérieux… Et sachez qu’en cas d’infidélité, la rose jaune sollicite ou accorde le pardon, et le muguet promet le retour du bonheur..
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Pour exprimer son amitié :


Pour fêter l’anniversaire d’une amie, un bouquet de roses roses conviendra à merveille, de même que des fleurs jaunes comme les tulipes ou les jacinthes. Pour se rappeler au souvenir d’une personne chère, la pensée est idéale, de même que le myosotis qui signifie « je pense à toi fidèlement ». Certaines fleurs conviennent parfaitement à de tristes circonstances, comme l’immortelle qui signifie « Ma douleur ne s’éteindra jamais », ou l’oeillet blanc qui symbolise la pensée fidèle.

Accéder à la suite ICI…. http://framboise78.free.fr/Langage_fleurs.htm

Si les fleurs transmettent nos sentiments bien mieux que des mots, c’est parce qu’elles accompagnent la vie des hommes depuis l’Antiquité. Selon l’occasion, chacune a son mot à dire, influencée par son histoire, sa saisonnalité. Afin de vous permettre d’exprimer votre message en parfait accord avec vos intentions, voici un petit guide indispensable pour tout savoir sur le langage des fleurs.

17 septembre 2017

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Le Parfum, origines et senteurs

Le parfum apparaît à l’aube des grandes civilisations, en Egypte, à Sumer, en Chine ou en Inde. Les origines du mot parfum remonteraient à la plus haute antiquité ; l’étymologie du mot, du latin perfumum, signifie « à travers la fumée». 

Les substances odorantes sont utilisées aussi bien lors de rites religieux, de rituels ou de sacrements, que pour les plaisirs (sensualité, séduction) de la vie quotidienne. Elles apportent un raffinement supplémentaire en cuisine, leurs vertus trouvent des applications en médecine et traitements thérapeutiques. 

La parfumerie médiévale reste entravée par des moyens techniques et des produits limités. Au XVème – XVIème siècle, les travaux des botanistes allemands et des ingénieurs vénitiens améliorent l’alambic, augmentent le nombre des huiles essentielles extraites par distillation et permettent la naissance de la parfumerie “alcoolique”. L’industrie de la parfumerie française, née à Grasse au XVIIIème siècle, domine l’Europe au siècle suivant. Dans l’univers mystérieux des senteurs, les parfums ont pris des noms exotiques, souvent liés aux essences principales dont ils sont issus. On classe ainsi les parfums en sept « familles » : les chyprés, les fougères, les cuirs, les orientaux ambrés, les hespéridés, les boisés et les floraux. 

Parfum

Grâce à l’alcool (utilisé à partir du XVIème siècle), on peut utiliser des essences plus fraîches et plus volatiles, des herbes telles que le romarin, la sauge ou le thym, des fleurs comme la lavande, ou les hespéridés. 

Ainsi sont nées les premières eaux de Cologne, appréciées de Catherine de Médicis ou de Napoléon Ier. Ces parfums très dilués,  préférés pour se laver aux eaux impures et porteuses des germes des grandes épidémies servent alors de produits d’hygiène. Napoléon en utilisait plusieurs litres par jour. A cette époque, les produits parfumés sont chers et réservés aux élites. Simon Barbe, parfumeur du Dauphin, écrit en 1699 un précis qui donne la liste de ceux qu’un homme bien né se doit d’utiliser : 

“…Il parfumera ses gants, tous ses accessoires en cuir, ses perruques, ses habits ; il s’enduira de pommades parfumées, se poudrera et se parfumera ; il boira des vinaigres et des liqueurs parfumés, prisera du tabac parfumé, fera brûler des pastilles odoriférantes à l’intérieur de sa maison garnie de pots-pourris,…” etc. 

Les dépenses de la cour de Versailles dans ce domaine étaient énormes – bien plus importantes que celles consacrées à la nourriture – et celles de Joséphine de Beauharnais font la joie des parfumeurs. Si, dans les sociétés orientales, le parfum conserve ses valeurs médicinale, religieuse, ésotérique mais aussi érotique, dans l’Occident puritain du XIXème et du début du XXème siècle, on tente par contre de chasser de nos alcôves cette « émanation du diable ». La sensualité revient avec les «années folles», qui voient la création de grands classiques comme Chanel n° 5 , Shalimar ou Arpège. 

ParfumAujourd’hui, assujettie aux «effets de mode» – comme le parfum «androgyne» et les senteurs «ozonales» -, la parfumerie risque de se couper de son histoire. De très grands parfums ne sont plus commercialisés car jugés démodés. La rose a aussi presque disparu, alors que le santal est à la hausse… 

Selon Elisabeth de Feydeau «Quand les soldats de Louis XV ont rapporté pour la première fois l’Eau admirable (son nom d’origine) de la ville de Cologne (d’où son nom actuel), après la guerre de Sept Ans, les gens ont commencé à l’utiliser pour ses vertus tonifiantes et revigorantes». On pouvait s’en frictionner le corps, l’utiliser pour des ablutions, en mettre dans sa soupe… Certains médecins la prescrivaient même en injection! Le succès a été incroyable et d’autres firmes se sont donc lancées dans sa fabrication… 

Outre Napoléon Bonaparte, Napoléon III et son épouse l’Impératrice Eugénie en était de grands adeptes. Pour preuve, la récupération qu’on en a fait par la suite. Le flacon ci-contre date de 1918… 

Texte de Jan Renette – 2010 – L’Essence de la Féminité

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16 septembre 2017

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Le Chêne dans le Calendrier des Celtes ou des anciens Gaulois

 

 

  
Les druides, qui tiraient leur nom d’un mot grec ou plutôt du mot celtique deru signifiant chêne, étaient vraisemblablement chargés de régler la division du temps chez les Gaulois. Leurs années étaient purement lunaires et divisées par périodes de 30 ans.

La semaine paraît être la période la plus anciennement et la plus généralement adoptée pour la mesure du temps au-delà du jour. Ce sont, au dire des historiens, les Egyptiens qui les premiers ont donné une forme certaine à leurs années ; et le calcul que Moïse nous donne de la durée de la vie des premiers patriarches, la manière même dont il explique les circonstances du déluge ne permettent pas de douter qu’il n’y eût dès lors une division fixe du temps.

 Calendrier

Calendrier égyptien antique

 

Les Egyptiens avaient distribué l’année en douze mois, par la connaissance qu’ils avaient des astres. Ces mois n’avaient pour toute dénomination, dans le commencement, que celles de premier, de second, de troisième mois, etc., jusqu’au douzième. Hérodote déclare qu’il n’est pas possible de déterminer la forme que l’année des douze mois a eue originairement chez les Egyptiens. L’année a-t-elle été simplement lunaire, c’est-à-dire de 354 jours, ou l’ont-ils composée de 360 jours dès le moment de son institution ? C’est ce qu’Hérodote ne peut aussi décider.

On croit seulement que l’année de 360 jours dut être d’un usage fort ancien en Egypte ; elle dut être réglée ainsi même avant Moïse, car c’est d’une année de 360 jours que s’est servi le législateur des Juifs pour compléter celles du monde, et en particulier celle du déluge. Plus tard, l’année civile des Egyptiens fut de 365 jours ; tous les quatre ans, elle retardait d’un jour sur l’année solaire, et ce n’était qu’après un intervalle de 1460 années, qu’ils appelaient période sothiaque ou grande année caniculaire, que les années civiles et solaires se retrouvaient d’accord.

Les Grecs partagèrent d’abord les mois en trois parties, chacune de 10 jours : la première dizaine s’appelait mois commençant, la seconde dizaine mois qui est au milieu, et la troisième mois finissant. La première dizaine se comptait de suite ; ainsi on disait : le premier, le second, le troisième, etc., du mois commençant ; mais, comme les Grecs ne comptaient jamais au-dessus de 10, quand ils voulaient, par exemple, exprimer les 16, ils disaient le second sixième, ainsi de suite ; pour dire 24, ils disaient le troisième quatrième. Telle était la manière de compter des Grecs du temps d’Hésiode. Les Grecs eurent aussi, par la suite, une période de quatre années révolues par lesquelles ils comptaient, et qu’ils nommaient olympiades ; l’ère commune des olympiades commença au solstice d’été de l’an 776 avant J.-C.

Jusqu’en l’an 600 environ avant J.-C., les Grecs comptèrent successivement deux années de douze mois de 30 jours chacun, et une troisième année (triétéride) de treize mois. Mais les oracles ayant déclaré que l’on devait régler les années sur la marche du soleil, et les mois sur celle de la lune, il en résulta la réforme suivante : l’année fut alors composée de douze mois alternativement de 30 et 29 jours commençant à la néoménie ou nouvelle lune ; les troisième, cinquième et huitième années de cette période dite octaétéride eurent chacune un mois complémentaire de 30 jours : après deux octaétérides, on ajoutait 3 jours complémentaire ou épagomènes.

Meton, célèbre astronome athénien, pour corriger ce calendrier, imagina un cycle de 19 ans, après lesquels les rapports des jours, des mois, des années avec les retours de la lune et du soleil aux mêmes points du ciel se trouvaient conservés. Dans cette période, on comptait 235 lunaisons, à savoir : 228 à raison de 12 par an, et 7 autres appelées intercalaires ou embolismiques, dont 6 de 30 jours et le dernier de 29 jours. Ce résultat excita l’admiration des Grecs au point qu’on le grava en lettres d’or sur les places publiques ; de là lui vint le nom de nombre d’or. Callipe, pour remédier à une erreur légère de calcul de Meton, établit que l’on retrancherait le dernier jour de chaque quatrième cycle.

Le calendrier des Romains dut aussi sujet à de grandes variations ; leurs années étaient lunaires ; ils avaient, comme les Grecs, recours aux intercalations de jours et de mois. Cette irrégularité devait, à la longue, opérer un changement qui fît passer à la fin le mois de janvier d’une saison dans une autre, et cette confusion dura jusqu’à la réforme due à Jules César. Sous ce règne, Sosigène, Egyptien, versé dans les hautes sciences, détermina l’étendue de l’année solaire. On régla l’année civile sur le cours du soleil ; elle prit le nom d’année julienne, et s’ouvrit en 44 avant J.-C. Les mois furent au nombre de douze, alternativement de 30 et 31 jours, excepté février qui en avait 28 les années ordinaires, et 29 les années bissextiles. Le premier jour des mois portait le nom de calendes, les nones commençaient le 5, les ides le 13 ; en mars, mai, juillet et octobre, les nones se trouvaient le 7 et les ides le 15 : on comptait les jours en rétrogradant avant ces trois époques principales des mois.

Chez les Gaulois, les druides, qui tiraient leur nom d’un mot grec ou plutôt du mot celtique Deru signifiant chêne, étaient vraisemblablement chargés de régler leur division du temps. Leurs années étaient purement lunaires et divisées par périodes de 30 ans. Pline dit dans son Histoire naturelle que la lune réglait leurs mois, leurs années, et leur siècle de 30 ans ; mais il ne dit point, et aucun auteur ancien ne dit comment ils s’y prenaient pour ramener au bout de leur cycle les lunaisons au premier du mois. Il était nécessaire que dans cet intervalle ils ajoutassent 11 jours. Peut-être, comme les Arabes, faisaient-ils 19 années de 354 jours, et 11 de 355. Ce qui porte à le croire, c’est qu’il est constant qu’ils employaient le cycle de 30 ans pour régler leurs années lunaires.

 LE GUI

La cueillette du gui par les druides

 Les Latins ont eu de grandes relations avec les Gaulois, et ils auraient pu et dû nous conserver plus de détails sur leur calendrier ; mais ils étaient si peu avancés dans les sciences physiques et mathématiques que les recherches sur la manière dont les peuples qui les entouraient divisaient le temps leur paraissaient peu intéressantes ; ignoti nulla cupido. Ils ne nous ont pas conservé seulement les noms de leurs mois ; car, comme nous allons le faire voir, les noms des mois en usage dans les pays où la langue celtique s’est conservée sont fondés sur l’année solaire que les Romains firent adopter aux Gaulois, et dérivent, pour la plupart, de mots latins qui expriment ces mois dans le calendrier julien. La réforme julienne fut adoptée dans les Gaules après la conquête de César. Les Romains portaient leurs dieux et leurs calendriers partout où ils portaient leur vaste domination.

Parmi les Romains, il semble que seuls Pline et César aient mentionné le calendrier des Gaulois. Voici le passage de Pline, qui se trouve à la fin du livre 16 de son Histoire naturelle, lorsqu’il parle du gui de chêne. « Je ne dois pas passer sous silence une coutume singulière usitée dans les Gaules ; les druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs prêtres) n’ont rien de plus sacré que le gui, et l’arbre sur lequel il croît, surtout si c’est un chêne. Ils choisissent, pour leur habitation, des forêts de chêne et ne font aucun sacrifice, sans avoir des feuilles de cet arbre. C’est ce qui fait qu’on les appelle druides d’un mot grec qui signifie chêne. Toutes les fois qu’il naît quelque chose sur cet arbre, ils le regardent comme envoyé du ciel et comme une marque qu’il est choisi par Dieu même. Or, il est assez rare de trouver du gui sur le chêne. Ainsi, quand ils en trouvent ils le cueillent avec de grandes cérémonies religieuses et le tout se fait le sixième de la lune ; car c’est cet astre qui règle le commencement de leurs mois et de leurs années ; il règle aussi leur siècle de 30 ans ».

Pline poursuit : « Ce qui les détermine à agir ainsi, c’est qu’alors la lune est assez forte, sans être dans le premier quartier ; ils appellent le gui dans leur langue le remède à tout. Pour cette cérémonie, ils préparent le sacrifice et le festin sous l’arbre même ; ensuite ils y conduisent deux taureaux blancs qui sont accouplés pour la première fois ; le prêtre, revêtu d’une robe blanche, monte sur l’arbre et coupe le gui avec une faucille d’or ; on le reçoit dans une nappe blanche. Ils terminent le sacrifice en adressant des prières à Dieu, pour qu’il sanctifie le don qu’il vient de leur faire, et le rende utile à ceux auxquels ils en donneront. Ils pensent qu’en le faisant prendre en breuvage à un animal stérile ils le rendent fécond, et que c’est un remède spécifique contre toute sorte de poisons : tant sont superstitieuses les religions de plusieurs peuples ».

Dans le sixième livre de la Guerre des Gaules, César dit que les Gaulois se disent descendus de Pluton, tradition qu’ils tiennent des druides. « C’est pour cela, ajoute ce général historien, qu’ils mesurent le temps par le nombre des nuits et non par celui des jours. Soit qu’ils commencent les mois ou les années, ou qu’ils parlent du temps de leur naissance, la nuit précède toujours le jour ». Nos ancêtres comptaient donc par nuits et non par jours comme nous. C’est par un reste de cette coutume que les Anglais disent encore aujourd’hui dans leur langue d’aujourd’hui sept nuits, d’aujourd’hui quatorze nuits, this day sennight, this day fortnight. Les anciens Germains, suivant Tacite, avaient aussi le même usage : et des locutions semblables à celles des Anglais se sont conservées dans leur langue. Les paysans, dans plusieurs provinces de France, disent aussi à nuit, au lieu d’aujourd’hui, ce qui pourrait bien être un reste de l’ancien usage de compter par nuits.

 calendrier gaulois

Calendrier gaulois

 Ainsi, tout ce que nous pouvons tirer des anciens auteurs, au sujet du calendrier celtique, se réduit aux faits suivants : 1° Leur année était lunaire ; 2° Ils employaient pour régler leurs années une période de 30 ans ; 3° Ils cueillaient le gui le 6 du premier mois, et célébraient ce jour comme leur fête la plus solennelle ; 4° Ils passaient les premiers jours de leur année à parcourir les campagnes, pour rechercher cette plante si importante pour eux ; mais on ne sait à quelle époque ils commençaient leur année, quelle était leur ère, quels noms ils donnaient aux mois. Il paraît qu’ils connaissaient la semaine et qu’ils donnaient aux jours des noms dérivés des sept planètes.

Nous donnons ici un aperçu des mois dont on se servait au XIXe siècle dans la Bretagne Armorique et dans la principauté de Galles en Angleterre, les langues parlées dans ces deux contrées ayant beaucoup d’analogie et paraissant deux dialectes de l’ancienne langue celtique. Ces mois ne datent évidemment que du temps de la réforme julienne. L’étymologie de plusieurs des noms qu’on leur donne en est une preuve certaine. Cette année est d’ailleurs solaire et la même que celle dont se servent tous les Européens. Le nom du mois julien est donné, suivi du nom en breton armoricain, puis de celui en breton gallois :

1. Janvier ; Ghener et Ghenver ; Janawr ou Marwsis ou Misdu
2. Février ; Choëvrer ou Chwewror ; Chwefror
3. Mars ; Meurs ; Mawrts
4. Avril ; Ebrel ; Ebril
5. Mai ; Maë ; Mai
6. Juin ; Miseven ; Mehefin
7. Juillet ; Gouëre ou Gouhere ; Gorphennaf
8. Août ; Eost ; Awst
9. Septembre ; Guengolo ; Seithfed-mis ou Mismedi
10. Octobre : Ezre ou Here ; Withfedmis ou Hydef
11. Novembre ; Mis-du ; Tachwed, Hedrew, Hyddfe
12. Décembre ; Kersu ou Kerdu ; Ragfyr

On voit aisément dans cette énumération que les noms des mois correspondants à janvier, février, mars, avril, mai et août dérivent des noms latins des mois correspondants. On ne sait pas précisément ce que signifie Mizeven qui répond à juin. Quelques auteurs pensent que ce mot est mis pour mis-e-ben signifiant mois en tête, parce que c’est celui où se trouve le solstice d’été. On ne connaît pas mieux la signification de Gouherre ou Gouerre ou Gorphennaf qui répond à juillet. Gwengolo signifie paille blanche, et indique dans l’Armoricain la récolte du blé qui se fait en septembre. Dans le Gallois Seithfed-mis signifie septième mois, et mismedi, mois de la moisson. On ne sait d’où vient erze dans l’Armoricain ni hydef dans le Gallois pour octobre ; mais dans le Gallois withfed mis signifie le huitième mois, il est la traduction littérale d’octobre. Misdu pour novembre signifie mois noir, et tachwed, dont usent les Gallois, paraît signifier la fin, ce qui indiquerait qu’ils finissaient leur année à la fin de ce mois. Les Armoricains appellent leur dernier mois, mois encore noir, kerzu. On ne sait ce que signifiait le mot que les Gallois employaient pour décembre ; mais ils appelaient quelquefois janvier misdu. Ainsi, leur mois noir n’était pas le même que celui des Bretons Armoricains.

Suivant Court de Gébelin, les mois des Francs, du temps de Charlemagne, avaient les mêmes noms que ceux dont les anciens Gaulois se servaient avant qu’ils eussent emprunté ceux des Romains :

Janvier : Winter-manoth, mois d’hiver
Février : Hornung, lugubre
Mars : Lentzin-manoth, mois où les jours allongent
Avril : Ostar-manoth, mois d’Ostar
Mai : Wunne-manoth, mois gai
Juin : Brack-manoth, mois du labour
Juillet : Jeu-manoth, mois des foins
Août : Barn-manoth, mois des granges
Septembre : Herbst-manoth, mois de la moisson
Octobre : Wyn-manoth, mois du vin
Novembre : Windt-manoth, mois du vent
Décembre : Heilag-manoth, mois sacré

                                                                                                                                                                              

(D’après « Encyclopédie du dix-neuvième siècle : répertoire
universel des sciences, des lettres et des arts (Tome 6) » paru en 1844,
et « Traité complet du calendrier, considéré sous les rapports
astronomique, commercial et historique » paru en 1822)

 

16 septembre 2017

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Chêne miraculeux et Notre-Dame des sept douleurs

Une étrange malédiction naquit lorsque vers 1818 un chêne énorme fut frappé de la foudre dans un bois tenant au village de Bruay-sur-l’Escaut.  Notre Dame des sept douleurs trône dans la chapelle, au-dessus du maître-autel. La Sainte Vierge, une haute couronne sur la tête, porte sur son bras gauche l’Enfant Jésus et tient de sa […]

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14 septembre 2017

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L’insoutenable vérité de l’eau

En fait, plus les énergies sont fines et subtiles, plus elles commandent à la vie. La vie atomique et moléculaire reçoit ordres et impulsions des mondes immatériels. Ces énergies sont comparables à des puces électroniques, commandant les mouvements d’un bulldozer ou à ceux de robots sur une chaîne de construction automobile. L’organisation des micro-structures commande […]

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14 septembre 2017

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Dans l’espace du minéral

   En dehors de nos lieux de vie, le minéral est présent partout dans la nature: les roches, les grottes, les falaises, dont les formes peuvent être Yin ou Yang. Les formes Yin sont les petits dômes, les collines, les réceptacles comme les cuvettes et les lacs, les grottes, la forêt (par sa contenance et […]

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8 septembre 2017

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La Terre dans toute sa générosité

   En observant la nature vivante, chacun de nous peut remarquer que – lorsque la générosité de la Terre n’est pas amoindrie par la main de l’homme – l’abondance y est omniprésente et y règne comme une loi sacrée de l’existence. Les forêts amazoniennes, tropicales, et les lieux de cueillettes de nos ancêtres, par exemple, […]

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8 septembre 2017

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Le féminin et le masculin dans le monde animal

    Mâle et femelle, ces deux mots nous renvoient à la reproduction de l’espèce pour sa survie. Ceci est fondamental, sinon il se produirait un effondrement de l’équilibre écologique de la terre entraînant des perturbations importantes pour l’homme et la disparition d’une partie de notre patrimoine vivant. Dans l’échelle de l’évolution, les animaux sont […]

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